samedi 30 août 2014

Aristote mon père, d'Annabel Lyon

Fiche technique :
 
Auteur : Annabel Lyon
Titre : Aristote mon père
Editeur / Collection : La Table Ronde / Quai Voltaire
Nombre de pages : 240
Date de parution : Août 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Pythias, la fille d'Aristote, a été élevée à l'égal des hommes. Elle fait figure d'exception à Athènes, puis en Macédoine où elle est contrainte de s'exiler : c'est elle, et non son frère cadet, qui assiste Aristote dans ses travaux, provoque les collègues de son père par ses remarques pointues, et se rêve en philosophe, scientifique ou sage-femme. La mort d'Aristote disperse ses biens et sa famille à travers la Macédoine, laissant Phytias seule, en décalage avec cette société qui nie l'existence d'une conscience féminine, et l'oblige à se confronter à la réalité d'un monde dont elle s'était toujours tenue écartée.
Après Le Juste Milieu, qui évoquait la relation entre le jeune Alexandre le Grand et son précepteur Aristote, Annabel Lyon renouvelle le défi ambitieux d'écrire l'Antiquité d'une plume actuelle et spontanée. Aristote mon père exhale le soufre des temples, le sang des femmes et les larmes de la tragédie.
 
 
Critique :

J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Quai Voltaire.


Voici un roman historique passionnant, tant par son sujet que par son style.
La Grèce du IVème siècle avant J.C., peu utilisée en littérature, confère une certaine originalité au décor de ce roman. Le fait que le personnage principal soit une jeune fille en avance sur son temps - car élevée comme un homme par son philosophe de père - est très intéressant, il nous donne un aperçu assez complet de la vie quotidienne de l'époque. Condition féminine, vie domestique, croyances et rites religieux, mais aussi avancées de la médecine et situation politique, l'immersion est totale dans cette Grèce antique très bien décrite. Quelques petits anachronismes sont présents (par exemple le fait de boire du thé, qui n'était pas une boisson commune à l'époque), mais je ne sais pas si c'est le fait de l'auteur ou du traducteur. A côté de cela, les personnages sont extrêmement vivants et attachants, j'ai suivi les aventures de Pythias et de ses proches avec beaucoup d'intérêt.
Le style de l'auteur est moderne et dynamique, Annabel Lyon nous fait entrer dans la tête de l'héroïne très facilement (Pythias est la narratrice du roman), et le tout se lit avec beaucoup de plaisir. Aristote mon père est la suite de Le juste milieu, mais il peut se lire indépendamment sans problème. N'ayant d'ailleurs jamais lu Le juste milieu, je vais de ce pas remédier à cette situation…
 
 
Notation :

8,5/10.
 
 
 

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