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jeudi 8 janvier 2015

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, d'Haruki Murakami

Fiche technique :

Auteur : Haruki Murakami
Titre : L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage
Editeur / Collection : Belfond / Littérature étrangère
Nombre de pages : 384
Date de parution : Septembre 2014


Résumé éditeur :
 
Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.
À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L'un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.
Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés.
Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n'en a pas cherché.
Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n'aurait pas encore compris qu'il était mort.
Il est devenu architecte, il dessine des gares.
Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l'intrigue mais elle le sent hors d'atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible.
Vivre sans amour n'est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.


Avis :
 
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage est le quatrième livre d'Haruki Murakami que je lis, et c'est celui qui m'a le plus touchée. Il contient tout ce que j'aime : du mystère, une touche de fantastique, des personnages attachants voir même attendrissants, un récit intelligent... La lecture du roman est très agréable, le style de l'auteur est fluide et tout se déroule en délicatesse, avec même une certaine lenteur pour le début. C'est avec beaucoup de plaisir et d'empathie que j'ai suivi la quête de Tsukuru qui affronte un passé douloureux fait de rejet et de solitude, et qui découvre peu à peu qu'on ne peut vivre pleinement sans amour. La fin est ouverte, deux possibilités existent, chacun peut donc imaginer l'issue qu'il souhaite ; qu'importe le choix final, la quête de Tsukuru n'aura pas été vaine, que ce soit pour lui ou pour le lecteur...

 
Notation :
 
8,5/10.




samedi 20 décembre 2014

L'autoroute, de Luc Lang

Fiche technique :
 
Auteur : Luc Lang
Titre : L'autoroute
Editeur / Collection : Stock / La Bleue
Nombre de pages : 144
Date de parution : Août 2014
 
 
Résumé éditeur :
 
« C’est à l’instant précis où je me demandais s’il fallait encore attendre le dernier train d’Armentières ou chercher une chambre d’hôtel dans cette petite ville baignée d’une neige précoce, déjà grise et liquide, qu’elle m’aborda avec son compagnon. »
 
Elle c’est Thérèse, lui c’est Lucien, un couple que la vie n’aurait pu réunir sans le décès d’une tante et l’héritage de sa propriété à la sortie d’Orchies, tout près de l’autoroute, au bord des champs. Fred, le narrateur, est un saisonnier, il passe ses nuits d’automne dans les plaines du Nord, au volant d’une arracheuse à déterrer des hectares de betteraves, et dans sa tête résonnent des mélodies de jazz qui lui donnent la certitude qu’un jour il sera un grand saxophoniste. Et le voici capturé par ce couple, englué dans leur vie en douce et ses secrets nocturnes, prisonnier de leur palais en ruine d’où il faudrait s’enfuir s’il n’était pas déjà sous l’hypnose de leur tentaculaire humanité...
 
 
Avis :
 
L’autoroute est un court roman, extrêmement dense, qui m’a alpaguée dès les premières pages et continue à vivre en moi alors que je l’ai terminé il y a plus d’une semaine. Le style de l’auteur est vraiment prenant, même si j’ai parfois regretté la longueur de certaines phrases dont j’ai dû recommencer la lecture, tant je me suis perdue dans les méandres de la ponctuation. Il nous entraîne, le temps d’une saison, à la suite de personnages attachants qui tentent de se construire une petite bulle de bonheur, où se mêlent amour de l’Homme et amour des hommes. Les images sont très belles, tantôt graves, dures et désespérées, tantôt joyeuses et optimistes. Un sentiment d’angoisse nous saisit dès le début du roman et s’intensifie tout au long de la lecture, pour s’achever lors d’un bouleversant final... Un roman donc qui m’a secouée, qui « prend aux trippes » (désolée pour l’expression) et ne laisse pas indifférent, et dont je vous recommande fortement la lecture...
 
 
Note :
 
8,5/10.



 

lundi 27 octobre 2014

Un livre, un arbre et des emmerdes, de Julien Simonet

Fiche technique :

Auteur : Julien Simonet
Titre : Un livre, un arbre et des emmerdes
Editeur : Scrinéo
Nombre de pages : 280
Date de parution : Septembre 2014


Résumé éditeur :

Axel Leyrat, un trentenaire en quête de sens, a démissionné d’une multinationale pour réaliser son rêve : écrire un roman. C’est alors que sa femme Natacha, une executive woman, le quitte et lui annonce qu’elle va s’installer à New-York avec leur fils Igor. Sans ressource, Axel n’a qu’une option pour convaincre la juge de lui attribuer la garde de son fils : son roman doit devenir un best-seller en un temps record !
Prêt à tout pour y parvenir, Axel emménage dans l’immeuble de Juliette Lefort, une éditrice en vogue. Sous les traits d’un voisin ordinaire, il va tout tenter pour séduire la jeune femme. Mais ce jeu de dupe va se retourner contre lui… Tel épris qui croyait prendre ?

Avis :

J'ai lu Un livre, un arbre et des emmerdes dans le cadre d'un partenariat avec le site Livraddict et les éditions Scrinéo ; je les remercie pour m'avoir permis de découvrir ce roman.

« Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre. » Voilà le crédo d'Axel, d'ailleurs persuadé que son roman ne peut être qu'un succès. Hélas, le parcours pour faire éditer un premier roman est semé d'embûches. Découragé, Axel va tenter le tout pour le tout afin de réussir à se faire publier, quitte à vendre son corps et son âme.
Alors que je m'attendais à lire une comédie sentimentale, amusante et enlevée, me voici face à un roman - sentimental, certes - que j'ai trouvé assez sordide, avec une "morale" un peu limite : tous les moyens sont bons pour réussir dans la vie ! Les mensonges, les tromperies préméditées, le chantage, le fait de coucher "utile", la vengeance... tout ceci est justifié par l'envie, pour ne pas dire le besoin, d'obtenir ce que l'on n'a pas : un enfant pour Juliette, une publication pour Axel. Je n'ai ressenti aucune empathie envers les personnages, je les ai regardé évoluer de loin, sans prendre part à leurs rêves et/ou déceptions. Le roman n'est pas mal écrit, la lecture est fluide, l'idée de la double narration est bonne, mais on ne sent malheureusement pas beaucoup de différence entre les deux narrateurs : leurs styles de langage sont trop proches, cela aurait mérité d'être plus travaillé par l'auteur. La lecture de ce roman représente donc une petite déception pour moi. Il en reste cependant une évocation plutôt intéressante de la vie d'un écrivain et de la difficulté de faire publier un premier roman quand on ne possède aucune relation...


Note :

7/10.



dimanche 14 septembre 2014

Wash, de Margaret Wrinkle

Fiche technique :
 
Auteur : Margaret Wrinkle
Titre : Wash
Editeur : Belfond
Nombre de pages : 432
Date de parution : Septembre 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Sa force, Wash la puise dans les voix de ses ancêtres africains ; dans les souvenirs de sa mère, Mena ; dans les rituels chamaniques auxquels elle l'a initié dans son enfance ; dans les talismans qu'elle lui a légués ; et aujourd'hui, dans ces instants volés le long de la rivière, auprès de Pallas, esclave elle aussi, métisse et guérisseuse.
Sa force, c'est ce qui lui a permis de survivre. Aux humiliations de ses anciens maîtres, jaloux de sa capacité à endurer le pire sans jamais montrer sa douleur ; aux coups qui lui ont ôté un oeil ; au marquage au fer rouge, sur sa joue, de la lettre des fugitifs.
Cette force, c'est ce qui l'aide à supporter que Richardson, son maître, pour sauver la plantation d'une ruine annoncée, l'utilise désormais comme étalon reproducteur. Qu'il le loue chaque vendredi aux propriétaires voisins pour féconder leurs esclaves.
Et quand sa force vacille, Wash se raccroche à Pallas et l'écoute parler du lien qui unit maître et esclaves dans une toile d'araignée aussi fragile qu'inévitable.
 
 
Avis :
 
J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Belfond.

Wash nous entraine dans le sud profond des Etats-Unis du début de XIXème siècle, à la rencontre d'une société esclavagiste plus ou moins bien ancrée dans les mœurs. Nous faisons connaissance avec différents personnages, des maîtres et des esclaves, et rentrons de plain-pied dans le sordide : enlèvements, tortures, viols, etc., rien ne nous est épargné, jusqu'à l'utilisation de l'esclave Wash comme étalon reproducteur. Et bizarrement, malgré la noirceur du sujet, j'ai été littéralement transportée par ce roman, en grande partie grâce au style de l'auteur. En effet, Margaret Wrinkle mêle habilement dans son récit les voix de plusieurs personnages, qu'ils soient maîtres ou esclaves. J'ai adoré le changement de style et de point de vue entre les différents narrateurs, il se fait de manière harmonieuse et très vivante et permet de comprendre les actions et ressentis de chacun. Roman sur l'esclavage, Wash parle également de la solitude et de la force que l'on peut trouver en chacun de nous pour surmonter le pire. Une petite perle que je recommande chaudement. 
 
 
Notation :
 
9/10.
 
 
 

mardi 9 septembre 2014

Mon âge, de Fabienne Jacob

Fiche technique :
 
Auteur : Fabienne Jacob
Titre : Mon âge
Editeur / Collection : Gallimard / Blanche 
Nombre de pages : 165
Date de parution : Août 2014
 
 
Résumé éditeur :
 
« Quand on entre dans un rêve, un cinéma, un hypermarché, une forêt ou un autre corps, on n'a plus d'âge. »
Au commencement, il y a une femme qui se démaquille devant son miroir. Quel âge a-t-elle ? Tous les âges et aucun. L'âge de ses expériences. Celles qui font descendre au plus profond de soi, plonger dans la matière rugueuse d'une écorce d'arbre auquel on s'enroule, dans le noir bruissant d'une penderie de maîtresse d'école ou dans une piscine de maison de repos. Que ce soit au fond des cinémas tendus de rouge ou au fond des lits tièdes, le temps n'est pas ce que l'on croit. C'est un tournoiement qui rend toute séduction et tout jugement caducs. Jusqu'à la seule question qui vaille vraiment : celle du temps intérieur. Le seul qui ne passe pas.
Fabienne Jacob renoue ici avec l'écriture du corps et des sensations.
 
 
Critique :
 
J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre du "Prix du roman Fnac". Je remercie pour cela la Fnac et les éditions Galimard.

Soyons francs, j'ai eu beaucoup de mal à terminer Mon âge : 1 semaine de lecture pour 165 pages, voilà le genre de record dont je me passerais bien...
Entre réflexions sur le corps féminin et le temps qui passe, l'auteur alterne des scènes de vies à différents âges (on ne saura jamais précisément lesquels, à nous de deviner), sans ordre précis. Des phrases interminables, qui s'étirent parfois sur des pages entières, constituent l'essentiel du roman. Le texte est travaillé, les mots choisis avec soin, on sent que l'auteur a voulu jouer sur la musicalité, le rythme de son texte. Mais cela ne suffit pas à rendre le livre passionnant, du moins pour moi : il manque l'intrigue qui aurait pu me captiver.

Pour vous donner une idée du style du récit, voici une phrase prise au hasard (page 49) :

Elle connaît le chemin, je sais pas comment, au début on reste sur le sentier ensuite elle connaît, on ne peut pas comprendre comment elle est Else, elle ne se perd jamais, elle est comme chez elle dans les sous-bois qui se ressemblent tous, elle trouve son chemin dans les ronces pleines de mûres, les branches en travers il faut les écarter avec soin, sinon c'est le boomerang, elles surgissent, c'est un surgissement à chaque pas, une jungle, la forêt est un surgissement et un bruissement, une cage verte pleine de craquements, de griffures, rayures, un pas devant l'autre, on progresse seulement si les obstacles on sait en faire des alliés, les feuilles crissent sous les pas, ça fait un beau bruit, inquiétant mais beau, rien n'est tranquille dans la forêt, on pense à la paix mais c'est la guerre, la forêt la guerre, tellement la vie y est cachée, terrée, pour vivre heureux vivons cachés, une devise de guerre, la forêt, quand on passe, cent mille petits animaux de rien, planquez-vous, les voilà qui passent, les deux, ou si c'est tranquille c'est un piège, une feinte pour qu'on les laisse tranquilles, pour qu'on trace notre route sans les voir, en réalité cent mille paires de petits yeux nous observent, cent mille tentacules infimes, antennes, pattes, des branches en travers encore, mais continuer de marcher, marcher, vers le plus profond des bois, là où la forêt fabrique du secret vert en pagaille.

 
Notation :
 
5,5/10.



 

jeudi 4 septembre 2014

Louise, de Julie Gouazé

Fiche technique :

Auteur : Julie Gouazé
Titre : Louise
Editeur : Editions Léo Scheer
Nombre de pages : 161
Date de parution : Août 2014
 
 
Quatrième de couverture :
« Louise va bien. C’est un principe de base. Une loi fondamentale. Alice est enfermée, Jean est perdu, Marie et Roger ont pris quinze ans dans la figure. Ne vous inquiétez pas, il en faut plus pour entamer Louise ! Elle est forte. C’est un soleil et le soleil ne s’éteint pas. Même la fée Clochette se remet à briller quand on recommence à croire en elle. »

La sœur de Louise, Alice, se noie dans l’alcool. Roger et Marie, leurs parents, les noient dans un trop-plein d’amour. Louise, elle, va tout faire pour garder la tête hors de l’eau.
Roman à l’écriture affûtée, Louise plante son scalpel au cœur des relations familiales. Autopsie d’un bonheur obligé, d’un débordement d’affection qui provoque l’asphyxie, il est un lumineux récit d’apprentissage et une formidable leçon de vie.
 

Critique :
 
J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Léo Scheer.

Louise est une malheureuse jeune femme qui s'interdit d'aller bien, consciemment ou non, à cause d'une sœur alcoolique. Une sœur idéalisée, de 14 ans son aînée, que Louise retrouve jeune mère alors qu'elle-même s'apprête à passer le bac. Une sœur brisée, en proie à une maladie perçue comme honteuse, à laquelle la famille tente de faire face, unie. Fragments de vie, tristesse, angoisse, douleur d'une famille impuissante… on assiste à cette descente aux enfers ainsi qu'aux conséquences - sociales ou médicales - de cet alcoolisme qui touchera par ricochet tous les membres de la famille.
Les chapitres sont courts, tout comme les phrases ; le texte va à l'essentiel, par petites touches. J'ai été extrêmement touchée par Louise qui entre douloureusement dans l'âge adulte, seule car laissée de côté par ses parents qui concentrent toute leur énergie à tenter de sauver sa sœur aînée. Si j'ai adoré la première moitié du récit, je suis plus dubitative concernant la fin, un peu trop simple et rapide à mon goût.
Louise est le premier roman de Julie Gouazé, et c'est un début très prometteur. Une jeune auteur à suivre...
A 22 heures, la fête est finie. Louise a eu vingt ans. Pour quelques secondes. Pour quelques larmes. Avec tristesse, mais sans rancœur. Avec douleur, mais sans colère.
La salle à manger ressemble à un champ après la bataille. Louise et sa mère sont échouées sur les chaises. Roger tourne comme un lion en cage.
Marie avoue les yeux baissés, la rage au cœur, qu'il y a deux ans, ils ont laissé Louise sur le bord de la route pour tenter de rattraper Alice. Un jour ils reviendront la chercher. Promis.
Ce soir, Louise a eu vingt ans et elle s'en fout. Vingt ans, c'est nul, quand on est seul.


Notation :
 
7,5/10
 
 
 
 

lundi 1 septembre 2014

La chute des princes, de Robert Goolrick

Fiche technique :
 
Auteur : Robert Goolrick
Titre : La Chute des princes
Editeur : Anne Carrière
Nombre de pages : 360
Date de parution : Août 2014
 
 
Résumé éditeur :
  • "Quand on craque une allumette, la première nanoseconde elle s’enflamme avec une puissance qu’elle ne retrouvera jamais. L’incandescence originelle. Un éclat instantané, fulgurant. En 1980, j’ai été l’allumette. Cette année-là, je me suis embrasé pour n’être plus qu’une flamme aveuglante."
New York, années 1980. Robert Goolrick nous invite au bal des vanités, où une bande de jeunes hommes vont vendre leur âme au dollar et se consumer dans une ronde effrénée, sublime et macabre. Ils ont signé pour le frisson, une place sur le manège le plus enivrant que la vie ait à leur offrir.
Et ces princes vont jouer toute la partie : les fêtes, les drogues, l’alcool, les corps parfaits des deux sexes, les pique-niques dans la vaisselle de luxe, les costumes sur mesure taillés par des Anglais dans des tissus italiens, les Cadillac, le sexe encore et toujours, les suites à Las Vegas, des morts que l’on laisse en chemin mais pour lesquels il n’est pas besoin de s’attarder parce qu’on va les retrouver vite. Vite, toujours plus vite, c’est la seule règle de ce jeu. Aller suffisamment vite pour ne pas se laisser rattraper. Parce que les princes sont poursuivis par de terrifiants monstres : le sida, les overdoses, le regard chargé de honte de leurs parents, le dégoût croissant de soi-même, un amour s’excusant de n’avoir sauvé personne.

 
Critique :
 
J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Anne Carrière.
 
Course à l'argent, fêtes, drogues, alcool et sexe. Voilà ce à quoi se résume la vie du héros de La chute des princes, trader de profession, imbu de lui-même et fortement antipathique. Nous sommes à New-York dans les années 1980, et tout est possible. Seulement voilà, tout à une fin. Un dérapage de trop, et c'en est fini de cette vie dédiée aux excès, la chute est là, vertigineuse. Notre héros se souvient et se raconte, 20 ans plus tard : entre souvenirs et remords, c'est tout un mode de vie qui a disparu.
Robert Goolrick nous entraine sur les pas de son héros, mêlant habilement présent et passé pour entretenir un certain suspense (quelle est la cause de sa déchéance ? comment va-t-il s'en sortir ?). Le style est rapide, nerveux, on ressent la vie trépidante qui anime la ville et les jeunes nantis qui y vivent. J'ai lu le roman d'une traite et j'ai beaucoup aimé, alors que le sujet ne m'inspirait pas beaucoup à l'origine…
 
 
Notation :
 
8,5/10.
 
 
 

samedi 30 août 2014

Aristote mon père, d'Annabel Lyon

Fiche technique :
 
Auteur : Annabel Lyon
Titre : Aristote mon père
Editeur / Collection : La Table Ronde / Quai Voltaire
Nombre de pages : 240
Date de parution : Août 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Pythias, la fille d'Aristote, a été élevée à l'égal des hommes. Elle fait figure d'exception à Athènes, puis en Macédoine où elle est contrainte de s'exiler : c'est elle, et non son frère cadet, qui assiste Aristote dans ses travaux, provoque les collègues de son père par ses remarques pointues, et se rêve en philosophe, scientifique ou sage-femme. La mort d'Aristote disperse ses biens et sa famille à travers la Macédoine, laissant Phytias seule, en décalage avec cette société qui nie l'existence d'une conscience féminine, et l'oblige à se confronter à la réalité d'un monde dont elle s'était toujours tenue écartée.
Après Le Juste Milieu, qui évoquait la relation entre le jeune Alexandre le Grand et son précepteur Aristote, Annabel Lyon renouvelle le défi ambitieux d'écrire l'Antiquité d'une plume actuelle et spontanée. Aristote mon père exhale le soufre des temples, le sang des femmes et les larmes de la tragédie.
 
 
Critique :

J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Quai Voltaire.


Voici un roman historique passionnant, tant par son sujet que par son style.
La Grèce du IVème siècle avant J.C., peu utilisée en littérature, confère une certaine originalité au décor de ce roman. Le fait que le personnage principal soit une jeune fille en avance sur son temps - car élevée comme un homme par son philosophe de père - est très intéressant, il nous donne un aperçu assez complet de la vie quotidienne de l'époque. Condition féminine, vie domestique, croyances et rites religieux, mais aussi avancées de la médecine et situation politique, l'immersion est totale dans cette Grèce antique très bien décrite. Quelques petits anachronismes sont présents (par exemple le fait de boire du thé, qui n'était pas une boisson commune à l'époque), mais je ne sais pas si c'est le fait de l'auteur ou du traducteur. A côté de cela, les personnages sont extrêmement vivants et attachants, j'ai suivi les aventures de Pythias et de ses proches avec beaucoup d'intérêt.
Le style de l'auteur est moderne et dynamique, Annabel Lyon nous fait entrer dans la tête de l'héroïne très facilement (Pythias est la narratrice du roman), et le tout se lit avec beaucoup de plaisir. Aristote mon père est la suite de Le juste milieu, mais il peut se lire indépendamment sans problème. N'ayant d'ailleurs jamais lu Le juste milieu, je vais de ce pas remédier à cette situation…
 
 
Notation :

8,5/10.
 
 
 

vendredi 22 août 2014

La condition pavillonnaire, de Sophie Divry

Fiche technique :
 
Auteur : Sophie Divry
Titre : La condition pavillonnaire
Editeur / Collection : Noir sur Blanc / Notabilia
Nombre de pages : 272
Date de parution : Août 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ?
Un romand profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine.
 
 
Critique :

J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Noir sur Blanc.

Dans La condition pavillonnaire de Sophie Divry, nous découvrons l'existence de M.A., de son enfance jusqu'à sa mort à un âge avancé. Une existence banale, entre travail et vie familiale, vacances et sorties entre amis, dans un petit pavillon de la campagne iséroise. Une vie calme et tranquille, sans drames ni catastrophes insurmontables, juste quelques petits tracas du quotidien… Une vie trop calme pour M.A. qui s'ennuie et angoisse si rien n'est prévu à son calendrier, au point d'être contente quand sa fille est blessée, car au moins elle a été occupée pendant un moment.
Le roman est au diapason de l'état d'esprit de l'héroïne, il transpire l'ennui. Ce récit banal, écrit à la deuxième personne du singulier, est entrecoupé de descriptions interminables (2 pages pour un frigo, 3 pages sur une voiture, etc.). Cette utilisation du "tu" tout au long de l'histoire nous associe étroitement au destin de M.A. ; ce n'est pas seulement un auteur qui s'adresse à son héroïne, c'est également un auteur qui s'adresse à des lectrices qui peuvent se retrouver sans problème dans bien des aspects de cette vie banale. Un bel effet de style, mais qui n'empêche malheureusement pas une lecture ennuyeuse.



Notation :

6,5/10.


Le 13 septembre 2014, j'ai pu assister à une très intéressante rencontre avec Sophie Divry au cours de laquelle l'auteur est revenue longuement sur La condition pavillonnaire : en voici le compte-rendu.




 

jeudi 21 août 2014

L'Affaire des vivants, de Christian Chavassieux

Fiche technique :
 
Auteur : Christian Chavassieux
Titre : L'Affaire des vivants
Editeur : Phébus
Nombre de pages : 340
Date de parution : 21 août 2014
 
 
Quatrième de couverture : 

« Charlemagne venait d’avoir vingt ans. La République proclamée demandait un nouvel effort aux citoyens. Napoléon III était allé chercher la mort à Sedan et n’avait trouvé qu’une honteuse capture. Le décret du 14 octobre mobilisait les célibataires de son âge et les veufs sans enfants, jusqu’à quarante ans. En quatre mois, après Sedan, le pays qui n’avait plus d’armée réussit à organiser la mise en marche d’un million d’hommes. La guerre était dans l’ordre des choses : chaque génération en avait connu une ; à l’exemple de ses aïeux, Charlemagne fit ses bagages, pansa les bêtes comme à son habitude, et prit le chemin de Mérives avant l’aube, tandis que la ferme sommeillait encore. »
Né dans une ferme pauvre des environs de Lyon, Charlemagne va connaître le destin exceptionnel d’un enfant de la République littéralement brûlé par l’ambition. Puissant, dur au mal et sans grande considération pour les obstacles, cette force de la nature fera des sillons maigres de la terre de France le socle d’une industrie naissante. Se savoir obéi dès le plus jeune âge et porter cet étrange patronyme détermine-t-il la place d’un homme dans le monde ? Mais que reste-il d’un empire, une fois le tyran tombé ?
Vaste saga historique et familiale, L’Affaire des vivants, premier roman de Christian Chavassieux à paraître aux Éditions Phébus, est aussi le portrait épique d’un pays au carrefour de son histoire.
 
 
Critique :
 
J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Phébus.

Véritable force de la nature, Charlemagne est un personnage intelligent qui, parce qu'il est affublé d'une famille de parasites incultes, veut prendre sa revanche sur la vie. Il a de grands projets pour s'élever en société et met tout en œuvre pour arriver à ses fins, jusqu'à créer un véritable petit empire industriel dans la campagne lyonnaise de la fin du XIXème - début du XXème siècle.
L'intrigue de cette saga familiale et industrielle est passionnante et le style de l'auteur très agréable à lire, je ne me suis pas ennuyée pas un seul instant, d'autant plus que la succession de courts chapitres induit un rythme de lecture rapide. Mon seul petit regret a été de n'éprouver aucune empathie pour les personnages, à cause d'une distanciation voulue par l'auteur. En effet, Christian Chavassieux se met en scène et se présente comme le narrateur de l'histoire avec des phrases telles que « Joseph-Antoine Pajaud était un fieffé coquin, c'est moi qui vous le dis et vous pouvez me croire : je l'ai fabriqué dans ce seul but. », « La grande difficulté à laquelle je me heurte est la représentation de mon couple de bourgeois, les Feigne, le père et la mère de ma petite Alma. Je mets tout mon amour pour mes personnages afin de leur éviter de tomber dans la caricature, mais rien n'y fait; les Feigne sont exemplaires de ce que le siècle a construit de plus obtus et confit, dans le genre bourgeois de province. » : cela n'aide pas à s'identifier aux personnages, mais montre bien qu'il s'agit d'une pure fiction…
 
 
Notation :
 
9/10.
 
 
 
 

mardi 19 août 2014

Tristesse de la terre. Une histoire de Buffalo Bill Cody, d'Eric Vuillard

Fiche technique :
 
Auteur : Eric Vuillard
Titre : Tristesse de la terre : une histoire de Buffalo Bill Cody
Editeur / Collection : Actes Sud / Un endroit où aller
Nombre de pages : 144
Date de parution : Août 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
« Alors, le rêve reprend. Des centaines de cavaliers galopent, soulevant des nuages de poussière. On a bien arrosé la piste avec de l'eau, mais on n'y peut rien, le soleil cogne. L'étonnement grandit, les cavaliers sont innombrables, on se demande combien peuvent tenir dans l'arène. C'est qu'elle fait cent mètres de long et cinquante de large ! Les spectateurs applaudissent et hurlent. La foule regarde passer ce simulacre d'un régiment américain, les yeux sortis du crâne. Les enfants poussent pour mieux voir. Le cœur bat. On va enfin connaître la vérité. »
 
 
Critique :
 
J'ai pu lire ce livre en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Actes Sud.

Dans Tristesse de la terre, Eric Vuillard nous plonge dans l'envers du décor du "Wild West Show", célèbre spectacle de Buffalo Bill qui fut produit dans de nombreux pays en cette fin de XIXème siècle. Chaque chapitre, illustré d'une photographie d'époque, nous éclaire sur un point en particulier : la vie de William Cody (alias Buffalo Bill), le sort des indiens d'Amérique, la mise en scène et les tournées du "Wild West Show"...
Avec une écriture intelligente et agréable à lire, l'auteur nous entraine dans un récit passionnant et bouleversant qui aborde de nombreux thèmes : entre reconstitutions de batailles, travestissement de l'histoire et mise en place de spectacles de masse, vous apprendrez assurément beaucoup.
 
 
Notation :
 
8/10.
 
 
 
 

samedi 16 août 2014

Les hommes meurent les femmes vieillissent, d'Isabelle Desesquelles

Fiche technique :
 
Auteur : Isabelle Desesquelles
Titre : Les hommes meurent les femmes vieillissent
Editeur / Collection : Belfond / Domaine français
Nombre de pages : 224
Date de parution : Août 2014

 
Quatrième de couverture :

Elles sont mères, sœurs, cousines ou nièces, petites et arrière-petites-filles. Dix femmes d'une même famille se croisent, se toisent, s'aiment et se racontent à l'Eden, l'institut de beauté d'Alice. Elles y disent sans détour les heures qui ont marqué leur existence faite de désillusions, de joie et d'espoirs. L'amour et le sexe y sont en première ligne, ainsi que cet étrange compagnon, notre corps. Face à la complexité du lien entre les êtres, ces dix-là ont trouvé leur modus vivendi. Toutes, sauf Eve, l'absente, sans laquelle les dix ont appris à vivre.
Tour à tour troublants, provoquants, mélancoliques et fantasques, les hommes meurent, les femmes vieillissent.

 
Critique :

J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre du "Prix du roman Fnac". Je remercie pour cela la Fnac et les éditions Belfond.

Dans un style agréable à lire, Isabelle Desesquelles nous invite à découvrir un institut de beauté "où on est bien", où les clientes sont appelées "les plus belles femmes", où chaque rendez-vous est une rencontre. Il est fréquenté par les membres d'une même famille, d'âges et d'horizons divers, avec des sensibilités différentes, mais tous liés par des souvenirs communs, pas toujours agréables.
Chaque chapitre est consacré à un membre de la famille : il s'ouvre sur la fiche cliente rédigée par Alice, l'esthéticienne, puis vient le temps des confidences. Amour, famille, relations aux hommes ou au corps, toutes se racontent et évoquent en filigrane Eve, qui s'est suicidée quelques années auparavant. Eve aura son chapitre également, le dernier du roman, qui viendra clore une lecture riche en émotions.

 
Ma note :

8/10.



 

dimanche 22 juin 2014

"Explorateur de la rentrée littéraire", pour le site lecteurs.com

 

La nouvelle est tombée jeudi 19 juin 2014, je suis sélectionnée par le site lecteurs.com pour faire partie des 50 "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014".
 
Le principe ? Chaque "Explorateur" recevra par courrier courant juillet 5 romans de la rentrée littéraire, en avant-première.
Fin juillet - début août aura lieu « Le Rendez-vous de la page 100 » : sur la fiche du livre concerné, il faudra décrire notre sentiment de lecteur à ce moment du livre. 
Ensuite, ce sera le temps de « La Chronique ». Comportant entre 800 et 3000 signes, elle sera à envoyer directement à la journaliste littéraire qui nous suit et qui nous précisera à quel moment nous pourrons la publier sur le site.
Début septembre, « Le Palmarès de la rentrée » établira la liste des 10 livres les plus appréciés. 
Enfin, « Les Ripostes des auteurs » aura lieu fin septembre : des auteurs répondront à nos questions, après la découverte du palmarès...
 
Voilà qui promet de belles découvertes ! Je mettrais ce billet à jour régulièrement, au fur et à mesure des étapes qui jalonneront cette aventure...
 



10 juillet 2014. Voilà une aventure qui commence bien. Karine, la journaliste qui nous suit, a initié il y a quelques jours une conversation par mail qui se poursuit pour certains sur Facebook. Le groupe d'explorateurs est assez hétérogène, mais extrêmement dynamique et sympathique. C'est un plaisir de voir tous ces lecteurs impatients de recevoir leurs livres, attendant le facteur comme s'il s'agissait du Père Noël ! Pour ma part, le paquet est arrivé ce matin. Au programme, ce sont 4 romans de la rentrée littéraire 2014 à lire en avant-première, 3 français et 1 étranger. Les résumés m'ont beaucoup plu pour 3 d'entre eux, j'ai hâte de les lire, surtout que je n'ai encore jamais lu ces auteurs... J'espère que je ne serais pas déçue.



Petite anecdote : je ne sais pas si c'est fait exprès, mais j'habite dans la banlieue de Lyon et dans les livres que j'ai reçu 1 auteur habite Lyon, 1 auteur est né à Lyon, 1 personnage de roman est né près de Lyon et un auteur s'appelle "Lyon". J'adore ce clin d'œil, cela laisse augurer plein de bonnes choses pour la suite !




21 juillet 2014. Mon cinquième roman est arrivé, encore un roman historique qui a l'air passionnant. J'ai vraiment été gâtée, c'est noël avant l'heure !



 


29 juillet 2014. J'ai eu la bonne surprise de trouver un sixième roman dans ma boîte aux lettres : des épreuves non corrigées avec une quatrième de couverture très succincte, le seul élément que j'ai relevé est que l'histoire se passe en 1980. La surprise continuera donc avec la lecture...



 

 
 
 
21 août 2014. Nouvelle surprise dans la boîte aux lettres : un septième roman à déguster ! Un premier roman assez court, qui se passe à Lyon d'après la lettre de l'éditeur.

 


Vous pouvez trouver la liste des titres qui sont lus et chroniqués par la totalité des "Explorateurs" ici :
En attendant de lire les chroniques complètes (entre fin août et début septembre), vous pouvez déjà vous faire une idée des romans grâce au « Rendez-vous de la page 100 » disponible sur la fiche de chaque titre...

Voici donc mes « Rendez-vous de la page 100 » :


Fiche technique :
 
Auteur : Sophie Divry
Titre : La condition pavillonnaire
Editeur / Collection : Noir sur Blanc / Notabilia
Nombre de pages : 270
Date de parution : 21 août 2014
 
Quatrième de couverture :
 
La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un romand profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine. 
 
"Rendez-vous de la page 100" et critique : ICI
 
 
Fiche technique :
 
Auteur : Eric Vuillard
Titre : Tristesse de la terre : une histoire de Buffalo Bill Cody
Editeur : Actes Sud
Nombre de pages : 144
Date de parution : 20 août 2014
 
Quatrième de couverture :

"Alors, le rêve reprend. Des centaines de cavaliers galopent, soulevant des nuages de poussière. On a bien arrosé la piste avec de l'eau, mais on n'y peut rien, le soleil cogne. L'étonnement grandit, les cavaliers sont innombrables, on se demande combien peuvent tenir dans l'arène. C'est qu'elle fait cent mètres de long et cinquante de large ! Les spectateurs applaudissent et hurlent. La foule regarde passer ce simulacre d'un régiment américain, les yeux sortis du crâne. Les enfants poussent pour mieux voir. Le coeur bat. On va enfin connaître la vérité."

"Rendez-vous de la page 100" et critique : ICI
 
 
Fiche technique :
 
Auteur : Annabel Lyon
Titre : Aristote mon père
Editeur : La Table Ronde / Quai Voltaire
Nombre de pages : 240
Date de parution : 28 août 2014
 
Quatrième de couverture :
 
Pythias, la fille d'Aristote, a été élevée à l'égal des hommes. Elle fait figure d'exception à Athènes, puis en Macédoine où elle est contrainte de s'exiler : c'est elle, et non son frère cadet, qui assiste Aristote dans ses travaux, provoque les collègues de son père par ses remarques pointues, et se rêve en philosophe, scientifique ou sage-femme. La mort d'Aristote disperse ses biens et sa famille à travers la Macédoine, laissant Phytias seule, en décalage avec cette société qui nie l'existence d'une conscience féminine, et l'oblige à se confronter à la réalité d'un monde dont elle s'était toujours tenue écartée.
Après Le Juste Milieu, qui évoquait la relation entre le jeune Alexandre le Grand et son précepteur Aristote, Annabel Lyon renouvelle le défi ambitieux d'écrire l'Antiquité d'une plume actuelle et spontanée. Aristote, mon père exhale le soufre des temples, le sang des femmes et les larmes de la tragédie.
 
"Rendez-vous de la page 100" et critique : ICI
 

Fiche technique :
 
Auteur : Christian Chavassieux
Titre : L'Affaire des vivants
Editeur : Phébus
Nombre de pages : 340
Date de parution : 21 août 2014

Quatrième de couverture :

« Charlemagne venait d’avoir vingt ans. La République proclamée demandait un nouvel effort aux citoyens. Napoléon III était allé chercher la mort à Sedan et n’avait trouvé qu’une honteuse capture. Le décret du 14 octobre mobilisait les célibataires de son âge et les veufs sans enfants, jusqu’à quarante ans. En quatre mois, après Sedan, le pays qui n’avait plus d’armée réussit à organiser la mise en marche d’un million d’hommes. La guerre était dans l’ordre des choses : chaque génération en avait connu une ; à l’exemple de ses aïeux, Charlemagne fit ses bagages, pansa les bêtes comme à son habitude, et prit le chemin de Mérives avant l’aube, tandis que la ferme sommeillait encore. »
Né dans une ferme pauvre des environs de Lyon, Charlemagne va connaître le destin exceptionnel d’un enfant de la République littéralement brûlé par l’ambition. Puissant, dur au mal et sans grande considération pour les obstacles, cette force de la nature fera des sillons maigres de la terre de France le socle d’une industrie naissante. Se savoir obéi dès le plus jeune âge et porter cet étrange patronyme détermine-t-il la place d’un homme dans le monde ? Mais que reste-il d’un empire, une fois le tyran tombé ?
Vaste saga historique et familiale, L’Affaire des vivants, premier roman de Christian Chavassieux à paraître aux Éditions Phébus, est aussi le portrait épique d’un pays au carrefour de son histoire.

"Rendez-vous de la page 100" et critique : ICI


Fiche technique :
 
Auteur : Margaret Wrinkle
Titre : Wash
Editeur : Belfond
Nombre de pages : 432
Date de parution : 18 septembre 2014

Quatrième de couverture :

Sa force, Wash la puise dans les voix de ses ancêtres africains ; dans les souvenirs de sa mère, Mena ; dans les rituels chamaniques auxquels elle l'a initié dans son enfance ; dans les talismans qu'elle lui a légués ; et aujourd'hui, dans ces instants volés le long de la rivière, auprès de Pallas, esclave elle aussi, métisse et guérisseuse.
Sa force, c'est ce qui lui a permis de survivre. Aux humiliations de ses anciens maîtres, jaloux de sa capacité à endurer le pire sans jamais montrer sa douleur ; aux coups qui lui ont ôté un oeil ; au marquage au fer rouge, sur sa joue, de la lettre des fugitifs.
Cette force, c'est ce qui l'aide à supporter que Richardson, son maître, pour sauver la plantation d'une ruine annoncée, l'utilise désormais comme étalon reproducteur. Qu'il le loue chaque vendredi aux propriétaires voisins pour féconder leurs esclaves.
Et quand sa force vacille, Wash se raccroche à Pallas et l'écoute parler du lien qui unit maître et esclaves dans une toile d'araignée aussi fragile qu'inévitable.

"Rendez-vous de la page 100" et critique : ICI


Fiche technique :
 
Auteur : Robert Goolrick
Titre : La Chute des princes
Editeur : Anne Carrière
Nombre de pages : 231 (épreuves non corrigées)
Date de parution : 28 août 2014

Résumé éditeur :

Quand on craque une allumette, la première nanoseconde elle s’enflamme avec une puissance qu’elle ne retrouvera jamais. L’incandescence originelle. Un éclat instantané, fulgurant. En 1980, j’ai été l’allumette. Cette année-là, je me suis embrasé pour n’être plus qu’une flamme aveuglante.
New York, années 1980. Robert Goolrick nous invite au bal des vanités, où une bande de jeunes hommes vont vendre leur âme au dollar et se consumer dans une ronde effrénée, sublime et macabre. Ils ont signé pour le frisson, une place sur le manège le plus enivrant que la vie ait à leur offrir.
Et ces princes vont jouer toute la partie : les fêtes, les drogues, l’alcool, les corps parfaits des deux sexes, les pique-niques dans la vaisselle de luxe, les costumes sur mesure taillés par des Anglais dans des tissus italiens, les Cadillac, le sexe encore et toujours, les suites à Las Vegas, des morts que l’on laisse en chemin mais pour lesquels il n’est pas besoin de s’attarder parce qu’on va les retrouver vite. Vite, toujours plus vite, c’est la seule règle de ce jeu. Aller suffisamment vite pour ne pas se laisser rattraper. Parce que les princes sont poursuivis par de terrifiants monstres : le sida, les overdoses, le regard chargé de honte de leurs parents, le dégoût croissant de soi-même, un amour s’excusant de n’avoir sauvé personne.

"Rendez-vous de la page 100" et critique : ICI


Fiche technique :
 
Auteur : Julie Gouazé
Titre : Louise
Editeur : Editions Léo Scheer
Nombre de pages : 161
Date de parution : 20 août 2014
 
Quatrième de couverture :
 
« Louise va bien. C’est un principe de base. Une loi fondamentale. Alice est enfermée, Jean est perdu, Marie et Roger ont pris quinze ans dans la figure. Ne vous inquiétez pas, il en faut plus pour entamer Louise ! Elle est forte. C’est un soleil et le soleil ne s’éteint pas. Même la fée Clochette se remet à briller quand on recommence à croire en elle. »
La sœur de Louise, Alice, se noie dans l’alcool. Roger et Marie, leurs parents, les noient dans un trop-plein d’amour. Louise, elle, va tout faire pour garder la tête hors de l’eau.
Roman à l’écriture affûtée, Louise plante son scalpel au cœur des relations familiales. Autopsie d’un bonheur obligé, d’un débordement d’affection qui provoque l’asphyxie, il est un lumineux récit d’apprentissage et une formidable leçon de vie.

"Rendez-vous de la page 100" et critique : ICI



 
16 septembre 2014. Le palmarès des Explorateurs de la rentrée 2014 a été dévoilé. Parmi les 68 romans lus, 14 font partie du "top 10", avec des moyennes s'échelonnant entre 15/20 et 18/20.
 
Voici le palmarès 2014 :
 
01 - Philipp Meyer, Le fils (Albin Michel)
02 - Ito Ogawa, Le Ruban (P. Picquier)
03 - Minh Tran Huy, Voyageur malgré lui (Flammarion)
04 - Anthony Marra, Une constellation de phénomènes vitaux (J-C Lattès)
05 - Yanick Lahens, Bain de lune (Sabine Wespieser)
06 - Catherine Locandro, L'Histoire d'un amour (Héloïse d'Ormesson)
07 - Annabel Lyon, Aristote, mon père (La Table ronde)
08 - Silvia Avallone, Marina Bellezza (Liana Levi)
       Lydie Salvayre, Pas pleurer (Le Seuil)
09 - Nickolas Butler, Retour à Little Wing (Autrement)
       Jennifer Clément, Prières pour celles qui furent volées (Flammarion)
       Valérie Zenatti, Jacob, Jacob (L'Olivier)
10 - John King, White trash (Au diable Vauvert)
       Margaret Wrinkle, Wash (Belfond)
 
Deux de mes lectures font partie de ce palmarès, respectivement à la 7ème et à la 10ème place. Vu leur qualité, cela me donne vraiment envie de découvrir les autres titres....
 
Vous pouvez télécharger le palmarès détaillé accompagné des commentaires des Explorateurs sur la page dédiée sur le site de lecteurs.com.
 
L'aventure n'est pas tout à fait terminée. Des "Pour ou Contre" ont lieu actuellement sur le site, et des interviews filmées de différents auteurs du palmarès devraient arriver sous peu.
 
Pour ma part, j'ai pris énormément de plaisir à participer à cette aventure littéraire. J'ai pu lire de très bons romans et j'ai découvert de nouveaux auteurs que je vais suivre avec intérêt. J'espère de tout cœur pouvoir réitérer cette expérience, pourquoi pas l'année prochaine ?