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jeudi 20 avril 2017

Le démon dans l'escalier, de Julien Noël

Fiche technique :
 
Auteur : Julien Noël
Titre : Le démon dans l'escalier
Editeur / Collection : Walrus / Les livres dont vous êtes le héros
Nombre de pages : 162 (ebook)
Date de parution : Février 2017
 
 
Présentation éditeur :
 
Pas simple de gagner honnêtement sa vie de sorcier lorsque l’on est inconnu et qu’on n’a aucune relation dans le milieu. Pourtant on dirait que c’est votre jour de chance : on vous propose un job. Certes, on est venu vous pêcher dans un bar miteux et ces gens ont l’air d’être dotés de pouvoirs bien supérieurs aux vôtres. Mais soyez lucide : c’est sans doute votre seule chance de percer dans ce métier et de vous faire une réputation. A priori, il s’agit juste de rendre un petit service — un mage, un esprit, une invocation, un enchantement, un démon peut-être. Dans tous les cas, pas de quoi fouetter un chat. Mais pourquoi faire appel à vous si la mission est si facile ?
Vous vous sentez à la hauteur ? Tant mieux, car c’est vous qui serez aux commandes de cette courte aventure dont vous êtes le héros. À vous de faire les bons choix pour ne pas ruiner définitivement vos espoirs de devenir un sorcier reconnu.
 
 
Avis :
 
Connaissez-vous les livres dont vous êtes le héros ? Le principe est simple : vous êtes l'acteur principal du roman, chacune de vos actions influe sur le déroulement de l'intrigue si bien qu'il existe plusieurs fins possibles à une même histoire. Le roman débute normalement, comme n'importe quel roman, sauf qu'à la fin du premier paragraphe plusieurs choix vous sont proposés. Par exemple : un homme vous bouscule, vous allez A - parler gentiment au monsieur ; B - lui donner un coup de poing ou C - faire comme si de rien n'était. Suivant le choix que vous avez fait vous serez dirigés vers le paragraphe 15, 27 ou 84 ; chaque paragraphe est différent et aboutit à de nouvelles propositions d'actions... qui vous mèneront à votre perte ou vous permettront de mener à bien votre mission ! J'adorais les livres dont vous êtes le héros quand j'étais jeune, j'en avais toute une collection que je lisais et relisais jusqu'à réussir les missions : certains étaient plus difficiles que d'autres, mais tous m'emportaient au plus près de l'action et me permettaient de tester différentes personnalités et autant de manières d'appréhender les difficultés.
 
Le démon dans l'escalier est donc un livre dont vous êtes le héros. L'intrigue se passe dans une Belgique alternative où sorciers et démons sont monnaie courante. Alors que vous trainez seul dans un bar, le célèbre et terrifiant Patte-de-Bouc vous propose un petit boulot : serez-vous à la hauteur ou allez-vous le décevoir, à vos risques et périls ? Selon les choix que vous ferez vous serez blessé ou en pleine forme, vous obtiendrez des armes ou maitriserez des sorts (ou aucun des deux), vous vous ferez des amis ou des ennemis, vous serez vivant ou mort... 
« Allons. Sois pas si délicat. La sorcellerie, la vraie, elle est crade. Il faut des fluides : du sang, des larmes, du sperme parfois. Voire même de la chair, dans certains cas. Si t’as pas l’estomac pour le faire toi-même, c’est pas un souci : tu peux sous-traiter à des spécialistes comme le Malais. Mais faut pas faire la vierge effarouchée : tout ça, c’est une réalité — et c’est la nôtre. T’iras pas bien loin dans le métier si tu te voiles la face sur sa nature véritable. » 
L'intrigue est intéressante bien qu'un peu courte à mon goût, du coup j'aimerais beaucoup voir ce monde développé dans d'autres histoires. La mission est simple mais tortueuse, il m'a fallu recommencer cinq fois avant d'arriver à l'accomplir ! Le seul point négatif que je pourrais trouver est la grande part accordée au hasard dans les choix : bien trop souvent à mon goût le lecteur doit choisir un chiffre entre 1 et 10 et le résultat obtenu décide de la suite de l'histoire (sur le même principe qu'un lancer de dé dans un jeu de rôle) ; n'étant pas du tout chanceuse avec le hasard j'aurais préféré plus de décisions actives, mais cela n'enlève rien au plaisir de l'aventure.
 
Un dernier point pour conclure : le format numérique se prête parfaitement à ce type de lecture : un clic sur le choix souhaité vous mène directement au paragraphe concerné, c'est rapide et pratique que ce soit sur liseuse, tablette ou Smartphone. Idéal pour les lectures (souvent interrompues) dans les transports en commun. Et pour ceux qui connaissent, cela n'a plus rien à voir avec la version papier où l'on tournait frénétiquement les pages à la recherche du bon numéro de paragraphe (et où à l'occasion on pouvait tricher en zieutant les différentes évolutions de l'intrigue).
 
Je tiens à remercier Julien Noël, l'auteur, ainsi que les éditions Walrus pour m'avoir proposé cette lecture : j'ai retrouvé avec Le démon dans l'escalier tout le plaisir que j'éprouvais adolescente avec les livres dont vous êtes le héros. Le prix du roman est tout petit, alors n'hésitez pas à le tester, vous passerez j'en suis certaine un bon moment de détente !
 
 
 
 

mardi 14 février 2017

Les Grisommes : Avènement, de Frédéric Livyns

Fiche technique :
 
Auteur : Frédéric Livyns
Titre : Avènement
Série / Volume : Les Grisommes volume 1
Editeur / Collection : Séma éditions / Séma'gique
Nombre de pages : 228
Date de parution : Novembre 2016
Public concerné : à partir de 8 ans
 
 
Présentation éditeur :
 
Une grande menace pèse sur notre monde. Nathan a laissé les Grisommes s’emparer d’une pierre aux pouvoirs immenses. Pour réparer son erreur, l’adolescent doit parcourir différentes dimensions et retrouver les Joyaux qui vont sauver l’humanité. Là-bas, il disposera d’une arme majeure : son imagination. Car c’est elle qui façonnera les univers où il devra se rendre.
 
 
Avis :
 
Premier volume d'une trilogie pleine de promesses, ce roman jeunesse riche en rebondissements se lit avec beaucoup de plaisir. J'ai très largement dépassé l'âge du lecteur cible, mais cela ne m'a pas empêchée de frémir et de m'amuser en suivant les aventures du jeune Nathan.
 
Il y a quelques milliards d'années, le monde a été créé par la magie de six pierres de couleurs et de pouvoirs différents. Dispersés sur Terre, ces joyaux sont devenus l'enjeu d'une lutte millénaire entre le Bien et le Mal, les Gardiens d'un côté, chargés de veiller sur eux en secret, et les Grisommes de l'autre côté, qui cherchent à s'approprier leurs pouvoirs. Nathan, jeune adolescent de treize ans solitaire et casanier, va passer quelques jours de vacances chez sa grand-mère dont il vient tout juste de découvrir l'existence. Un évènement inattendu va alors le projeter en plein combat contre le Mal...
Il y a dans ce roman beaucoup de choses que j'ai appréciées. Tout d'abord les personnages, crédibles et sympathiques, auxquels les jeunes lecteurs pourront facilement s'identifier, en particulier le jeune Nathan avec ses problèmes d'adolescent "normal" et la mystérieuse Orianne, qui va l'aider dans sa quête. Ces personnages au caractère positif vont découvrir au fil de leurs aventures la force de l'amitié et du sacrifice et vont s'en trouver grandis. L'intrigue, quand à elle, est à la fois classique et inventive, elle fonctionne sur un système de quêtes progressives, un peu comme dans un jeu vidéo avec un artefact à rechercher, des embuches à surmonter et des boss de fin de niveau à battre pour récupérer les trésors (ici les six joyaux). Si le schéma peut sembler répétitif, les mondes traversés par nos jeunes héros, de même que les monstres à combattre, sont suffisamment variés pour ne pas lasser le lecteur. J'ai adoré le fait que les combats se basent sur l'imaginaire de Nathan : les Grisommes se servent de ses peurs d'enfance, même celles enfouies au plus profond de sa mémoire, pour l'effrayer tandis qu'il réplique à l'aide de son imagination fertile, enrichie grâce à ses nombreuses lectures. De même, les mondes traversés sont créés par l'imaginaire du jeune homme, ce qui n'est pas sans poser problèmes et situations cocasses.
Le texte se lit facilement et très agréablement. Le vocabulaire est riche sans être compliqué, parfait pour faire progresser les jeunes lecteurs. Les rebondissements sont nombreux, il y a beaucoup d'action et de révélations, impossible de s'ennuyer avec cette lecture ! Ajoutez à cela les petites touches d'humour disséminées ici et là par l'auteur et vous obtiendrez un roman rythmé et plein de peps.
 
Cette lecture m'a fortement donné envie de découvrir la suite des aventures de Nathan : cela tombe bien, le second volume des Grisommes, Châtiment, est déjà sorti !
 
 
 
 

vendredi 18 novembre 2016

Le gratuit du vendredi : Mort(s), 18 mauvaises nouvelles

Fiche technique :
 
Auteur : Collectif
Titre : Mort(s) : 18 mauvaises nouvelles
Editeur : Les Artistes Fous Associés
Nombre de pages : 322
Date de parution : Novembre 2016
 
 
Présentation éditeur :
 
R.I.P.
Les Artistes Fous Associés ont la profonde douleur de vous annoncer la disparition définitive du bon goût littéraire et de la consensualité bien-pensante à l’occasion de la sortie de leur cinquième anthologie : “MORT(S)”. Dans un pied de nez à la Faucheuse, 18 auteurs plus ou moins vivants vous livrent leur déraison funèbre et leurs récits mortels. Pour mettre un point final à l’absurdité de l’existence !
 
 
Détail des nouvelles :
 
  • Martin Lopez, Ne va pas par là (illustré par Maniak) : Où nous suivons un petit garçon s’enfonçant en pleine nature, complètement seul, tâchant de comprendre ce qui lui arrive et ce qui l’environne, avec ses mots et son esprit bien à lui.
  • Olivier Boile, Le moine copiste et la Blanche-Face (illustré par Cold Mind Art) : Huis clos tragi-comique dans un monastère, fleurant bon l'enluminure, la cire et la robe de bure. Un conte fantastique et ironique.
  • NokomisM, Le manoir aux urnes (illustré par Cham) : Un récit envoûtant dans une demeure bien mystérieuse…
  • Gallinacé Ardent, Ambre Solis (illustré par Christophe “FloatinG” Huet) : La photographie enferme dans un petit rectangle de papier un fragment de réalité. En ce sens, que verrait, que décèlerait une femme médium examinant des clichés de scènes criminelles ? Quel impact a sur l’esprit ce côtoiement quotidien avec les morts ? Une nouvelle angoissante et vertigineuse.
  • Stéphane Croenne, Le fils du tyran (illustré par Maniak) : Barricadée dans un manoir, une famille construite par « le fils du tyran » va rendre hommage à son père jusqu’au bout de la désagrégation sociale et physique. Où l’horreur et le malaise se brouillent d’hallucinations grandioses.
  • Bruno Pochesci, Oh oui… (illustré par JohnHK) : La Mort versus Pôle Emploi, round one ! Pittoresque et drôlatique excursion dans les méandres administratifs (parce qu’il y a pas de raison que ce soit moins compliqué de ce côté-là que du nôtre).
  • Diane, Le chemin de la vallée inondée (illustré par Xavier Deiber) : À travers l’histoire d’un robot qui s’interroge sur son humanité, Diane aborde des thématiques aussi profondes que le deuil, le temps, la mémoire, la technique et l’artificialité. Entre Asimov et Sturgeon, une grande nouvelle de science-fiction, tout simplement.
  • Crazy, Demain sera un autre jour (illustré par Milia Plavre) : Comment appréhender la mort quand on a une longévité miraculeuse ? Plus la vie est longue, et plus la mort y est présente ; notre protagoniste, rejeté même des siens, ne le sait que trop bien alors qu’il doit enterrer un énième de ses proches.
  • Tesha Garisaki, Mammam-IA (illustré par Xavier Deiber) : La technologie ira-t-elle jusqu’à l’immortalité prédite par certains ? Survivrons-nous sous forme de simulations ? Dans cet univers où on ne repose plus en paix, notre protagoniste va découvrir pour son plus grand déplaisir que le conflit qui l’oppose à sa génitrice ne s’arrête pas avec le décès de cette dernière, et il va devoir trouver la parade qui protégera sa tranquillité d’esprit… Une nouvelle qui fait réfléchir après avoir souri.
  • Émilie Querbalec, Venus Requiem (illustré par Arzh et Tessa Najjar) : Une femme de pouvoir, ayant constitué un empire basé sur le spectacle de l’agonie et de la mort, va peut-être aller trop loin… Une nouvelle de SF qui compose un personnage de femme dure et séduisante, ainsi qu’une exploration de notre rapport de fascination avec la mort.
  • Southeast Jones, Le temps des moissons (illustré par Sebastian “Stab” Bertoa) : La contamination touche de plus en plus de monde ; quel est ce mal qui bouleverse toutes ces personnes ? C’est ce que doit découvrir le narrateur...
  • Xavier Portebois, Robô (illustré par Stef-W) : Dans un futur proche, la rencontre choc entre des gamins des favelas et un zombie-cyborg ! Une nouvelle de science-fiction, à la fois un conte cruel d’apprentissage et un thriller immersif.
  • Quentin Foureau, Die Nachzehrermethode (illustré par Cham) : Derrière ce titre imprononçable pour un non-germanophone se cache une nouvelle insolite, complexe et morbide, graphique et intellectuelle. Où art, occulte et recherche scientifique s’unissent dans un mariage interdit.
  • Mort Niak, Le mécanisme de la mort du langage : Comme son nom l’indique, le grignotement est en marche ! Absurde et conceptuel.
  • Ria Laune, Délivre-nous du mal (illustré par Venom) : Grinçante histoire de haine familiale… de ces rancunes qui nous hantent au-delà de la barrière de la mort.
  • Vincent T., Les âmes de la foire (illustré par Lenté Chris) : Tourbillon de fantômes, monde du cinéma et obsession amoureuse.
  • Jérôme Nedelec, Tri Nox Samoni (illustré par Simon “Kinglizard” Back et Fred “DreamProphet” Wullsch) : Mélange entre rites païens, humiliations ulcérantes et bouillonnement de vengeance, cette nouvelle vous entraînera sur les chemins de l’Histoire la plus reculée.
  • Guillaume G. Lemaître, La dette du psychopompe (illustré par Lenté Chris) : Grotesque, gore, dérangeante et pince-sans-rire, une fresque intime et barrée autour d’un couple infernal de parias fascinés par la Mort.


Avis :
 
18 auteurs, 18 styles et univers originaux, 18 nouvelles autour de la Mort, jamais déprimantes ou larmoyantes, toujours passionnantes. Science-fiction, horreur, gothique, fantastique, humour, les genres sont variés, tous les lecteurs peuvent sans problème y trouver leur compte.
J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir deux auteurs dont j'avais déjà beaucoup apprécié les écrits, à savoir Southeast Jones (Il sera une fois...) et Bruno Pochesci (Le moins pire des mondes) ; j'ai découvert avec tout autant de plaisir les seize autres auteurs. C'est rare, mais j'ai aimé toutes les nouvelles de ce recueil : j'ai bien ri, j'ai voyagé, j'ai frissonné, j'ai été horrifiée et j'ai même versé ma petite larme. Mort(s) m'a fait vivre de multiples émotions, j'ai adoré cette lecture.
Petit plus, chaque nouvelle s'accompagne d'une illustration originale. Cette anthologie est vraiment une très belle initiative pour découvrir de nouveaux auteurs et de nouveaux illustrateurs !
 
 
Modalités de téléchargement :
 
Le téléchargement de Mort(s) est extrêmement simple : un petit clic ICI pour aller sur le site des éditions des Artistes Fous Associés, puis un autre clic sur la mention "epub2" ou "epub3" : une nouvelle fenêtre s'ouvrira, il suffira alors de cliquer sur le bouton bleu "Télécharger".
 
Bonne découverte 😄
 
 
 
 

mardi 4 octobre 2016

Il sera une fois..., de Southeast Jones

Fiche technique :
 
Auteur : Southeast Jones
Titre : Il sera une fois... 
Editeur / Collection : Séma éditions / Séma Galaxie
Nombre de pages : 236
Date de parution : Mars 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Il sera une fois vous invite à rêver demain : de l’humain au surhumain, de notre insignifiante petite planète aux confins de l’univers et au-delà, Southeast Jones vous convie à découvrir ses visions d’avenir au travers de quinze contes étranges, drôles ou inquiétants.
Ces histoires hors du commun vous fourniront nombre de réflexions sur les futurs possibles imaginés par l’auteur : quelle serait votre réaction si vous appreniez qu’il y a bien une vie après la mort ? Qui est ce Père Noël un peu bizarre que l’on voit le 24 décembre sur Carabistouille IV ? Quelles pourraient être les conséquences de la victoire des mutants contre le genre humain ? Quelles traces garde-t-on quand on a été avalé par un ogre ? Que faire si, pour sauver la Terre, il fallait détruire l’Humanité ?
S’inspirant du « Golden Age of science-fiction », l’auteur vous ouvre grand les portes de ses univers.
 
 
Détail des nouvelles :
 
Barbares ! : La colonie spatiale Manamée doit faire face à l'invasion de barbares destructeurs de mondes.
Contrat : Il faut bien réfléchir aux conséquences quand on signe un contrat avec le diable.
Emancipation : Un homme sujet à une agoraphobie sévère se terre dans sa maison en attendant la fin du monde.
Divergence d'opinion : Quand une guerre de religion mène à l'extinction d'un peuple.
Question de foi : Quand le Pape rencontre un extraterrestre, la foi va être mise à rude épreuve.
Rétrocession : La dure vie de marin, sur mer ou dans l'espace.
Jonas : Une rencontre bien particulière dans un cabaret de troisième zone.
Trip : L'expérience ultime d'Internet.
Grand-Veille : Deux jours de fête, c'est l'occasion de se retrouver en famille.
Notre-Dame des opossums : Les rapports d'une expédition scientifique mystérieusement disparue sont découverts dans un vaisseau abandonné.
Début de semaine : La troisième guerre mondiale est déclarée.
Le C.R.I.M. était presque parfait : Quand l'envie de tester une nouvelle invention est plus forte que le soucis de sa propre sécurité.
Le temps du repos : Les derniers instants d'un monstre.
Noël lointain : Un bien étrange Père Noël est apparu dans le ciel.
Les enfants de nos enfants : Un aperçu de l'évolution de l'espèce humaine.
 
 
Avis :
 
Il sera une fois... Voici un titre bien évocateur ! En 15 nouvelles, Southeast Jones nous entraîne dans un futur plus ou moins lointain, aux multiples facettes, qui toutes (ou presque) ont trait à la fin de l'homme et de la Terre tels que nous les connaissons actuellement. Rencontres extraterrestres, découverte de l'univers, évolution naturelle (ou non), avancées technologiques, guerres et utilisation d'armes de destruction massive, les manières de détruire mondes et civilisations sont nombreux, tout comme les futurs qui en découleront.
Les histoires sont plutôt sombres - plus par les thèmes abordés que par le ton employé -, souvent mélancoliques, et elles finissent mal en général ; pourtant je suis ressortie de cette lecture étrangement sereine et optimiste alors que je m'attendais à être morose et déprimée. J'ai pris énormément de plaisir à lire ce recueil de nouvelles, toutes m'ont beaucoup plu, même si j'ai eu un coup de coeur pour Barbares ! qui m'a émue et dont la fin m'a vraiment surprise et Notre-Dame des opossums qui distille les informations au compte goutte pour maintenir le lecteur en haleine. L'écriture de Southest Jones est belle et fluide, il alterne drames et récits plus légers, parfois teintés d'humour, sans problème. Les histoires sont complètes, on entre dans le vif du sujet très rapidement, c'est clair et précis, mais les émotions sont quand même bien présentes. Aucun de ces texte ne peut laisser le lecteur indifférent, ils vont vous faire voyager, frissonner, rire ou pleurer... et surtout réfléchir . Et pour poursuivre cette invitation au voyage, à l'évasion, chaque nouvelle est illustrée par un graphiste du collectif Artistes Fous Associés auquel appartient l'auteur.
 
 
Exemples d'illustration : Début de semaine par JC Gapdy (à gauche) et Trip par Stef-W (à droite)

Si vous souhaitez allier évasion et réflexion sur le futur qui nous attend, ne passez pas à côté d'Il sera une fois... ! A découvrir en format numérique ou papier aux éditions Séma. Un grand merci à eux pour cette très belle découverte !



jeudi 29 septembre 2016

La Main de Gloire, de Julien Noël

Fiche technique :
 
Auteur : Julien Noël
Titre : La Main de Gloire
Editeur : Auto-édition
Nombre de pages : 56
Date de parution : Août 2016
 
 
Incipit (premières lignes de la nouvelle) :
 
La première chose à savoir à propos de Robin, c’est que c’est un minable. Il devait d’ailleurs y être prédestiné, prénommé comme il le fut d’après le mouton du Roman de Renart. Mais ça, Robin veut pas l’admettre : il aspire aux plus grandes destinées. Or c’est un criminel de troisième zone, et un pire sorcier. Pourtant, c'est pas faute d’avoir l’esprit d’entreprise...
 
 
Avis :
 
Le 22 août 2016, c'était le Ray's Day, une date devenue depuis 2014 la fête de la lecture sous toutes ses formes. A cette occasion, l'auteur Julien Noël a eu l'excellente idée d'offrir à 22 lecteurs tirés au sort l'une de ses nouvelles, La Main de Gloire, numérotée et signée. Une très belle initiative pour se faire connaître et célébrer cette journée dédiée à la lecture, aux lecteurs et aux auteurs !
 
Après bien des déboires (merci La Poste !!) j'ai enfin reçu mon exemplaire de La Main de Gloire. Le moins que je puisse dire, c'est qu'il est superbe, un vrai petit bijou. Couverture embossée, reliure cousue main dans le style japonais, reproduction de gravures... L'auteur s'est donné du mal pour réaliser ce petit cadeau, j'ai vraiment apprécié l'attention apportée aux détails. Il explique ainsi sur son blog comment il a travaillé les gravures, je vous invite à aller vous rendre compte du travail fourni (ICI), c'est assez impressionnant !

Concernant la nouvelle, on pourrait la classer dans la catégorie des thrillers fantastiques. Elle met en scène un héros minable, un criminel de bas étage qui aspire à une existence bien au-dessus de ses capacités. Vivotant de petits (et glauques) trafics, il se retrouve un jour au pied du mur, devant régler une dette contractée auprès d'un puissant sorcier. Commence alors une quête dangereuse...
J'ai bien aimé l'intrigue, dont on découvre les tenants et les aboutissants petit à petit. Les personnages sont fantasques, l'ambiance est sombre et oppressante, il y a du suspense et de l'action. Le style de l'auteur est agréable à lire, il ne se prend pas au sérieux mais nous livre une histoire bien dosée, où la tension monte crescendo. Le récit est complet mais la fin est ouverte, elle laisse entrevoir la possibilité d'une suite ou de nouvelles aventures mettant en scène les mêmes personnages... Que demander de plus ?
 
Je remercie chaudement Julien Noël pour cette sympathique découverte. N'hésitez pas à aller découvrir son travail et ses écrits sur son blog, vous tomberez sûrement sous son charme.



mardi 6 septembre 2016

Élixir de nouvelles steampunk, de Delphine Schmitz

Fiche technique :
 
Auteur : Delphine Schmitz
Titre : Élixir de nouvelles steampunk
Editeur / Collection : Séma éditions / Séma Galaxie
Nombre de pages : 226
Date de parution : Septembre 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Élixir vous ouvre les portes d’un passé futuriste qui n’a jamais existé.
À moins que...
Dans ce monde de vapeur et de rouages où science et magie se côtoient, vous rencontrerez des inventeurs plus loufoques les uns que les autres, parfois charmants, d’autres fois terrifiants. Vous découvrirez un appareil photographique qui n’en fait qu’à sa tête, un sous-marin en quête de créatures fabuleuses, un musée de cire où les statues prennent vie, le premier ordinateur de l’Histoire, et bien d’autres choses encore.
Au fur et à mesure de votre lecture, d’étranges liens entre les textes éveilleront votre intérêt. Vous ne pourrez vous empêcher de remarquer la présence fugace mais récurrente de mystérieux matériaux aux étonnants pouvoirs. Et si la dernière nouvelle vous livrait leur secret ?
 
 
Avis :
 
Tout d'abord, un grand merci aux éditions Séma pour m'avoir permis de découvrir ce titre en avant-première. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce recueil de nouvelles, je vous le recommande chaudement. Sortie officielle le 10 septembre (2016), gardez le titre en mémoire !

Empruntant à l'esthétique steampunk ses codes les plus célèbres, comme par exemple l'ambiance fin XIXème siècle ou les automates et autres mécaniques complexes, ce recueil comporte neuf nouvelles toutes plus intéressantes les unes que les autres. Je ne les détaillerais pas une par une, car même si elles peuvent se lire de manière indépendante, mises bout à bout elles forment une histoire complète et cohérente qui trouve son dénouement dans la dernière nouvelle. Il vaut donc mieux les lire dans l'ordre, car des personnages principaux d'une nouvelle peuvent faire une apparition dans une autre histoire (j'ai adoré voir ce qu'ils sont devenus quelques années plus tard), ou des faits révolus être évoqués. Sachez cependant que vous y trouverez, dans le désordre, des inventeurs talentueux et des savants fous, des inventions précoces, de mystérieuses substances, des génies du mal, des créatures fabuleuses et fantastiques, des artéfacts maudits, quelques personnages célèbres, de l'action, du suspense et de l'aventure...
Au fil des histoires, l'auteur nous entraine dans son univers bien particulier de steampunk francophone, elle nous fait frissonner dans une ambiance à la Edgar Allan Poe ou bien voyager sous les mers comme dans un roman de Jules Verne. La plume de Delphine Schmitz est très agréable à lire, entre inventivité, références littéraires et sensibilité poétique. Les différents personnages sont intéressants et bien croqués malgré le faible nombre de pages, et l'introduction du fantastique se fait tout naturellement ; quand à l'intrigue, qui se dévoile petit à petit, elle est passionnante et le dénouement est totalement inattendu. Personnellement, j'ai adoré le clin d'œil final mettant en scène un personnage réel dont j'apprécie énormément le travail.



 

jeudi 24 mars 2016

La stratégie des as, de Damien Snyers

Fiche technique :

Auteur : Damien Snyers
Titre : La stratégie des as
Editeur / Collection : ActuSF / 3 Souhaits
Nombre de pages : 256
Date de parution : Février 2016


Quatrième de couverture :

Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis... Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m'a proposé ce contrat juteux, je n'avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n'était pas qu'une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu'on m'a gentiment offert de force risque bien de m'éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j'ai sauté à pieds joints dans le piège. L'amour du risque, je vous dis. Enfin... c'est pas tout ça, mais j'ai une vie à sauver. La mienne.


Avis :

Si vous cherchez une lecture détente pour passer un agréable moment n'allez pas plus loin, La stratégie des as est là ! Première publication d'un jeune auteur belge, ce roman est un savoureux mélange de genres : fantasy, steampunk, uchronie, action et humour cohabitent en harmonie pour donner une lecture réjouissante et pleine de peps.
 
Une sympathique équipe d'arnaqueurs, aussi improbable qu'efficace, tente de mettre au point le cambriolage parfait. Entre les repérages, la préparation minutieuse et l'improvisation finale, ils vont devoir lutter contre une mort annoncée. La base de l'intrigue n'est pas des plus originales, cette idée de braquage qui ne se passe pas tout à fait comme prévu a été vue et revue, notamment au cinéma avec des films tels que Braquage à l'italienne, Ocean's Eleven ou plus récemment Insaisissables, mais c'est une formule qui marche bien, alors pourquoi bouder son plaisir ?
Les personnages sont variés et attachants, il y a dans l'équipe un elfe beau parleur, un troll costaud, une métisse mi-elfe mi-humaine à fleur de peau et une humaine débrouillarde, mais on trouve également des mages, des riches mystérieux et manipulateurs... il y en a pour tous les goûts, pour peu que l'on aime la littérature de l'imaginaire. L'humour est bien présent tout au long du roman, il y a beaucoup d'action, de rebondissements et de retournements de situation, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde pendant la lecture. Le fait que le narrateur soit le héros principal nous place au plus près de l'action, ce qui joue beaucoup sur le rythme de l'histoire. Le style de Damien Snyers est simple et agréable à lire, et entre deux péripéties il arrive à aborder des thèmes sérieux tels que la maladie, la vieillesse, l'acceptation des différences...
En bonus de fin de volume, on trouve une nouvelle centrée sur l'un des personnages principaux et une sympathique interview de l'auteur. Ce premier roman est une belle réussite, j'ai hâte de découvrir les prochaines publications de Damien Snyers !



 

lundi 31 août 2015

Le crime du comte Neville, d'Amélie Nothomb

Fiche technique :
 
Auteur : Amélie Nothomb
Titre : Le crime du comte Neville
Editeur / Collection : Albin Michel / Littérature française
Nombre de pages : 144
Date de parution : Août 2015
 
 
Quatrième de couverture :
 
« Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. »
 
 
Avis :
 
Comme d'habitude, ce n'est pas avec la quatrième de couverture que l'on va savoir de quoi parle le dernier roman d'Amélie Nothomb ; le titre est dans ce cas précis bien plus révélateur que la citation mise en avant ! Pour faire court, en allant rechercher sa fille à priori fugueuse chez une voyante, le comte Neville reçoit une prédiction embarrassante : lors de la prochaine fête qu'il donnera, il tuera un invité. Noblesse oblige, ce meurtre doit avoir un certain panache et ne pas déroger aux règles en vigueur dans l'aristocratie belge ; le comte Neville tente alors de trouver la victime idéale tout en organisant la dernière garden-party annuelle qui aura lieu dans le château familial.
Le crime du comte Neville contient la plupart des éléments constitutifs des romans d'Amélie Nothomb : un texte court au vocabulaire riche, des patronymes improbables, de longs dialogues teintés de philosophie, des références littéraires, du champagne et des notions de savoir-vivre qui peuvent parfois paraitre désuètes. On aime ou on n'aime pas. Personnellement cela me m'a jamais dérangée, si bien qu'Amélie Nothomb est devenue pour moi un rendez-vous incontournable de la rentrée littéraire... Bien sûr il y a des hauts et des bas, j'ai adoré certains titres et peu apprécié d'autres lectures. Le crime du comte Neville entre pour moi dans la catégorie "peut mieux faire" : le roman se lit bien (et vite, trop vite même !), le style est agréable, il y a une légère touche d'humour, mais je ne lui ai pas trouvé grand intérêt. La conclusion, qui ressemble à un gag, abrupte et rapide, m'a laissée comme un goût d'inachevé qui m'a dérangée. J'avais adoré Pétronille l'année dernière, Le crime du comte Neville ne me laissera pas un souvenir impérissable.
 
 
Notation :
 
7/10.
 
 
 
 

lundi 3 août 2015

La brûlure du chocolat, de Barbara Abel

Fiche technique :

Auteur : Barbara Abel
Titre : La brûlure du chocolat
Editeur : Fleuve
Nombre de pages : 324
Date d'édition : Octobre 2010


Résumé éditeur :

Zoé Letellier est une jeune écrivaine dont le succès dépasse les frontières. Tout le monde se retourne sur elle dans la rue, lit sa vie dans les magazines, bref tout le monde la connaît sauf... elle ! Car depuis qu'elle a perdu la mémoire après un mystérieux choc émotionnel, elle est non seulement incapable de savoir qui elle est, comment elle s'appelle, où elle habite, mais aussi d'envoyer son très attendu nouveau manuscrit à son éditrice ou, accessoirement, d'éprouver le moindre sentiment pour le garçon qu'elle doit épouser... à la fin de la semaine !
Aidée de ses proches, notre héroïne s'attelle à la quête de toute une vie : apprendre en quelques jours qui elle est, ce qu'elle veut vraiment, et ce qu'elle aimerait changer de l'ancienne Zoé. Seulement voilà, entre ce que lui disent les uns et ce que lui taisent les autres, pas facile de s'y retrouver. D'ailleurs, ont-ils réellement tous intérêt à ce qu'elle recouvre la mémoire ?
Une jolie leçon de vie à suivre à une époque où tellement de gens cherchent à faire le point. Et si la meilleure solution était de devenir amnésique ?


Avis :

Je connais Barbara Abel pour ses thrillers psychologiques, que j'aime énormément. Je la découvre ici dans un registre différent, et je dois dire qu'elle me convainc tout autant de son talent.
 
Zoé est une jeune femme sympathique qui a moins d'une semaine pour retrouver la mémoire. Ses proches - famille, amie d'enfance, fiancé - proposent de l'aider et tous, jour après jour, vont lui raconter des anecdotes sur sa vie, son passé, ses connaissances. Cependant l'occasion est trop belle pour certains de faire l'impasse sur quelques souvenirs gênants, d'oublier de mentionner une importante dispute, etc... si bien que Zoé commence à remarquer des incohérences dans les souvenirs dont on l'abreuve. Entre secrets de famille, mensonges et désillusions, la guérison ne sera pas de tout repos pour notre héroïne.

La brûlure du chocolat est une délicieuse mise en abyme. Zoé écrit un livre racontant son expérience d'amnésie rétrograde, et c'est cette histoire que nous lisons, depuis le réveil de la narratrice à l'hôpital jusqu'au dénouement où elle commence à rédiger son roman. Le roman se compose d'anecdotes - tantôt drôles, tantôt émouvantes - racontées par ses proches, mais aussi du récit de sa quête et de ses réactions face aux événements qui s'enchaînent et se déchaînent bien malgré elle.
Le style de l'auteur est parfois humoristique, parfois grave, mais toujours très agréable à lire. Barbara Abel joue avec les mots, elle utilise notamment beaucoup de paronymes qui rendent bien compte de l'état de confusion de Zoé et des non-dits qui entourent sa quête d'identité. Il y a du suspense dans ce roman, même si ce n'est pas un thriller, le rythme s'accélère petit à petit et les spéculations sur le mystérieux choc émotionnel qui a vidé la mémoire de Zoé vont bon train. J'ai découvert le fin mot de l'histoire avant qu'il ne soit dévoilé, mais à la dernière minute, ce qui fait que l'intrigue m'a tenue en haleine jusqu'au bout.


Note :

8/10.



 

mercredi 28 janvier 2015

Trois petits singes, d'Emilio Van der Zuiden

Fiche technique :
 
Auteur : Emilio Van der Zuiden
Titre : Trois petits singes
Série / Volume : McQueen volume 1
Editeur : Paquet
Nombre de pages : 48
Date de parution : Septembre 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
New York, 1967. McQueen, un détective privé aux méthodes douteuses, n'a pas son pareil pour attirer les coups et les femmes fatales. Le colonel de Crécy l'engage pour retrouver sa nièce, Millie, et son secrétaire particulier, François Bonnard. Les deux jeunes gens ont disparu en emportant une statuette d'une valeur inestimable. McQueen, obsédé par une autre affaire, envoie son associé, Pépé Fregasol, enquêter. Mais la police ne tarde pas à lui apprendre que Fregasol et Bonnard ont été retrouvés assassinés dans un hôtel de Chinatown...
 
 
Avis :
 
J'ai lu Trois petits singes dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio ; je remercie Babelio ainsi que les éditions Paquet, pour m'avoir permis de découvrir cette très intéressante bande dessinée.
 
Voici une BD qui pourrait parfaitement illustrer le style "hard boiled", l'un des genres du polar. On y retrouve un enquêteur solitaire et violent, qui noie son mal-être dans l'alcool et les médicaments, quelques femmes fatales, bien pourvues et court vêtues, une histoire de vol et de disparition, et beaucoup d'action : ça se castagne et ça se tire dessus à tout va !
J'ai bien aimé cette idée de détective traumatisé par une ancienne affaire (il consulte une psy à cause de cela), qui se perçoit comme une brute, un monstre, et que l'on verra toujours sous la forme d'un grand singe bleu (il est d'ailleurs surnommé "Le macaque"), sauf une fois, où sa véritable apparence apparaitra au détour d'un miroir. L'intrigue est touffue, l'action omniprésente et les dialogues nombreux. Le découpage est plutôt original ; l'histoire est divisée en courts chapitres, certaines planches échappent au classique découpage en vignettes, mais ce qui m'a le plus frappé, ce sont les bordures noires des planches, qui nous plongent tout de suite dans une ambiance sombre, et la différence entre les bulles de McQueen (noires) et des autres personnages (blanches). Ajoutez à cela de très beaux dessins (je pense qu'ils plairont tout particulièrement à la gente masculine !) et vous obtiendrez un très bel album. Vivement la suite !

 
Notation :
 
8,5/10.
 
 
Voici deux planches extraites de la BD pour vous faire une petite idée du style de l'auteur :




mardi 13 janvier 2015

L'instinct maternel, de Barbara Abel

Fiche technique :
 
Auteur : Barbara Abel
Titre : L'instinct maternel
Editeur : Le Masque
Nombre de pages : 380
Date de parution : Mars 2013
 
 
Quatrième de couverture :
 
Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait. Leur agressivité et leur mépris l'un envers l'autre sont renforcés par le fait qu'ils n'ont jamais pu avoir d'enfant. Un soir, Richard lui annonce qu'il la quitte pour une autre. Folle de rage, Jeanne le précipite dans l'escalier où il se rompt le cou. Pour ses proches, pas de doute, c'est une veuve éplorée. Quand elle apprend que faute d'héritier mâle la fortune familiale ne lui reviendra pas et que Richard a légué son propre argent à une inconnue, elle met en place un plan diabolique...
 
 
Avis :
 
L'instinct maternel a reçu le prix du roman policier du festival de Cognac en 2002. Belle récompense pour un premier roman, et amplement méritée. Bien sûr il y a quelques petites imperfections, ne serait-ce que l'issue finale, peu crédible et à mon avis irréalisable, même avec la meilleure volonté au monde, mais cela n'enlève rien au plaisir de lire ce thriller machiavélique et angoissant. Emportée par le suspense et la rapide succession des évènements, je n'ai finalement réalisé l'improbabilité du dénouement qu'à tête reposée, une fois le roman terminé. Le style de l'auteur est très agréable à lire, les chapitres sont relativement courts et les personnages sont convaincants, en particulier Jeanne  que l'on voit sombrer peu à peu dans la folie et Suzanna qui oscille entre espoir et résignation... Tous les ingrédients sont réunis pour passer un très bon moment de lecture !
 
 
Notation :
 
7,5/10.
 
 
 
 
 
 
 
Voici une petite dédicace qui met tout de suite dans l'ambiance !
J'ai eu l'occasion de rencontrer Barbara Abel lors de l'édition 2014 du festival Quais du Polar, c'est une personne vraiment adorable... N'hésitez pas à aller la voir si elle dédicace près de chez vous.