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mardi 11 août 2015

La vie quand elle était à nous, de Marian Izaguirre

Fiche technique :

Auteur : Marian Izaguirre
Traducteur : Séverine Rosset
Titre : La vie quand elle était à nous
Editeur / Collection : Albin Michel / Littérature étrangère
Nombre de pages : 398
Date de parution : Octobre 2015


Quatrième de couverture :

« Quand la vie était à nous »... Lola regrette le temps où son existence était peuplée de promesses et d'illusions, de livres et de discussions enflammées, d'amour et de projets pour bâtir une Espagne démocratique. L'espoir de 1936.
Quinze années ont passé et ses rêves se sont envolés. Il ne lui reste de cette époque, à elle et à son mari Matías, qu'une petite librairie-papèterie dans les ruelles sombres d'un quartier de Madrid. C'est dans ce modeste lieu de résistance culturelle que Lola fait la connaissance d'Alice, une anglaise dont elle partage la passion pour la littérature. Intriguée par un livre en vitrine, Alice entraîne Lola dans une lecture singulière et bouleversante : La fille aux cheveux de lin, l'histoire de Rose, Anglaise comme elle, soupçonnée d'être la fille du duc d'Ashford...
Des paysages de Normandie à l'Angleterre de la première guerre mondiale, du Paris des années folles à l'Espagne des Brigades internationales, la romancière Marian Izaguirre nous entraîne dans un véritable voyage à travers la littérature, vibrant hommage à la force des mots.


Avis :
 
J'ai eu la possibilité de lire en avant-première La vie quand elle était à nous grâce à une opération spéciale Masse critique du site Babelio. Un grand merci à Babelio, ainsi qu'aux éditions Albin Michel, pour m'avoir fait découvrir cet excellent roman.
Je n'ai pas pour habitude de chroniquer des romans plusieurs mois avant leur sortie, mais c'est la règle du jeu avec les opérations Masse critique : les avis doivent être publiés dans les 30 jours qui suivent la réception de l'ouvrage. La vie quand elle était à nous sortira le 1er octobre en librairie, gardez ce titre en mémoire car ce serait vraiment dommage de passer à côté.
« Quand tu te sentiras seule, lis un livre. Ça t'aidera à te sentir meilleure. Ça te sauvera. »
La vie quand elle était à nous est un très beau roman où il est question de rencontres (de celles qui changent la vie), de secrets de famille et de non-dits qui empoisonnent l'existence, mais également d'amour des livres et de la littérature. Prenant corps dans l'Europe de la première moitié du XXème siècle, plus précisément de 1900 à 1951, l'intrigue à tiroirs met en scène des personnages attachants confrontés aux difficultés de la vie : Lola et Matías, le couple de libraires qui a tout perdu pendant la guerre d'Espagne, Alice, la mystérieuse Anglaise en deuil de son grand amour ou Rose, l'enfant illégitime qui ne sait où est sa place.
L'écriture est fluide, très agréable à lire, il y a beaucoup de douceur et de délicatesse dans ce texte, de l'émotion et un peu d'humour également. Les trois histoires imbriquées (le présent, le passé, le roman) s'enchaînent harmonieusement, on passe de l'une à l'autre sans à-coups et en gardant l'intérêt intact. Et petit bonus pour les amoureux des arts et de la littérature, le roman est émaillé de citations et de références qui donnent envie de (re)découvrir certaines œuvres phares du début du siècle.


Notation :

8,5/10.



 

dimanche 8 mars 2015

Le gardien invisible, de Dolores Redondo

Fiche technique :
 
Auteur : Dolores Redondo
Traducteur : Marianne Millon
Titre : Le gardien invisible
Série / Volume : Trilogie du Baztán volume 1
Editeur / Collection : Folio / Policier
Nombre de pages : 528
Date de parution : Janvier 2015
 
 
Quatrième de couverture :
 
Au Pays basque, sur les berges du Baztán, le corps dénudé et meurtri d’une jeune fille est retrouvé, les poils d’un animal éparpillés sur elle. La légende raconte que dans la forêt vit le basajaun, une étrange créature mi-ours, mi-homme… L’inspectrice Amaia Salazar, rompue aux techniques d’investigation les plus modernes, revient dans cette vallée dont elle est originaire pour mener à bien cette enquête qui mêle superstitions ancestrales, meurtres en série et blessures d’enfance.
 
 
Avis :
 
J'ai lu Le gardien invisible dans le cadre d'un partenariat avec le site Livraddict et les éditions Folio. Un grand merci à eux pour m'avoir permis de découvrir ce très bon thriller espagnol.
 
Le gardien invisible est un formidable guide touristique pour la commune d'Elizondo : folklore, histoire, us et coutumes, spécialités locales, description de la commune et des superbes paysages environnants, l'auteur nous fait la totale. S'il n'y avait pas ces meurtres atroces de très jeunes filles, je serais bien allée y passer des vacances ! 
Plaisanterie mise à part, j'ai vraiment aimé la précision apportée par l'auteur dans la description du cadre de l'enquête, je trouve que cela la rendue plus réelle. Cette impression de réalisme est également renforcée par le soin apporté dans la description des méthodes d'investigation médico-légales, bien loin de l'idée que l'on peut s'en faire en regardant certaines séries télé à succès. Et heureusement qu'il y a ces précisions scientifiques, parce qu'entre la divination par le tarot, la présence du basajaun (créature mythologique protectrice de la forêt, sorte de Bigfoot du Pays basque) et l'intervention de la déesse-mère Mari, on pourrait craindre une enquête fantaisiste, irréalisable en dehors de la fiction.
A l'enquête menée pour retrouver un implacable tueur en série s'ajoutent les problèmes familiaux de l'enquêtrice, Amaia Salazar : enfance traumatisante, secrets de famille et rancunes tenaces, le retour dans sa ville d'origine n'est pas de tout repos.
Le style de l'auteur (et donc du traducteur) est agréable à lire. Les chapitres sont relativement courts, le rythme est soutenu, le suspense présent de bout en bout, et les enchainements entre passé et présent se font sans heurts. Les apports mythologiques se mêlent harmonieusement à l'enquête, plus classique : cette introduction du fantastique ne m'a finalement pas choquée. Concernant les personnages, je les ai trouvés très intéressants, attachants même pour les principaux ; chacun a ses failles et une personnalité bien développée, bien que certains membres de l'équipe d'Amaia me semblent un peu trop stéréotypés.
J'ai passé un excellent moment de lecture tout en apprenant beaucoup sur le Pays basque. Je lirai le deuxième volume de la Trilogie du Baztán, De chair et d’os, avec plaisir. Et pas de soucis pour ceux et celles qui ne voudraient pas se lancer dans une série, ce premier volume se suffit à lui-même : l'enquête est close et toutes les questions posées au cours du roman ont trouvé leur réponse à la fin.


Notation :
 
8/10.