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lundi 24 avril 2017

La fille poisson, de Xiang Hua

Fiche technique :
 
Auteur : Xiang Hua
Illustrations : Studio One
Traducteurs : Nicolas Henry et Si Mo
Titre : La fille poisson
Editeur / Collection : Les éditions Fei / Jeunesse - Minorités
Nombre de pages : 40
Date de parution : Mars 2016
Public concerné : A partir de 4 ans
 
 
Quatrième de couverture :
 
Tous les matins, Orgabouche attrape un tout petit poisson rouge dans son filet troué. Un beau jour, il décide de l'amener chez lui, et c'est alors que sa vie va totalement basculer...
 
 
Avis :
 
Avec leur collection Minorités, les éditions Fei souhaitent faire découvrir aux plus jeunes la diversité culturelle chinoise à travers les contes et légendes des 56 ethnies qui composent le pays. La fille poisson est un conte de la minorité Lisu, un peuple vivant dans le Yunnan (sud-ouest de la Chine), mais également en Birmanie et en Thaïlande. J'ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à le contempler. Un grand merci aux éditions Fei et au site Babelio pour cette très belle découverte !
 
Ce livre de conte est tout d'abord un très bel objet : une couverture rigide entoilée, un papier de qualité épais et extrêmement agréable au toucher et des illustrations couleur pleine page en font un album qui trônera fièrement dans n'importe quelle bibliothèque.
 
Les illustrations sont sublimes, avec un trait délicat et des couleurs douces. Je les ai adorées, elles fourmillent de détails et invitent au voyage et à la contemplation.
 
  
 
Le texte est inséré dans les illustrations de façon harmonieuse, il ne les masque pas mais épouse leurs formes la plupart du temps. Le conte en lui-même est court et plutôt triste, personnellement je ne le conseillerais pas à des enfants de 4 ans, cela me semble un peu juste... A partir de 6 ou 7 ans plutôt ? Il y a de la magie, de la trahison, du rejet et des regrets... et aucune fin heureuse ! Ce n'est pas du Disney, mais un vrai conte traditionnel  avec ce qu'il faut d'épreuves et de malheurs pour faire prendre conscience de ce qui est important dans la vie.
 

Une brève présentation du peuple Lisu et une petite fable complètent ce très bel album qui donne envie d'en découvrir plus sur cette ethnie.
 
J'ai vraiment apprécié cette lecture, délicate et poétique. J'aime beaucoup les contes, depuis toute petite, et les illustrations m'ont ravies. J'ai bien envie de prolonger ce voyage dans l'imaginaire  chinois... Cela tombe bien, six histoires sont déjà parues dans la collection Minorités.
 
 
 
 

samedi 14 janvier 2017

Mei Lanfang, une vie à l'Opéra de Pékin tome 1, de Lin Ying

Fiche technique :
 
Auteur : Lin Ying
Traducteurs : Nicolas Grivel et Olivier Zhao
Titre : Mei Lanfang, une vie à l'Opéra de Pékin
Série / Volume : Mei Lanfang, une vie à l'Opéra de Pékin, volume 1
Editeur : Urban China
Nombre de pages : 192
Date de parution : Juin 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Le 8 août 1961, la Chine pleura la mort d'un de ses artistes les plus populaires : Mei Lanfang. Ce chanteur de l'Opéra de Pékin, qui faisait frémir d'émotion ses diverses audiences lors de ses interprétations de rôles féminins, commença sa carrière en 1904, à l'âge de dix ans. Pendant des heures, il entraina sa voix, appris la danse et répéta ses acrobaties, jusqu'à atteindre un niveau de raffinement qui le propulsa en Chine, mais également sur la scène internationale.
Yin Ling retrace d'un trait délicat la vie et la carrière de ce personnage extraordinaire, et nous offre également une plongée dans l'univers magique et méconnu de l'Opéra de Pékin.
 
 
Avis :
 
Mei Lanfang était un chanteur de l'Opéra de Pékin, l'un des plus populaires du XIXème siècle. Il fut le premier artiste à présenter l'Opéra de Pékin hors de Chine, ce qui le rendit célèbre dans le monde entier. Cette bande dessinée chinoise revient sur ses jeunes années, son apprentissage et ses premiers pas sur scène.
 
Lin Ying nous présente un mode dur, où de jeunes garçons subissent un entrainement pluridisciplinaire rigoureux : chants (paroles et voix), danses, acrobaties... sont répétés jusqu'à épuisement ; le corps doit être souple et l'esprit vif afin de percer dans le monde fermé de l'opéra, et les erreurs ou manques d'attention sont sévèrement punis. Une fois promu chanteur  la célébrité est acquise par protection, il faut plaire aux personnes influentes, quitte à vendre son corps et son âme ! A travers le parcours de deux jeunes apprentis chanteurs, Wanhua (Mei Lanfang) et Huixin, nous assistons à deux modes d'apprentissage et à deux visions du métier.
Cette incursion dans l'univers de l'Opéra de Pékin est très intéressante, d'autant plus que des notes de bas de page et une postface nous donnent des clés de compréhension de la culture chinoise du début du XIXème siècle. C'est l'aspect de la bande dessinée que j'ai le plus apprécié, j'ai découvert un monde totalement inconnu pour moi, avec ses codes si particuliers.  
 
L'intrigue est également intéressante, nous faisons connaissance avec de jeunes chanteurs qui se consacrent entièrement à leur art ainsi qu'avec leur aînés, cela nous permet de voir différents moments de la vie de chanteur et d'aborder différentes thématiques en fonction de l'âge. Mon seul problème concerne le manque d'empathie que j'ai ressenti vis à vis de ces personnages : malgré leurs qualités ou leurs souffrances je n'ai pas réussi à m'attacher à eux, je suis vraiment restée à l'extérieur de l'histoire.
 
Concernant les illustrations, Lin Ying nous gratifie de costumes somptueux, riches en détails, et de décors vides ou minimalistes qui permettent de se concentrer sur les personnages et leurs expressions. J'ai trouvé les dessins très beaux, fins et délicats, superbement mis en valeur par le noir et blanc. J'ai cependant eu un peu de mal à reconnaitre certains personnages qui se ressemblaient beaucoup, c'est dommage.
 
Merci aux éditions Urban China et au site Babelio pour cette lecture reçue dans le cadre de l'opération Masse critique. La suite de Mei Lanfang, une vie à l'Opéra de Pékin est déjà sortie (trois tomes à ce jour), alors n'hésitez pas à aller découvrir la vie de ce chanteur hors du commun et à voyager dans la Chine du siècle dernier.



 

samedi 23 janvier 2016

Le radis de cristal, de Mo Yan

Fiche technique :

Auteur : Mo Yan
Traducteurs : Pascale Wei-Guinot et Wei Xiaoping
Titre : Le radis de cristal
Editeur / Collection : Philippe Picquier / Picquier poche
Nombre de pages : 176
Date de parution : Novembre 2000


Présentation éditeur :

Dans l'univers fruste d'une campagne chinoise, un enfant vagabond qui ne communique jamais par la parole s'émeut d'une caresse, d'un crépitement, de brèves émotions furtives : à travers son regard, les sons, les odeurs, les matières et les couleurs prennent une intensité poétique poignante.


Avis :

Le radis de cristal se compose de deux nouvelles dont la première, la plus longue, donne son nom au recueil.

Le radis de cristal (1984) : Le temps des grands travaux communaux est venu. Noiraud, un enfant d'une dizaine d'année maltraité et affamé par sa belle-mère, au point d'être devenu muet et légèrement débile, se retrouve à travailler sur le chantier. Constamment distrait par ce qui l'entoure, il va passer de poste en poste et se découvrir ainsi une place dans le monde des adultes.

Déluge (1985) : Après de violentes pluies, un homme et sa femme sur le point d'accoucher (les grands-parents de l'auteur) se retrouvent seuls dans leur cabane isolée sur un petit mont au milieu des marais. Surviennent alors de biens étranges visiteurs...

Ces deux nouvelles m'ont laissé une impression assez mitigée. J'ai bien aimé l'écriture de Mo Yan, ses descriptions très imagées, poétiques parfois, surtout en ce qui concerne la nature. J'ai bien aimé également cette plongée dépaysante dans une Chine rurale présentée à deux périodes différentes.
Malheureusement, j'ai eu un peu de mal à cerner le but de l'auteur : ces histoires sont anecdotiques, ce sont des tranches de vie sans début ni fin, on ne voit pas vraiment où il veut en venir, et honnêtement j'ai eu parfois un peu de mal à le suivre. Ses personnages ne sont pas très attachants, je n'ai rien ressenti pour eux, un comble quand on voit que Noiraud, par exemple, avait potentiellement tout pour susciter mon empathie (un petit garçon hors du monde, victime de brimades et de mauvais traitements, comment rester de marbre ?). Du coup je les ai regardés évoluer de loin, sans prendre part à leur existence, sans vibrer face au bonheur et au malheur qui les touchait... Dommage, car j'ai l'impression d'être passée en partie à côté de cette lecture...
 
 
 
 

jeudi 6 août 2015

Chinoises, de Xinran

Fiche technique :

Auteur : Xinran
Traducteur : Marie-Odile Probst
Titre : Chinoises
Editeur : Philippe Picquier
Nombre de pages : 352
Date d'édition : Janvier 2005


Résumé éditeur :

De 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission où elle invitait les femmes à parler d'elles-mêmes. Elle a rencontré des centaines d'entre elles. Avec compassion, elle les a écoutées se raconter. Elles disent leurs souffrances incroyables : mariages forcés, viols, familles décimées, pauvreté ou folie... Mais elles disent aussi comment, en dépit des épreuves, en dépit du chaos politique, elles chérissent et nourrissent ce qui leur reste.


Avis :

Avec Chinoises, Xinran nous livre un bouleversant témoignage de la condition féminine en Chine, des années 1940 à la fin des années 1990. Ce recueil de témoignages se lit comme un roman. Nous suivons Xinran dans sa vie quotidienne et sur son lieu de travail, une radio d'état où la liberté de ton (et de sujet) est soumise au bon vouloir des cadres du Parti. Entre son émission hebdomadaire, le courrier des lecteurs, ses interviews et des reportages au fin fond de la Chine profonde, Xinran explore de l'intérieur cinquante ans de bouleversements politiques et sociaux et s'interroge sur la place de la femme dans la société chinoise.
« Une Chinoise "bien" est conditionnée, elle se comporte de façon douce, humble, et se conduit de même au lit. C’est pour ça que les Chinois disent que leurs épouses manquent de sex-appeal, et les femmes subissent leur oppression, persuadées que c’est leur faute. Elles doivent supporter les douleurs de la menstruation et de l’accouchement, et elles travaillent comme des hommes pour nourrir leurs familles quand leurs maris ne gagnent pas assez. Les hommes épinglent des photos de femmes séduisantes au-dessus de leur lit pour s’exciter, alors que leurs épouses se reprochent leurs corps usés par les travaux. En tout cas, aux yeux des hommes, une femme "bien", ça n’existe pas. »

Qu'elles soient riches ou pauvres, citadines ou paysannes, diplômées ou illettrées, jeunes ou âgées, toutes les femmes dont nous découvrons ici le récit ont vécu une existence dramatique, sans amour ni liberté, faite de sacrifices et d'acceptation. Nous plongeons directement dans l'horreur de la Révolution culturelle, où la rééducation des adolescente se faisait par le biais de viols collectifs, où les mariages forcés étaient légion et où les femmes acceptaient tout, contraintes et forcées, à cause du manque de moyens, de la pression sociale, pour ne pas faire honte à leur famille, ou tout simplement par méconnaissance totale de leur corps et de son fonctionnement.

Ecrit tout en délicatesse, Chinoises est un livre poignant et passionnant qui nous éclaire sur la difficulté d'être une femme dans la société chinoise. Ne passez surtout pas à côté...


Note :

8,5/10.



 

lundi 22 juin 2015

Des nouvelles de la Poussière Rouge, de Qiu Xiaolong

Fiche technique :

Auteur : Qiu Xiaolong
Traducteur : Adélaïde Pralon
Titre : Des nouvelles de la Poussière Rouge
Série / Volume : Cycle de la Poussière Rouge volume 2
Editeur / Collection : Liana Lévi / Piccolo
Nombre de pages : 224
Date d'édition : Mars 2013


Quatrième de couverture :

À l’entrée de la vieille cité de la Poussière Rouge, un tableau noir égrène les progrès du pays selon la rhétorique communiste. Mais un peu plus loin, dans la cour où les habitants conversent les soirs d’été, les anecdotes qu’ils échangent sont plus nuancées. Embrassant le dernier demi-siècle, ces histoires racontent les désillusions des jeunes « sœurs de province » venues tenter leur chance à Shanghai, les malheurs de serviteurs zélés du régime, ou encore les dégâts du socialisme de marché… Ces parcours de citoyens ordinaires forment la matière de récits poétiques et cocasses, à lire comme autant de courtes et ironiques leçons d’histoire sur la Chine.


Avis : 

Qiu Xiaolong nous brosse ici, en 18 courtes nouvelles, un portrait passionnant d'une Chine en pleine mutation.
Sur une période de plus de 50 ans, allant de 1953 à 2008, nous assistons à la vie quotidienne des habitants de la Poussière Rouge, l'une des plus anciennes cités de Shanghai. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, tous tentent de vivre et de trouver leur place dans cette société en perpétuelle évolution.
Toutes les nouvelles sont construites selon le même modèle. Au début se trouve le "Dernier bulletin d'information de la Poussière Rouge pour l'année" ; écrit à la craie sur un grand tableau noir à l'entrée de la cité depuis 1949, le bulletin résume les principaux événements politiques et économiques du pays. Vient ensuite l'histoire proprement dite, en général racontée par les habitants qui pratiquent le chenfengliang, activité qui consiste  à se regrouper pour prendre le frais et échanger des anecdotes. Petites histoires et grande Histoire se font alors écho et nous font vivre de l'intérieur les grands bouleversements qui ont agité la Chine, de la construction d'un socialisme révolutionnaire à l'apparition d'un capitalisme toléré, en passant par la Révolution culturelle, les grandes famines, le culte de Mao, les dérives de la corruption, etc...
 
« L'eau s'écoule, les fleurs tombent, les temps changent. »
 
Ces nouvelles sont vraiment très intéressantes, autant pour l'intrigue que pour ce qu'elles nous apprennent sur la vie quotidienne en Chine. Nostalgiques, poétiques, humoristiques ou graves, elles se lisent facilement et indépendamment les unes des autres, même si l'on retrouve (avec plaisir) certains personnages dans plusieurs récits, faisant des apparitions plus ou moins importantes.
Voici donc un recueil que je recommande vivement à tous ceux qui souhaiteraient découvrir (ou redécouvrir) l'histoire récente de la Chine, de manière anecdotique certes, mais bien vivante !
 

Note :

8/10.
 
 
 
 

mardi 26 mai 2015

Entre ciel et terre volume 2, de Golo Zhao

Fiche technique :

Auteur : Golo Zhao
Traducteurs : Hervé Denès et Jia Chunjuan
Titre : Entre ciel et terre
Série / Volume : Entre ciel et terre volume 2
Editeur / Collection : Cambourakis / CK
Nombre de pages : 180
Date de parution : Octobre 2014


Quatrième de couverture :

Autour de Ming, l’atmosphère s’épaissit : comment venir en aide à Petite Yan, cette étrange fillette-sangsue jaillie de sous la terre, qui tient absolument à sceller leurs destins pour sauver son peuple ? Ses pouvoirs inquiétants ne risquent-ils pas d’éveiller les soupçons chez les habitants du village ? Le hameau de montagne, sous ses dehors si propres et ses sourires d’apparat, semble en effet devenu le théâtre d’un combat sourd opposant les forces obscures aux taoïstes… derniers garants de l’équilibre entre les mondes.
 
 
Avis :
 
Voici un second volume qui tient toutes les promesses du premier, tout en gagnant en action et émotion.
Les personnages sont toujours aussi sympathiques, et l'on en apprend un peu plus sur eux, notamment en ce qui concerne Ming, le héros de l'histoire. Le mystère enfin levé, du moins en partie, l'intrigue devient beaucoup plus facile à suivre. Il ne reste plus qu'à se plonger dans l'action et les combats, bien plus présents dans ce volume que dans le précédent, et à assister au drame qui se prépare dans ce "charmant" village qui cache bien son jeu.
Côté illustrations, le découpage reste classique et les dessins sont toujours aussi simples. Il y a un beau travail sur les trames et les dégradés de gris, les scènes d'action sont bien menées et certains paysages sont de toute beauté. Je regrette juste la présence un peu trop marquée des onomatopées dans certaines cases, je trouve que cela casse parfois l'ambiance...
J'ai néanmoins lu cette bande dessinée avec plaisir, et j'attends le troisième (et apparemment dernier) volume avec impatience.
 
 
Note :

7,5/10.



mercredi 20 mai 2015

Entre ciel et terre volume 1, de Golo Zhao

Fiche technique :
 
Auteur : Golo Zhao
Traducteurs : Hervé Denès et Jia Chunjuan
Titre : Entre ciel et terre
Série / Volume : Entre ciel et terre volume 1
Editeur / Collection : Cambourakis / CK
Nombre de pages : 208
Date de parution : Avril 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Depuis que sa jeune voisine, Petite Huit, s'est mystérieusement volatilisée, Ming est hanté par le souvenir de cette amie disparue. Quelques années plus tard, il rencontre dans la forêt une créature fabuleuse qui s'installe chez lui. Que lui veut-elle, sous son apparence de petite fille ? Comment l'annoncer aux habitants du village ? Et qui est ce prêtre taoïste qui a promis à Ming un destin fait de rencontres et de séparations cruelles ?
 
 
Avis :

Entre ciel et terre est une bande dessinée chinoise qui allie harmonieusement aventure et poésie dans un monde peuplé de créatures fantastiques. Le rythme de l'histoire est assez lent dans ce premier volume, il nous laisse le temps de nous imprégner d'une ambiance à la fois paisible (nous assistons ainsi à la vie quotidienne de deux petits villages chinois) et étrange.
Les personnages principaux sont nombreux et mystérieux, nous savons très peu de choses à leur sujet. Il y a tout d'abord le jeune Yu Ming, que nous suivons depuis le début de l'histoire ; il est le seul lien apparent - dans un premier abord - entre les deux parties qui composent ce premier volume. Il rencontrera au cours de ses aventures deux fillettes adorables qui le marqueront à jamais : Petite Huit, qui disparaitra en tentant de rejoindre sa maman parmi les étoiles, et une créature fabuleuse, non nommée, ayant pris forme humaine pour sauver son clan. Un inspecteur gaffeur et deux prêtres taoïstes, un homme et une femme qui semblent en savoir plus qu'ils n'en disent, croiseront également la route de Ming dans un village où les apparences semblent trompeuses...
« Selon ton destin, tu vas rencontrer des filles différentes : rencontres de hasard innombrables et séparations cruelles. Quand de petites bêtes ou de gros animaux se transforment en humains, il se passe toujours quelque chose... C'est inévitable, une catastrophe surviendra forcément, mais de nouveaux espoirs naîtront aussi. La vie de chaque être humain est une pièce écrite depuis longtemps, qui ne fait que se jouer et c'est tout... »
Les personnages sont sympathiques, l'intrigue est intéressante bien qu'un peu compliquée (mais c'est un peu normal, elle se met en place dans ce volume), et des touches d'humour parsèment le volume. Le découpage est classique et les dessins sont plutôt simples, surtout en ce qui concerne les personnages et leurs expressions, mais les décors sont de toute beauté et rendent bien compte de la poésie qui se dégage de l'histoire. Seule l'intrigue passablement embrouillée m'a empêchée d'attribuer une note plus élevée à cette bande dessinée... Reste à voir comment cela évoluera dans le second volume !
 
 
Notation :
 
7/10.
 
 
Et voici un extrait du début de la bande dessinée, pour vous faire une petite idée du style de l'auteur :