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jeudi 7 décembre 2017

La guerre à la politesse est un combat sans merci !, par Gaspard De Lalune

Fiche technique :

Auteur : Gaspard De Lalune
Titre : La guerre à la politesse est un combat sans merci !
Editeur : Les éditions Textuel
Nombre de pages : 64
Date de parution : Octobre 2017


Quatrième de couverture :

Ce livre réjouissant combine avec panache humour et graphisme.
Entre pop culture et esthétique Belle Époque, il présente de vraies / fausses planches encyclopédiques, publicités et gravures anciennes malicieusement détournées au service de jeux de mots pas toujours polis.
Alors imposteur ou génie méconnu ? Suivez Gaspard De Lalune, artiste Dada prolifique, dans ses très visuels calembours délicieusement absurdes et franchement impertinents.


Avis :

Tout est dit, ou presque, dans la quatrième de couverture. Si vous êtes à la recherche d'un cadeau de Noël original n'allez pas plus loin, La guerre à la politesse est un combat sans merci ! est fait pour vous !
 
La guerre à la politesse est un combat sans merci ! est un très bel album grand format, avec couverture cartonnée et verni sélectif, composé de planches toutes plus jouissives les unes que les autres. Sous forme de publicités anciennes ou de planches encyclopédiques de style Deyrolle (vous savez, ces planches murales que l'on pouvait trouver dans les salles de classes il y a quelques décennies) l'auteur nous propose une multitude de calembours. Certains jeux de mots sont plus fins que d'autres, ou de meilleur goût, mais tous sont extrêmement travaillés et donnent à réfléchir. Expressions détournées, références cinématographiques ou musicales, parfois historiques, ces calembours font appel à la pop culture. Pour schématiser, si vous connaissez les Beatles et les X-Men vous n'aurez pas de problèmes de compréhension. La plupart des jeux de mots sont à base d'homophonies, donc si vous ne les comprenez pas lisez-les à voix haute, vous saisirez ainsi plus facilement les astuces et les références 😉
Pour ma part ces calembours m'ont beaucoup fait rire. Certains m'ont vraiment donné du fil à retordre mais j'ai passé de bons moments à tenter d'en saisir les subtilités. C'est absurde, parfois débile, mais qu'est-ce que ça fait du bien !
 
Gaspard De Lalune signe donc ici un très bel album original et convivial (je ne vous raconte pas les délires en famille pour tenter de comprendre certains jeux de mots !) qui se déguste petit à petit. Vous allez sourire, vous allez rire, et surtout vous allez faire travailler vos cellules grises.
 
Une image valant mieux que mille mots, voici quelques extraits de La guerre à la politesse est un combat sans merci !. Vous excuserez la qualité moyenne des photographies, l'album est trop grand et trop beau pour que je puisse le scanner sans dommages... Un petit clic sur chaque illustration la fera apparaitre en grand format. Profitez-en bien 😊


   
 
 
   
 
 
 
 

mardi 23 août 2016

Poulets grillés, de Sophie Hénaff

Fiche technique :
 
Auteur : Sophie Hénaff
Titre : Poulets grillés
Série / Volume : Anne Capestan, volume 1
Editeur / Collection : Le Livre de poche / Policier
Nombre de pages : 336
Date de parution : Mars 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Le 36 quai des Orfèvres s'offre un nouveau patron. Le but de la manœuvre : faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu'on ne peut pas virer et qui encombrent les services.
Nommée à la tête de ce ramassis d'alcoolos, de porte-poisse, d'homos, d'écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire. Mais voilà, elle déteste obéir et puis... il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !
 
 
Avis :
 
Avec un ton humoristique et légèrement mélancolique, Sophie Hénaff nous entraine dans les pas d'une brigade pas comme les autres, constituée de tous les exclus et laissés pour compte des services de police parisiens. Solitaires, rejetés à cause de leurs attitudes personnelles ou professionnelles, tous vont avoir une pseudo deuxième chance dans ce placard, et certains comptent bien en profiter !

J'ai adoré la galerie de personnages présentée par Sophie Hénaff, je les ai trouvés sympathiques et vraiment attachants : victimes de brimades et de harcèlement moral, ils vont devoir réapprendre à travailler en équipe et à faire confiance aux autres, ce qui n'est pas gagné d'office. Petit à petit, au fil des enquêtes, ils vont se découvrir et dépasser les préjugés qui leur collent à la peau.
Les enquêtes, bien ficelées, sont relativement complexes et tiennent en haleine du début à la fin avec leurs lots de fausses pistes, révélations et coups de théâtre. Le rythme de lecture est rapide, aidé par les très courts chapitres et les nombreux rebondissements : c'est typiquement le genre de roman où l'on se dit : "Aller, un dernier chapitre, il ne fait que 2 pages" et qu'au final on lit d'une traite, ou presque.
 
Pour un premier roman, c'est clairement une réussite ! Maintenant, il ne me reste plus qu'à lire le second volume des enquêtes de cette sympathique brigade : Rester groupés !



 

dimanche 14 août 2016

Les aventures improbables de Julie Dumont, de Cassandra O'Donnell

Fiche technique :

Auteur : Cassandra O'Donnell
Titre : Les aventures improbables de Julie Dumont
Editeur / Collection : Pygmalion / Littérature française
Nombre de pages : 364
Date de parution : Mars 2016


Quatrième de couverture :

Il y a des filles qui n’ont pas de bol. Celles qui ont tiré les mauvaises cartes dès le début. Celles-là, on n’a ni envie de les engueuler ni de leur tirer dessus. Puis il y a celles qui prennent les mauvaises décisions quoi qu’il arrive. Bref, les filles à emmerdes, celles qu’on a envie de gifler ou d’étrangler. J’appartiens clairement à la deuxième catégorie.
Oh, je ne m’en glorifie pas. C’est un état de fait. J’attire les catastrophes. Quoique je dise ou quoique je fasse, il y a toujours un couac. Celui du jour est sans nul doute de m’être portée au secours d’un type qu'on venait de balancer nonchalamment dans un fossé. Parce qu’une chose est sûre : si j’avais su dans quoi je mettais les pieds en ramassant ce porte-poisse, j’aurais tourné les talons et poursuivi ma route sans me retourner.
Mais la curiosité est un vilain défaut et, dans le petit bourg de province normand où j’ai grandi, les secrets et les drames prolifèrent aussi vite que la gastro et les cancans rattrapent toujours les coupables…


Avis :

Mélange de romance et de policier saupoudré d'une bonne grosse dose d'humour, Les aventures improbables de Julie Dumont est une lecture détente pétillante et savoureuse.

Après avoir conduit à l'hôpital un jeune homme blessé qui a été balancé dans un fossé, Julie Dumont va se retrouver mêlée à une enquête pleine de dangers. Pas facile d'être discrète quand on réside dans une petite bourgade où tout le monde se connait et que l'on traine une drôle de réputation...
Les personnages sont sympathiques et variés, avec, pour certains, ce petit grain de folie qui les rend irrésistibles. Julie Dumont, jeune femme moderne et poissarde affublée d'une famille pour le moins extravagante, en est l'exemple type : le trait est peut-être parfois un peu forcé, mais on se prend vite d'affection pour cette jeune journaliste célibataire qui cache un cœur d'or et un sens prononcé de la justice derrière un caractère que certains qualifieraient de difficile.
L'intrigue est intéressante, l'enquête policière est bien ficelée, ce n'est pas uniquement un prétexte pour mettre en scène l'héroïne. Le ton est léger, mais les dangers sont nombreux et l'action bien présente. On frissonne un peu en suivant Julie dans son enquête, mais on se demande surtout avec un grand sourire quelle nouvelle catastrophe va lui tomber dessus...
Le style de l'auteur Cassandra O'Donnell est simple et agréable à lire. L'histoire racontée à la première personne, les chapitres courts (une dizaine de pages environ), les rebondissements nombreux, tout cela donne un roman dynamique et rythmé que l'on dévore d'une traite.
L'épilogue, enfin, laisse présager de nouvelles aventures pour Julie Dumont et ses acolytes. Si une suite est prévue - ce que j'espère très fort - je serais au rendez-vous pour la lire !



 

dimanche 31 juillet 2016

Dionysos le conquérant, de Louise Roullier

Fiche technique :
 
Auteur : Louise Roullier
Titre : Dionysos le conquérant
Editeur : Netscripteurs éditions
Nombre de pages : 263
Date de parution : Avril 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Vous imaginiez le dieu du vin comme un gaillard ventru, au nez rougeaud et au rire gras ?
Vous aviez tort. Dionysos, dieu de l’ivresse, est avant tout un héros conquérant.
Conquérant de l’Inde : Pour obtenir son permis de séjour dans l’Olympe et sur ordre des dieux, Dionysos doit civiliser les barbares Indiens, à l’Orient du monde, qui refusent de sacrifier aux Olympiens – en plus, ils ne boivent que du thé ! À la tête de son armée bachique, Dionysos se lance alors dans une croisade alcoolique. Les rajahs enragés n’ont qu’à bien se tenir !
Conquérant des cœurs : Menacé depuis sa naissance par la haine de la déesse Héra, le jeune Dionysos a trouvé refuge dans le domaine de Cybèle, une forêt peuplée de divinités. Son amour pour l’ardent satyre Ampélos se heurte à la crainte de le perdre, et la tragédie rattrapera le dieu de la joie et de la fête. Sauf si Dionysos parvient à tordre les fils du destin.
Dans la lignée des Tribulations amoureuses de Poseïdôn, Louise Roullier présente ici un Dionysos complexe, multiple, loin de l’imagerie commune. Elle vous convie à son épopée comique au pays des maharadjas, mais aussi au drame qui a fait de Dionysos le dieu de la vigne et du vin.
Un livre à consommer sans modération !
 
 
Avis :

Ecrit par une diplômée de lettres classiques amoureuse de mythologie, Dionysos le conquérant regroupe deux histoires aux tons résolument opposés : l'une joyeuse et hilarante, La croisade alcoolique de Dionysos, la seconde plus grave et dramatique, Ampélos. Deux histoires bien différentes, deux tons à l'opposé l'un de l'autre, mais un plaisir de lecture égal : j'ai dévoré les aventures de Dionysos avec beaucoup de plaisir et j'ai passé en excellent moment entre détente et culture...

La croisade alcoolique de Dionysos :
 
« Qu'on ne se méprenne pas sur moi [...] Je ne suis pas la caricature d'ivrogne dont se souviendront les incultes des temps futurs. Je ne suis pas un dieu ventripotent qui titube avec une coupe à moitié vide en main. Comme vous le voyez, je suis un beau jeune homme aux cheveux blonds, au visage envoûtant, plein de grâce et de charme. Et, plus qu'un dieu, je suis un héros ! J'étais un simple humain mais, devant la grandeur de mes hauts faits, on m'a accordé une place sur l'Olympe auprès des autres divinités. Et puisque personne ne semble connaître mes exploits, je vais demander à un témoin objectif de raconter, en détail, l'histoire de ma conquête de l'Inde. » 
Ainsi parla Dionysos. Racontée par Silène, son fidèle précepteur toujours à moitié ivre depuis l'invention du vin, la conquête de l'Orient a pour but de civiliser les peuples barbares buveurs de thé, et de les convertir à l'alcoolisme. A la tête d'une armée chahuteuse et hétéroclite composée de bacchantes, ménades, faunes, satyres et cyclopes, sans oublier de mortels totalement acquis à la cause alcoolique, Dionysos part vers l'Est accomplir sa mission civilisatrice. C'est sans compter sur l'intervention de certaines divinités qui feraient tout pour l'empêcher d'accéder à l'Olympe !
Avec ce récit plein d'humour, Louise Roullier nous entraîne sur les traces d'une armée antique en campagne et nous fait découvrir la Grèce et l'Orient à travers le prisme de la mythologie. Il y a un côté instructif indéniable (cartes, glossaire, index des noms et bibliographie sélective sont là pour nous permettre de bien comprendre les tenants et aboutissants de cette quête et d'approfondir le sujet) associé à un côté humoristique très agréable. Le récit de Silène, fantasque et farfelu, est entrecoupé de nombreuses interventions de divinités qui tiennent à ajouter quelques précisions à l'histoire : ces interruptions, qui prennent la forme de notes de bas de page, sont hilarantes et apportent beaucoup au roman.

Ampélos :

Dans cette seconde histoire, plus courte que la première, Louise Roullier revient sur les premières année de la vie de Dionysos, avant qu'il ne devienne un dieu : sa naissance empreinte de violence, son enfance insouciante auprès de sa grand-mère Cybèle, sa rencontre avec le satyre Ampélos et la découverte de ses sentiments à son égard. L'histoire est intéressante, le ton est juste et les sentiments des différents protagonistes sont bien retranscrits. L'auteur arrive à nouveau à marier divertissement et enseignement : on apprend une foule de choses sans s'en rendre compte, personnellement j'adore ça !

Pour conclure, j'ai adoré ce recueil et j'ai découvert une jeune auteur passionnante et pédagogue : la mythologie grecque est  en général plutôt compliquée à appréhender, surtout les généalogies des dieux et des héros. Louise Roullier a réussi à travers ces deux courts romans à la rendre attrayante et accessible sans la dénaturer, du grand art !



 

dimanche 13 mars 2016

Movie Star saison 1 : Deauville, d'Alex Cartier

Fiche technique :

Auteur : Alex Cartier
Titre : Deauville
Série / Volume : Movie Star, volume 1
Editeur : Belfond
Nombre de pages : 526
Date de parution : Mars 2016


Quatrième de couverture :

A votre tour de faire la une des magazines en compagnie d'une star !

Ophélie est une jeune attachée de presse de cinéma. Elle vit à Paris avec son chat (Roméo), son poisson rouge (Juliette), son petit copain (un mec vraiment bien), ses parents (adorables), sa meilleure amie (complètement nympho) et son fantasme érotique de toujours : Michael Brown, un des acteurs les plus bankable et les plus sexy d'Hollywood. Jusque-là rien de très indécent. Jusqu'au jour où son patron envoie Ophélie à Deauville pour son premier festival et qu'elle tombe nez à nez avec Michael dans le hall de l'Hôtel Royal... C'est le début d'une histoire d'amour dangereuse autant que torride. Ophélie est alors précipitée sous les projecteurs comme la nouvelle girl next door au bras d'une des stars les plus sexys au monde...


Avis :

De temps en temps, j'aime bien lire des romances : cela me vide agréablement la tête tout en me redonnant le sourire, et en général après avoir versé quelques larmes (soit parce que c'est beau, soit parce que c'est triste) je vois la vie en rose pendant quelques temps... Ce qui fut encore une fois le cas ici !

Avec Movie Star, nous sommes face à une romance moderne mettant en scène une héroïne adorable et pleine de peps et un acteur qui possède tout ce qu'il faut pour attiser les fantasmes des lectrices. Michael Brown est talentueux, intelligent, charmant (et charmeur), attentionné, sexy, riche et célèbre, j'en passe et des meilleures : comment lui résister ? Fan de l'acteur depuis son adolescence, Ophélie rêve de le rencontrer mais quand ses souhaits se réalisent elle se rend compte qu'il est des choix très difficiles à faire, car ils peuvent changer la vie en profondeur, pour le meilleur comme pour le pire.
 
J'ai pris beaucoup de plaisir à dévorer ce premier volume de Movie Star, le roman se lit très facilement. L'auteur a pris le parti de nous présenter les faits du point de vue d'Ophélie, sous forme de journal intime ; cela donne du rythme à l'histoire, avec des chapitres relativement courts et un ton pressant et réaliste qui nous rend très proches de l'héroïne. Pendant une année, Ophélie va connaître des hauts et des bas, des moments de bonheur et des coups du sort, des instants de plénitude et d'autres de questionnement. Il y a quelques facilités dans le scénario mais  rien de gênant, j'ai ressenti tellement d'empathie pour l'héroïne que j'en ai oublié - petit 1 - qu'Ophélie est un personnage de fiction et - petit 2 - que l'auteur est un homme... Bravo pour avoir rendu Ophélie si vivante ! Les autres personnages sont également bien cernés, j'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour eux (même si j'ai regretté le côté quelque peu manipulateur de certains) et j'ai hâte de les retrouver dans le prochain volume. Outre les personnages, j'ai adoré le ton humoristique et décalé de l'histoire, les références cinématographiques, la découverte du métier d'attaché de presse et de l'envers du décor des grands festivals... et surtout l'histoire d'amour, ni "culcul la praline" ni glauque, qui mêle le romantisme d'un conte de fée moderne à des scènes assez torrides, parfois crues mais pas vulgaires. De quoi émoustiller ses soirées et passer la nuit en bonne compagnie, avec son chéri ou ... Michael Brown !

Un grand merci aux éditions Belfond pour ce partenariat qui m'a permis de passer un très agréable moment de lecture.



samedi 5 mars 2016

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis, de Jonas Jonasson

Fiche technique :

Auteur : Jonas Jonasson
Traducteur : Laurence Mennerich
Titre : L'assassin qui rêvait d'une place au paradis
Editeur / Collection : Presses de la Cité / Littérature contemporaine
Nombre de pages : 382
Date de parution : Février 2016


Quatrième de couverture :

Après trente ans de prison, Johan Andersson, alias Dédé le Meurtrier, est enfin libre. Mais ses vieux démons le rattrapent vite : il s'associe à Per Persson, réceptionniste sans le sou, et à Johanna Kjellander, pasteur défroqué, pour monter une agence de châtiments corporels. Des criminels ont besoin d'un homme de main ? Dédé accourt ! Per et Johanna, eux, amassent les billets. Alors, le jour où Dédé découvre la Bible et renonce à la violence, ses deux acolytes décident de prendre les choses en main et de le détourner du droit chemin...

Après son vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, son analphabète qui savait compter, c'est à un malfrat repenti que Jonas Jonasson donne une seconde chance. Déjanté !


Avis :
 
J'ai eu l'occasion de lire L'assassin qui rêvait d'une place au paradis grâce à une opération spéciale de Masse critique du site Babelio. Merci aux éditions Presses de la Cité, ainsi qu'à Babelio, pour m'avoir permis de découvrir ce roman.
« Il devait donc l'éloigner de Dieu, du Christ et de la Bible, ce trio qui avait une si mauvaise influence sur lui, pour le ramener à sa trinité habituelle : la bibine, le bistrot et la bringue. »
En théorie, L'assassin qui rêvait d'une place au paradis avait tout ce qu'il fallait pour me plaire : des personnages loufoques, des situations cocasses, de l'humour, du dépaysement, des rebondissements et de l'action. Seulement voilà, dans la pratique je ressors de cette lecture quelque peu déçue. Ce roman se laisse lire, j'ai souvent eu le sourire accroché aux lèvres, mais je n'ai jamais éclaté de rire. La faute aux nombreuses digressions et répétitions ? Même si l'histoire est basée sur le comique de répétition, une certaine lassitude fini par s'installer et j'ai trouvé que le roman devenait poussif sur la longueur...
Dans L'assassin qui rêvait d'une place au paradis, on trouve des personnages misanthropes et sans scrupules, des criminels aussi bêtes que méchants (et méchants, ils le sont !), des idées d'arnaques pour devenir riche, des clins d'œil et quelques piques sur la société suédoise. L'intrigue se décompose en trois parties  (première arnaque, deuxième arnaque et troisième arnaque pour faire court) ; un conseil, ne lisez pas tout d'une traite, faite une pause entre chaque partie : vous profiterez peut être ainsi mieux de la lecture en ressentant moins le côté répétitif des situations.
 
J'ai découvert Jonas Jonasson avec ce titre donc je ne peux pas comparer avec ses précédents succès, mais là je dois dire que cela ne m'a pas emballée plus que cela... Dommage, peut être que j'en attendais beaucoup trop au vu de ce que j'avais lu concernant Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire... Avez-vous lu ces deux titres ? Qu'en pensez-vous ? Devrais-je retenter une lecture de Jonas Jonasson ?



 

vendredi 12 février 2016

Le blues du troglodyte, de Kenneth Cook

Fiche technique :
 
Auteur : Kenneth Cook
Traducteur : Mireille Vignol
Titre : Le blues du troglodyte
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 251
Date de parution : Février 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Rien ne va plus dans la vie de Simon Crown. À trente-cinq ans, il est déjà divorcé. La station de radio dont il est propriétaire est au bord de la faillite. Pas la moindre trace d'opales dans la mine où il a investi. Pire, il réside dans une petite ville où il faut habiter des maisons troglodytes pour survivre à la chaleur. Ici, on court au pub le plus proche, peu importe l’heure, pour se poser la seule question existentielle : bière ou whisky ?
Soudain pris d'une irrésistible envie d'en découdre, Simon se retrouve empêtré dans une succession de situations absurdes, dangereuses et parfaitement réjouissantes.
 
 
Avis :
 
Bienvenue à Ginger Whisker, "charmante" bourgade nichée en plein désert australien : quatre pubs, un bordel et un hôtel, des mines d'opale, un campement aborigène, des maisons troglodytes et une population de 5000 âmes fortement alcoolisée. Normal quand le peu d'eau puisée est salée, et devient après traitement un (d)étonnant mélange de vomitif / laxatif... quoi de plus naturel alors que de carburer à la bière et au whisky pour supporter le soleil impitoyable et les températures caniculaires de l'outback ?
« La seule excuse du dieu qui a créé ce pays est d'avoir donné aux hommes l'ingéniosité de bâtir des pubs pour s'en protéger. J'imagine que c'est Dieu qui a créé ce pays. Il n'a pas pu se former par hasard. Un pays aussi résolument insupportable fait forcément partie d'un grand dessein. »
Coincé dans cet enfer, criblé de dettes, Simon Crown se voit proposer un partenariat financier inattendu, mais somme toute assez classique. Débute alors une succession d'événements plus fous les uns que les autres, qui semble le mener droit à la catastrophe...
 
J'ai découvert Kenneth Cook il y a quelques années, avec les nouvelles hilarantes de sa série Histoires du bush. J'ai lu quelques uns de ces autres romans, plus sombres, à l'ambiance noire et oppressante, mais tout aussi bons. Le blues du troglodyte, publié en 1977, se situe un peu entre les deux styles de l'auteur : l'ambiance est sombre et plutôt désespérée, à l'image des pensées de Simon, le narrateur, mais l'humour sous-jacent et les situations loufoques rendent l'atmosphère plus légère.
Les personnages créés par Kenneth Cook sont inoubliables, en particulier Simon, rêveur cynique empêtré dans ses cas de conscience, et Tony, prêtre (presque) défroqué obnubilé par le sexe. Autour d'eux gravite toute une galerie de personnages hauts en couleur, la plupart plus bêtes que méchants, dont les actions et réflexions sont fortement influencées par leur consommation d'alcool. Les événements s'enchaînent sans temps mort, le narrateur est pris dans une spirale qui ne lui laisse aucune occasion de réfléchir à tête reposée... Pris par le rythme de l'histoire le roman se lit rapidement, et pour ma part j'y ai pris beaucoup de plaisir.

Si vous voulez découvrir une Australie aux antipodes des clichés de carte postale, lisez du Kenneth Cook ! Ses textes vous marqueront longtemps, pour ne pas dire à jamais...



 

jeudi 4 février 2016

Pas facile d'être une lady !, d'Elizabeth Monica Delafield

Fiche technique :

Auteur : Elizabeth Monica Delafield
Traducteur : Hélène Hinfray
Titre : Pas facile d'être une lady !
Editeur / Collection : Editions de La Loupe / 19
Nombre de pages : 348
Date de parution : 2015


Présentation éditeur :

Vers 1930 dans le Devonshire, une lady quadragénaire et gaffeuse nous régale de ses mésaventures tout au long d’une année, tiraillée qu'elle est entre ses rôles d'aristocrate, d'épouse, de mère, de femme libérée et d'intellectuelle ; certes elle s'accorde des escapades à Londres, mais c'est moins pour briller en société que pour dépenser l'argent qu'elle n'a pas. Toujours elle nous fait rire en décrivant la vie dans un village anglais avec ses intrigues, la vie dans les milieux branchés de la capitale avec ses ridicules, la vie à la maison aux côtés d’un mari taciturne, des enfants espiègles, une préceptrice française hystérique et des domestiques indociles (sans oublier Helen Wills... le chat). La vie tout court, en somme, racontée dans un style très moderne pour traiter d'un thème indémodable : les petites misères du quotidien.


Avis :

Initialement paru en feuilleton en 1929-1930 dans le journal anglais Time and Tide, puis publié sous le titre The Diary of a Provincial Lady (1930), Pas facile d'être une lady ! se présente sous la forme d'un journal intime. Entre novembre 1929 et octobre 1930, E.M. Delafield nous livre un aperçu de sa vie quotidienne : mondanités interminables, conversations insipides, domestiques ingérables, problèmes d'argent récurrents, enfants turbulents et époux taciturne (pour ne pas dire indiffèrent) rythment une année partagée entre l'ennui de la vie à la campagne et l'excitation des virées londoniennes.
 
Les journées se suivent et ne se ressemblent, pas. Chaque entrée dans le journal est différente de la précédente, elle peut se résumer à quelques mots ou remplir plusieurs pages. Le ton est moderne et humoristique, l'auteur ne se prend pas au sérieux et parsème son récit de pensées plus ou moins profondes.
E.M. Delafield nous fait découvrir une brochette de personnages hauts en couleur qui couvrent un large spectre de la société anglaise de l'entre-deux guerres, mais certaines situations sont intemporelles ; nombre de lectrices pourront se reconnaitre dans le personnage de la narratrice qui cumule - entre autres choses - gaffes et petits tracas du quotidien : des bulbes qui refusent de pousser, des enfants loin d'être aussi parfaits que ceux de ses connaissances, des voisins envahissants, une séance chez le coiffeur qui tourne à la catastrophe ou une garde robe en permanence inadaptée aux circonstances sont autant d'occasions d'égratigner la vie et de réfléchir au sens profond des choses...
 
Quelques unes des pensées d'E.M. Delafield :
  • « Question : Peut-on cultiver l'art de la conversation lorsqu'on vit toute l'année à la campagne ? »
  • « Il faudrait que je me souvienne que réussir en société est rarement le lot des provinciaux. Ils remplissent sans aucun doute une autre fonction dans le vaste champ de la Création, mais je n'ai pas encore trouvé laquelle. »
  • « Une question se pose pour la énième fois : est-il absolument impossible de concilier les aménités de la civilisation avec ne serait-ce que le minimum d'honnêteté requis pour satisfaire sa conscience ? La réponse et toujours en suspens à l'heure qu'il est. »
  • « La haine partagée n'est-elle pas l'un des liens les plus forts entre êtres humains ? La réponse, à mon grand regret, est affirmative. »
  • « S'il y a bien une différence entre les sexes, c'est la tendance masculine à remettre quasiment tout au lendemain, sauf lorsqu'il s'agit de passer à table ou d'aller se coucher. »
 
Pas facile d'être une lady ! se lit très facilement, d'autant plus qu'il n'y a aucun problème à fractionner sa lecture avec ce genre d'ouvrage. Je l'ai trouvé sympathique, mais sans plus ; j'ai souvent eu le sourire aux lèvres, mais je n'ai pas éclaté de rire une seule fois... Pour une immersion humoristique dans la même période et le même milieu social, je préfère nettement la série hilarante des aventures de Jeeves et Wooster écrites par P.G. Wodehouse.
 
 
 
 

mercredi 29 juillet 2015

Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant, d'Andrea H. Japp

Fiche technique :

Auteur : Andrea H. Japp
Titre : Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant
Editeur : Marabout
Nombre de pages : 352
Date d'édition : Juin 2010


Résumé éditeur :

Cinq copines partagent depuis toujours leurs déboires professionnels et sentimentaux : Emma la blonde pulpeuse en mal d'enfant, Nathalie la mère au foyer qui vient de se faire plaquer, Hélène la tête chercheuse qui a fait de son absence de diplomatie une arme redoutable, Charlotte la psy qui finit toujours par coucher avec le plus gratiné de ses patients, et enfin Juliette, l'esthéticienne qui dorlote une clientèle masculine triée sur le volet. Le jour où Charlotte découvre un cadavre enchaîné au volant de sa voiture, elle panique et appelle immédiatement ses amies à la rescousse. Les cadavres s'accumulent …


Avis :

Il y a quelques années, j'adorais lire les romans policier d'Andrea H. Japp, en particulier sa série mettant en scène Gloria Parker-Simmons : bien écrits, avec un suspense soutenu et des personnages à forte personnalité, ces romans me faisaient passer à chaque fois un très bon moment. Etant à la recherche d'une lecture légère et humoristique, sans prise de tête, c'est donc sans hésiter, et avec curiosité, que je me suis plongée dans un roman chick-lit écrit par Andrea H. Japp : Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant.

Les personnages, stéréotypés à mort (mais bon, c'est le genre qui veut ça), ont des caractères bien identifiables. Il y a en pour tous les goûts, et cette variété fait que beaucoup de lectrices pourront s'identifier facilement à l'une ou à l'autre des cinq héroïnes : la mère célibataire un peu dépassée par sa fille adolescente, la femme au foyer récemment abandonnée par son mari, la beauté froide en quête du mâle parfait, l'intellectuelle qui va droit au but ou la nana qui collectionne les histoires d'amour foireuses... Toutes sont des jeunes femmes d'aujourd'hui, 30 - 40 ans environ, un peu fofolles mais le cœur sur la main, prêtes à tout pour venir en aide à l'une des leurs.
Tous les éléments constitutif d'une bonne chick-lit sont présents : le ton léger et décalé, les problèmes relationnels avec la gent masculine, les citadines adaptes du shopping et soucieuses de leur apparence, le happy end de rigueur... On aime ou on n'aime pas, mais au moins on sait à quoi s'attendre. Ajoutez à cela une intrigue alambiquée, un suspens constant et un humour omniprésent et vous obtiendrez une lecture savoureuse. Il y a cependant quelques petits points qui m'ont dérangée : trop de longueurs au début du roman (heureusement le rythme s'accélère dès l'apparition du premier cadavre), trop de superficialité (le shopping est-il vraiment le remède miracle à tous les maux de la terre ?), trop de coïncidences heureuses... Malgré cela Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant est une lecture agréable, idéale pour se vider la tête pendant un long voyage en train ou en avion...


Note :

7,5/10.



mercredi 8 juillet 2015

Le tri sélectif des ordures et autres cons, de Sébastien Gendron

Fiche technique :

Auteur : Sébastien Gendron
Titre : Le tri sélectif des ordures et autres cons
Série / Volume : Dick Lapelouse volume 1
Editeur / Collection : Pocket / Romans français
Nombre de pages : 186
Date d'édition : Février 2014


Résumé éditeur :

Après plusieurs années d’exercice comme tueur à gages au service d’une famille niçoise, Dick Lapelouse décide de se mettre à son compte. Avec le petit pécule et l’expérience qu’il a acquis, il décide de monter un discount. Il propose un catalogue complet de services à coûts réduits pour débarrasser le client des indésirables huissiers, voisins, délateurs, maris violents, corbeaux, etc. Mais son entreprise ne va pas plaire à tout le monde...


Avis :

Le tri sélectif des ordures et autres cons est un pur roman détente, court et amusant, qui pourra même vous donner quelques idées... à ne surtout pas appliquer ! (~_^)
Lorsqu'il crée à Bordeaux sa petite entreprise de tueur à gages proposant des prix défiant toute concurrence, Richard Lapelouse, alias Dick, ne s'imagine pas dans quel pétrin il va mettre les pieds. Entre banquier curieux, clients indécis et OPA hostile, le voici obligé de gérer de nombreux imprévus !
Ecrit à la première personne du singulier, le roman se compose de très courts chapitres qui détaillent dans un premier temps la mise en place de la petite entreprise (rendez-vous avec le banquier, aménagement du bureau, impression de la publicité, aperçu du catalogue), puis vient un défilé de clients plus ou moins farfelus et motivés avant que les problèmes sérieux ne débutent enfin. L'ensemble de tous les chapitres du premier tiers du roman peut sembler assez anecdotique et décousu, mais il permet de planter le décor et d'appréhender la vision qu'a Dick du monde qui l'entoure. 
Le ton du roman est humoristique, mais c'est un humour un peu particulier, noir à souhait et parfois même assez gore (je pense notamment à un passage où Dick doit se débarrasser d'un corps alors qu'il ne possède qu'un couteau à pain, un mini mixer et un sanibroyeur... je vous laisse imaginer la scène !). Si le rythme de lecture est rapide, le rythme du roman est quand à lui victime de quelques petites faiblesses, surtout quand Dick Lapelouse se met à réfléchir sérieusement sur la condition humaine, ses réflexions ayant un coté un peu répétitif... Les personnages sont nombreux mais assez neutres, ils ne sont pas assez développés pour que le lecteur s'y attache. Dommage, parce qu'entre le tueur quadragénaire un brin naïf, son ami psychiatre qui ne veut rien savoir, le banquier pas très net et le consortium de grands méchants, il y avait de quoi faire.
Sébastien Gendron a eu de très bonnes idées avec cette parodie de polar, mais il aurait dû les travailler un peu mieux pour donner plus d'envergure aux aventures de son tueur. Reste à voir si cela s'améliore dans le second volume, La revalorisation des déchets.
 

Note :

7/10.



mardi 23 juin 2015

Dark Lord : Un démon au collège, de Jamie Thomson

Fiche technique :

Auteur : Jamie Thomson
Illustrateur : Freya Hartas
Traducteur : Yves Sarda
Titre : Un démon au collège
Série / Volume : Dark Lord volume 1
Editeur / Collection : Seuil / Jeunesse
Nombre de pages : 304
Date de parution : Octobre 214
Public : Dès 9 ans


Quatrième de couverture :

Après une chute vertigineuse et inexpliquée, Dark Lord, Seigneur des Ténèbres venu d'un autre monde, se retrouve sur Terre dans le corps d'un garçon de 13 ans. Placé dans une famille d'accueil,  le voici obligé d'aller au collège et de faire ses devoirs.
Un véritable enfer pour un Génie du Mal ! Mais attention, Dark Lord n'a pas dit son dernier mot. Il retrouvera ses pouvoirs et sa vengeance sera TERRRIIIIBLE !!!
 
 
Avis :

Quand un démon millénaire se retrouve dans le corps d'un adolescent grassouillet de 13 ans, cela crée forcément quelques remous... Voici donc Dark Lord, Seigneur des Ténèbres, victime du sort de son ennemi juré le magicien blanc Hasdruban ; devenu Dirk Lloyd, un pauvre garçon perdu sur un parking de supermarché, il est recueilli par les services sociaux puis placé dans une famille d'accueil, les Purejoie. Privé de ses pouvoirs maléfiques, il doit s'habituer tant bien que mal à cette nouvelle vie en attendant de trouver un moyen de retourner chez lui, dans les Terres Obscures ; ce qui ne l'empêche pas de rêver de conquérir le monde, d'asservir les humains et de jeter tous ses ennemis dans les Fosses aux Esclaves du Labeur Sans Fin !
 
 

Le récit est bourré d'humour, notamment à cause du décalage existant entre les réactions et réflexions de Dark Lord et celles que l'on attendrait d'un adolescent de 13 ans. Le roman se compose du récit des aventures de Dick, du journal intime (pardon, du Journal Noir du Destin) qu'il tient sporadiquement, de quelques documents annexes (bulletins scolaires, articles de journaux) et d'illustrations mettant en scène sa perception un peu particulière et déformée du monde qui l'entoure.
Un démon au collège se lit facilement, les jeunes lecteurs ne devraient rencontrer aucun problème de compréhension. Pour ma part je déplore quelques répétitions dans les gags qui alourdissent le texte, le manque de profondeur des personnages (même si l'évolution de Dark Lord est intéressante), ainsi qu'une baisse de rythme vers le milieu du récit. Le final vient heureusement relever le tout, il m'a même donné envie de découvrir le second volume des aventures de Dark Lord, Un démon en détresse... sortie prévue en octobre 2015.


Notation :

7/10.



dimanche 14 juin 2015

Cherche jeune femme avisée, de Sophie Jomain

Fiche technique :

Auteur : Sophie Jomain
Titre : Cherche jeune femme avisée
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 413
Date de parution : Mars 2014


Résumé éditeur :

Quand il voit débarquer dans son cabinet la ravissante, mais ô combien extravagante, Gabrielle Géris, Adrien de Bérail est loin d'imaginer qu'il se laissera convaincre de l'embaucher comme baby-sitter. Veuf et très accaparé par son métier d'avocat, il lui faut de toute urgence une personne capable de prendre soin de ses deux chérubins, Paul et Sophie, tout juste âgés de neuf ans. C'est donc en dépit de ce que lui crie la raison qu'il accepte sa folle candidature. Une personnalité audacieuse et un toupet incroyable pour un petit mètre soixante sur talons... Qui sait ? La jeune femme pourrait bien se révéler être la perle rare...


Avis :
 
Cherche jeune femme avisée est une romance tout ce qu'il y a de plus classique, une histoire d'amours contrariés entre un homme et une femme à forte personnalité qui jouent "au chat et à la souris" au lieu d'écouter simplement leur cœur, et dont l'on devine la conclusion dès les premières pages. Malgré cela, j'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman.
 
Le style de Sophie Jomain est très agréable à lire. L'auteur ne cherche pas la facilité à tout prix et n'hésite pas à aborder des sujets difficiles (deuil, dépression, graves maladies, etc.), ce qui donne un texte intelligent, des références bien utilisées (l'adaptation du conte des frères Grimm L’Intelligente fille du paysan est inattendue) et une intrigue qui tient la route.
Le ton, très largement humoristique, allège une atmosphère qui aurait pu être pesante, mais cela n'empêche pas l'émotion de prendre le dessus lors de quelques passages que j'ai trouvé particulièrement émouvants.
L'intrigue est intéressante et bien structurée ; elle n'est pas centrée uniquement sur l'histoire d'amour entre Gabrielle et Adrien, il y a assez de péripéties et de rebondissements annexes pour entretenir l'intérêt du lecteur tout au long des 413 pages du roman.
Les personnages sont bien campés, crédibles et sympathiques, voir même attachants pour certains d'entre eux. J'ai suivi leurs histoires avec passion, prenant fait et cause pour l'adorable Gabrielle aux dépends d'un Adrien que j'ai trouvé - parfois - assez énervant.

Si vous souhaitez lire une romance contemporaine passionnante et pétillante pour cet été, ne cherchez pas plus loin, ce livre est fait pour vous !


Notation :

8/10.