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mardi 14 octobre 2014

Le restaurant de l'amour retrouvé, d'Ito Ogawa

Fiche technique :

Auteur : Ito Ogawa
Titre : Le restaurant de l'amour retrouvé
Editeur / Collection : Editions Philippe Picquier / Japon
Nombre de pages : 254
Date de parution : Septembre 2013


Résumé éditeur :

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.


Avis :

Ce roman japonais est une petite perle de douceur et de délicatesse : délicatesse des gestes et des sentiments exprimés, douceur de vivre dans un environnement paisible...
La jeune Rinco ouvre un restaurant atypique dans son village natal qui acquiert rapidement une réputation miraculeuse. Le quotidien rythmé par un profond respect envers les bienfaits de la nature, la cuisine faisant office de thérapie pour réparer son cœur brisé, Rinco fait le bien autour d'elle et renoue petit à petit avec son âme.
Le style d'Ito Ogawa est très agréable à lire, fluide et poétique. L'histoire est émouvante et les personnages sont vraiment attachants ; j'ai pris beaucoup de plaisir lors de la lecture, j'ai versé quelques larmes et j'ai eu envie de goûter la multitude de petits plats préparés par la douce Rinco.
Une très belle découverte donc. Je pense que je vais lire le prochain roman d'Ito Ogawa, Le ruban, sans tarder.


Notation :

8,5/10.



 

mardi 27 mai 2014

Georgia, de Julien Delmaire

Fiche technique :
 
Auteur : Julien Delmaire
Titre : Georgia
Editeur / Collection : Grasset / Littérature française
Nombre de pages : 248
Date de parution : Août 2013
 
 
Quatrième de couverture :
 
Georgia est une chanson.
Georgia est une jeune femme perdue.
Georgia est un roman d'amour : deux êtres à la dérive se rencontrent, se racontent, dans une parenthèse en clair-obscur, au cœur de la ville, ici et maintenant.
Venance écoute, Georgia parle, et de sa voix jaillissent des paysages. L'enfance résonne avec les derniers accords de Joy Division.
« La vie de Georgia commence à peine, que déjà les heures épuisent le sablier. Le bluesman reprend son souffle. La chanson passe de bouche en bouche. L'amour, l'amour nous déchirera à nouveau. »
 
 
Critique :
 
Georgia est un roman dans lequel j'ai eu du mal à rentrer. Beaucoup de mal. Je n'accrochais pas du tout avec le style de l'auteur, plein de métaphores, d'allégories et d'envolées poétiques. Mais je me suis accrochée ; j'ai changé de lecture, et puis je suis revenue, désirant donner au roman une seconde chance. Et là, il y a eu un déclic. J'ai dévoré Georgia dans la journée, me laissant porter par le texte de Julien Delmaire, par son rythme.
Concernant l'histoire, elle n'est pas très gaie ; d'ailleurs elle commence par la mort de Venance, le personnage principal. Sans-papiers africain vivant de petits boulots, dans la crainte de se faire contrôler et expulser, Venance voit son morne quotidien bouleversé par sa rencontre avec Georgia, jeune femme un peu paumée qui noie ses souvenirs dans l'alcool et la drogue. Il tombera amoureux d'une chimère et y perdra tout, tandis que Georgia sombrera dans la déchéance... L'intrigue du roman est simple, elle nous entraîne dans le monde des sans-papiers et des exclus de la société, mais mis à part Venance je n'ai trouvé aucun personnage sympathique ni attachant... je pense que le style très (trop ?) travaillé de l'auteur empêche de ressentir de l'empathie pour eux, il crée une distance entre le lecteur et les faits...

Voici deux courts extraits du roman pour vous faire une idée du style de Julien Delmaire :
Je ne veux plus refléter votre monde, mon front n'a plus besoin de sources, il se nourrit à la moelle des fureurs. Je n'accepte plus le lait de vos néons, la bonté de vos draps secs, la commisération de vos plateaux-repas. Mes orbites appartiennent aux aïeux, au pus des blessures immémoriales. Mes yeux ne seront plus des fanaux pour que vous accostiez à mes rivages vos cargos de justice. Votre justice ne passera plus par mes yeux. (page 26)
Fillette, elle courait sur les plages, avec comme seul allié le vent. Les cheveux coupés courts, les jambes tatouées d'hématomes joyeux, elle volait, puis retombait, ses pas s'imprimaient sur le sable. Elle courait pour rattraper l'horizon, au loin, derrière les dunes ; c'était le nadir qu'elle désirait, la connexion secrète qui faisait le ciel se tendre comme un cordage... Longues-sur-Mer... Le jour hémophile abandonnait ses premières ténèbres sur la mer... Le soleil flanchait, s'abandonnait à la vague... Pour un jeune alchimiste au verbe haut, cela eût pu sembler l'éternité, mais pour une gamine insolente, l'éternité n'était que chimère. La fillette revenait par les falaises, le chemin des trépassés, elle s'écorchait dans les futaies, les chardons sur la berge ; enfin, elle remontait vers la maison de son oncle, au bord d'une route qui ne serait jamais une route. A l'entrée de la maison, elle se débarbouillait avec son tee-shirt. Elle se voulait liquide, sa peau se confondait avec celle des anguilles, spumeuse et bleuâtre. Georgia se désolait que la mer ne l'eût pas enfantée, que les branchies carbonisées sur le sable de sa naissance ne repoussent jamais... (pages 114-115)


Ma note :

6,5/10.




jeudi 24 octobre 2013

Le bonheur pauvre rengaine, de Sylvain Pattieu

Fiche technique :

Auteur : Sylvain Pattieu
Titre : Le bonheur pauvre rengaine
Editeur / Collection : Le Rouergue / La brune
Nombre de pages : 304
Date de parution : Août 2013


Résumé :

Le 25 septembre 1920, au petit matin, dans un appartement bourgeois de Marseille est découvert le corps d'une jeune ouvrière parisienne ayant basculé dans la prostitution. Cette affaire fera la une des journaux pendant plusieurs mois, le temps qu'on découvre les assassins. Comme tout fait divers, c'est un formidable révélateur d'une époque, ces années folles où la France, saignée par les tranchées, voit ses repères basculer.

Lorsque Sylvain Pattieu déterre, aux archives des Bouches-du-Rhône, le carton conservant le dossier de justice, il trouve là une formidable matière romanesque. Des personnages aux trajectoires hors du commun naviguant d'un milieu à l'autre, une peinture passionnante de Paris et Marseille. Usines, dancings, bagne, bordels... Demi-mondaines, ouvriers anarcho-syndicalistes, macs noirs et corses...
Cela donne ce livre singulier et passionnant, à la fois roman et document historique, mixant voix fictionnelles, photographies et archives policières.


Après Des impatientes, publié l'an dernier, ce jeune romancier, historien par ailleurs, fait à nouveau la preuve d'un talent particulier pour s'inspirer de la réalité.


Critique :
 
J'ai reçu Le bonheur pauvre rengaine de Sylvain Pattieu dans le cadre de l'opération "Masse Critique" du site Babelio. Déjà heureuse d'avoir été tirée au sort, je le suis encore plus maintenant que je viens d'en terminer la lecture.
C'est un très beau roman qui se compose de trois parties : "Le meurtre", "L'enquête" et "Prisons". Chaque chapitre est consacré à l'un des protagonistes de l'affaire (tueur, victime, connaissances ou enquêteur) ; il nous y fait entendre sa voix, nous montre quelles ont été sa trajectoire, ses choix de vie jusqu'au moment du drame, puis comment il a réagi par la suite. Les propos sont crus, durs, comme la vie des personnages en ce début de vingtième siècle. Le style est différent selon la personne qui s'exprime, j'ai trouvé que c'était vraiment bien réalisé. On croirait entendre de véritables confessions, d'autant plus que l'ajout de documents d'archives (photographies des protagonistes, copies et transcriptions de procès-verbaux et rapports d'enquête, etc...) apporte une touche véridique qui fait froid dans le dos. C'est là toute la force de ce roman, mêler fiction et réalité pour faire naître une émotion réelle. Le fait divers dont s'inspire le roman est malheureusement "banal", il pourrait se dérouler n'importe où et à n'importe quelle époque... J'ai ressenti une grande tristesse en refermant ce roman, ainsi qu'un malaise certain devant le gâchis de ces jeunes existences.
 

Notation :

8/10.



 

dimanche 22 septembre 2013

Monde sans oiseaux, de Karin Serres

Fiche technique :
 
Auteur : Karin Serres
Titre : Monde sans oiseaux
Editeur / Collection : Stock / La Forêt
Nombre de pages : 112
Date de parution : Août 2013
 
 
Résumé :
 
« Petite Boîte d’Os » est la fille du pasteur d’une communauté vivant sur les bords d’un lac nordique. Elle grandit dans les senteurs d’algues et d’herbe séchée, et devient une adolescente romantique aux côtés de son amie Blanche. Elle découvre l’amour avec le vieux Joseph, revenu au pays après le « Déluge », enveloppé d’une légende troublante qui le fait passer pour cannibale.
Dans ce monde à la beauté trompeuse, se profile le spectre d’un passé enfui où vivaient des oiseaux, une espèce aujourd’hui disparue. Le lac, d’apparence si paisible, est le domaine où nagent les cochons fluorescents, et au fond duquel repose une forêt de cercueils, dernière demeure des habitants du village. 

Une histoire d’amour fou aussi poignante qu’envoûtante, un roman écrit comme un conte, terriblement actuel, qui voit la fin d’un monde, puisque l’eau monte inexorablement et que la mort rôde autour du lac…
 
 
Critique :
 
Tout au long de ce court roman nous suivons la vie de « Petite Boîte d’Os », de sa naissance à la veille de sa mort. Une vie somme toute assez classique, avec mari et enfant, dans un petit village isolé au bord d'un lac immense qui attire à l'occasion les touristes de la grande ville. Seul le cadre est inhabituel : un monde sans oiseaux, des cochons fluorescents et amphibies qui se régénèrent, un lac plein de cercueils dont le niveau monte sans cesse... Dommage que cet aspect soit si peu exploité ; l'histoire pourrait en effet se passer dans n'importe quel petit village qui périclite....
 
Pour vous faire une idée du style de l'auteur, plutôt agréable à lire, voici un petit extrait du roman :
Énervée par la lenteur de nos gestes, par cette étrange forêt de cercueils qui dansent à quelques dizaines de mètres de la surface et par le silence assourdissant qui me bat les tempes, je donne un coup de palme dans la vase qui tourbillonne et je descends vers l’ombre des profondeurs.
Passe le halo rose d’un banc de cochons immergés, pédalant mollement, comme une grappe de lampions. Ils ont une extraordinaire capacité pulmonaire sous-marine, maintenant. Leur lumière s’éloigne au milieu des particules en suspension puis s’éteint, et nous reprenons notre descente silencieuse.
Si le style est agréable, l'histoire ne m'a pas émue pour autant ; on est bien loin de l' « histoire d'amour fou aussi poignante qu'envoûtante » promise par l'éditeur : je n'ai pas versé une larme alors que je suis très bon public !! Pour tout dire, le seul moment où j'ai ressenti un petit peu de tristesse a été lors de la mort du cochon domestique... Peut-être suis-je passée à coté de l'histoire d'amour ?


Notation :
 
7/10. Une petite déception, je m'attendais à mieux au vu du quatrième de couverture.
 
 
 
 

mardi 10 septembre 2013

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas

Fiche technique :
 
Auteur : Romain Puértolas
Titre : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea
Editeur : Le Dilettante
Nombre de pages : 256
Date de parution : Août 2013
 
 
Résumé :
 
Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, « j’attache ta charrue » ou « achète un chat roux »), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea, et ce aux fins d’y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur : un lit à clous. Taxi arnaqué, porte franchie et commande passée d’un modèle deux cents pointes à visser soi-même, trouvant la succursale à son goût, il s’y installe, s’y lie aux chalands, notamment à une délicieuse Marie Rivière qui lui offre son premier choc cardiaque, et s’y fait enfermer de nuit, nidifiant dans une armoire… expédiée tout de go au Royaume-Uni en camion.
Digne véhicule qu’il partage avec une escouade de Soudanais clandestins. Appréhendés en terre d’Albion, nos héros sont mis en garde à vue. Réexpédié en Espagne comme ses compères, Ajatashatru Lavash Patel y percute, en plein aéroport de Barcelone, le taxi floué à qui il échappe à la faveur d’un troisième empaquetage en malle-cabine qui le fait soudain romain… et romancier (l’attente en soute étant longue et poussant à l’écriture). Protégé de l’actrice Sophie Morceaux, il joue une nouvelle fois la fille de l’air, empruntant une montgolfière pour se retrouver dans le golfe d’Aden puis, cargo aidant, à Tripoli. Une odyssée improbable qui s’achèvera festivement en France où Ajatashatru Lavash Patel passera la bague au doigt de Marie dans un climat d’euphorie cosmopolite.
Sur le mode rebondissant des périples verniens et des tours de passe-passe houdinesques, voici donc, pour la première fois dans votre ville, L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, un spectacle en Eurovision qui a du battant, du piquant et dont le clou vous ravira. Non, mais.
 
 
Critique :
 
Attirée par le titre pour le moins loufoque, je me suis laissée tenter par la lecture de ce roman. Humour omniprésent, situations burlesques, personnages fantasques, il y a là tout ce qu'il faut pour me plaire.
Du fakir qui découvre l'Europe au chauffeur de taxi gitan qui veut se venger de l'arnaque au faux billet, du sans-papier Soudanais cherchant désespérément à gagner l'Angleterre à l'actrice célèbre qui découvre une grosse surprise dans ses bagages, les personnages sont nombreux et savoureux. Il y a des gentils et des méchants, mais ces derniers ne l'étant pas réellement tout fini par s'arranger. Au fil des rencontres le héros est frappé par plusieurs révélations et prend conscience qu'il est agréable de faire le bien autour de soi. Et nous assistons alors à la transformation du pauvre fakir du Rajasthan un peu - voir même beaucoup - magouilleur en écrivain parisien riche et célèbre qui vient en aide aux plus démunis. Une fable plaisante à lire, qui rend de bonne humeur.
 
 
Notation :
 
8/10. Une fable pleine d'humour et des bons sentiments.
 
 
 
 

jeudi 29 août 2013

Tartes aux pommes et fin du monde, de Guillaume Siaudeau

Fiche technique :
 
Auteur : Guillaume Siaudeau
Titre : Tartes aux pommes et fin du monde
Editeur : Alma Editeur
Nombre de pages : 150
Date de parution : Août 2013
 
 
Résumé :
 
Dans une ville de province aux faux airs de Far West un garçon tendre et curieux découvre qu'il n'est pas le seul à se sentir isolé.
Un garçon et une fille s'éprennent tandis que la caissière cherche laborieusement le code-barres d'une boîte de maquereaux.
Il s'attache à un collègue en manutentionnant des palettes de conserves pour animaux.
Puis il remercie la propriétaire de son petit appartement pour la tarte aux pommes qu'elle lui apporte.
En un mot il apprécie la vie telle qu'elle est.
Mais, s'il a bien compris que les chiens ne volent pas – contrairement aux claques – il ignore encore l'usage que l'on peut faire d'un revolver.
 
 
Critique :
 
Un jeune homme rencontre une femme, ils s'aiment puis la femme le quitte. Ecrasé par la solitude, l'homme achète un flingue pour avoir de la compagnie. Petit à petit, il ne sort plus sans son arme. La dépression s'installe et l'homme navigue entre la monotonie de son existence et les souvenirs d'une enfance passée entre une mère absente et un père alcoolique. Comment se terminera cette situation sous tension ? Réponse dans les dernières pages du roman...
Le style est lent, plein de métaphores amusantes, il colle bien au caractère du héros / narrateur. Le roman se lit rapidement, avec facilité. Je pense cependant qu'il ne me laissera pas un souvenir impérissable, il lui manque un petit quelque chose pour y arriver...
 
 
Notation :
 
7/10.
 
 
 
 

mardi 27 août 2013

La servante du Seigneur, de Jean-Louis Fournier

Fiche technique :
 
Auteur : Jean-Louis Fournier
Titre : La servante du Seigneur
Editeur : Stock
Nombre de pages : 160
Date de parution : Août 2013
 
 
Résumé :
 
Ma fille était belle, ma fille était intelligente, ma fille était drôle…
Mais elle a rencontré Monseigneur. Il a des bottines qui brillent et des oreilles pointues comme Belzébuth. Il lui a fait rencontrer Jésus. Depuis, ma fille n’est plus la même.
Elle veut être sainte.
Rose comme un bonbon, bleue comme le ciel.
 
 
Critique :
 
Voici un livre court, très court, qui se lit en 2 heures à peine. Jean-Louis Fournier nous parle de ses relation avec sa fille, devenues difficiles depuis qu'elle a rencontré "Monseigneur". Ce roman, écrit tantôt pour le lecteur ("elle") tantôt pour sa fille ("tu"), laisse transparaitre le désespoir et la solitude de l'auteur derrière un ton humoristique et ironique.

Monseigneur m’a envoyé une lettre de condoléances lors du décès de Thomas. La lettre commence par « Je vous félicite pour cette exceptionnelle réussite ».
J’ai eu du mal à comprendre. Thomas était lourdement handicapé.
Ce n’était pas de l’humour. J’ai compris après.
Il me félicitait d’avoir peuplé le ciel d’un nouvel ange, d’avoir fait cadeau de mon fils au ciel et à Dieu.
De quoi culpabiliser les parents qui, égoïstement, gardent leurs enfants pour eux.
Pourquoi ne pas revenir à la charmante époque des sacrifices humains où l’on savait partager ?

Le roman se termine par un message de la fille qui répond aux critiques paternelles.
Ce livre se laisse lire, mais je reste un peu gênée par ce "règlement de comptes" père / fille ; pas sûr qu'il restera longtemps présent dans ma mémoire...
 
 
Notation :
 
7/10.