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dimanche 2 juillet 2017

Colza mécanique, de Karin Brunk Holmqvist

Fiche technique :
 
Auteur : Karin Brunk Holmqvist
Traducteur : Carine Bruy
Titre : Colza mécanique
Editeur : Mirobole éditions
Nombre de pages : 256
Date de parution : Avril 2017
 
 
Quatrième de couverture :
 
Restés célibataires, les deux frères Henning et Albert, 68 et 73 ans, habitent une maisonnette à la lisière d’un village de la campagne suédoise. Leur paisible routine est brisée net lorsque la maison d’à côté est transformée en centre de désintoxication pour femmes. Puis quand, à la suite d’un malentendu, des médias à l’imagination fertile lancent une rumeur incroyable : le champ de colza voisin serait un lieu de débarquement extraterrestre. Jeunes femmes vulnérables d’un côté, journalistes en délire de l’autre… Propulsés au cœur de la révolution villageoise, les deux vieux garçons vont devoir garder la tête froide.
 
 
Avis :
 
Avec Colza mécanique l'auteur suédoise Karin Brunk Holmqvist nous offre un roman léger, loufoque et tendre, un moment de lecture calme et agréable.
 
Au début, j'étais plutôt dubitative : est-ce que j'aimais ce que j'étais en train de lire ou non ? L'intrigue semblait tenir sur un timbre poste, le rythme était effroyablement lent, bref il ne se passait pas grand chose et je tournais les pages sans réel intérêt, mais sans ennui non plus. Et puis il y a eu un déclic, je me suis attachée aux deux frères, Henning et Albert, des célibataires âgés qui vivent de manière extrêmement modeste et ne veulent surtout déranger personne. Au fil des pages j'ai appris à les connaitre et à les apprécier, à compatir à leurs déboires et à m'amuser de leurs réactions maladroites et disproportionnées face aux évènements qui sortent un peu de l'ordinaire. Ce roman n'est pas hilarant, mais il fait sourire, souvent. J'ai ressenti une réelle tendresse pour les personnages de Colza mécanique qui portent haut les valeurs d'entraide et de fraternité. Le fil de l'histoire se déroule doucement, suivant le rythme lent de la campagne, entre petits travaux et visites à l'épicerie, souvenirs heureux et saisons qui passent...
 
J'ai bien apprécié ce moment d'évasion passé en compagnie de deux charmants vieux messieurs ; ce n'est pas un coup de cœur, mais une lecture dont je me rappellerais avec tendresse.
 
J'ai pu lire Colza mécanique grâce à l'opération Masse critique du site Babelio. Merci à Babelio et à Mirobole éditions pour cette découverte.
 
 
 
 

dimanche 22 janvier 2017

Marquée à vie, d'Emelie Schepp

Fiche technique :

Auteur : Emelie Schepp
Traducteur : Louis Poirier
Titre : Marquée à vie
Série / Volume : Jana Berzelius, volume 1
Editeur / Collection : Harper Collins / Noir
Nombre de pages : 411
Date de parution : Janvier 2017


Quatrième de couverture :

Norrköping, Suède. La procureure Jana Berzelius arrive sur la scène du meurtre d’un haut responsable de l’Immigration en Suède, assassiné dans sa maison, au bord de la mer Baltique. Le tueur n’a laissé aucune trace. Etrangement, les seules empreintes que l’on retrouve sont celles d’un enfant…
Quelques jours plus tard, sur un rivage désolé, on découvre le corps du meurtrier. Un très jeune garçon. Avec sur la nuque le nom d’un dieu grec, grossièrement gravé dans la chair. Cet horrible stigmate provoque chez Jana, pourtant réputée pour sa froideur, un séisme sans précédent. Car elle porte la même scarification, dissimulée sous ses cheveux. La marque d’un passé qui ne lui revient que par flashs incontrôlables…


Avis :

Tout d'abord, un grand merci aux éditions Harper Collins et au site Babelio pour cette lecture reçue dans le cadre de l'opération Masse critique, je me suis régalée !
 
Dans une Suède en proie à un flux toujours plus important d'immigrés, le meurtre d'un haut responsable de l'Office de l'immigration ne peut que poser problèmes et interrogations : s'agit-il d'un crime d'opportunité ? d'un crime passionnel ? de la vengeance d'un réfugié dont la demande d'asile a été refusée ? L'enquête menée par le département des enquêtes criminelles de Norrköping, à laquelle est associée la procureure Jana Berzelius, va suivre de nombreuses pistes, au fur et à mesure de la multiplication des cadavres, et va mettre à jour un monde où trafics d'être humains et actes de barbarie sont monnaie courante...
Emelie Schepp signe avec Marquée à vie un premier roman efficace et addictif : une écriture simple et percutante, des chapitres extrêmement courts, un suspense constant et de multiples rebondissements nous emportent dans une lecture rapide et rythmée, que l'on a du mal à arrêter avant le dénouement. Les personnages sont intéressants et variés, et même si je ne me suis pas particulièrement attachée à eux j'ai pris plaisir à les suivre dans leurs vies personnelles et tout au long de l'enquête. Le personnage de Jana Berzelius est le plus complexe : froide et distante vu de l'extérieur, elle est en proie à des émotions violentes et contradictoires au fur et à mesure que son douloureux passé se dévoile. Les cauchemars récurrents qui la hantent depuis toute petite sont en fait des souvenirs occultés par son esprit qui tente de survivre à l'innommable, et cette découverte va l'entraîner dans un monde où elle va devoir évoluer dans le plus grand secret. Même si l'on devine assez rapidement l'origine et le parcours de Jana, c'est selon moi la partie la plus intéressante du roman, ce qui fait toute son originalité.
 
Marquée à vie est le premier tome d'une trilogie consacrée à la procureure Jana Berzelius. Comme j'ai beaucoup apprécié cette lecture je ne m'arrêterais pas là, j'ai même hâte de découvrir la suite ! Si vous ne souhaitez pas vous lancer dans une série pas de problème, l'enquête est complète et le roman bénéficie d'une vraie fin, vous ne serez donc pas frustrés de ne lire que ce tome.



 

mardi 22 novembre 2016

Sally Jones : la grande aventure, de Jakob Wegelius

Fiche technique :

Auteur : Jakob Wegelius
Traducteurs : Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy
Titre : Sally Jones : la grande aventure
Série / Volume : Sally Jones, préquelle
Editeur / Collection : Editions Thierry Magnier / Jeunesse
Nombre de pages : 112
Date de parution : Octobre 2016
Public concerné : dès 6 ans
 

Quatrième de couverture :

Voici l'histoire d'une gorille pas comme les autres.
Une histoire de tour du monde fabuleux, de cambriolages mystérieux et de magiciens crapuleux...
Une histoire de voyages, de rencontres et d'amitiés, à travers des océans déchaînés.
Voici l'histoire de Sally Jones.


Avis :

Sally Jones : la grande aventure est la préquelle du roman Sally Jones paru aux éditions Thierry Magnier en juin dernier. Que vous ayez lu ou non le roman, cela ne vous empêchera pas d'apprécier cet album qui va vous faire découvrir les premières années d'une courageuse gorille.

Née par une sombre nuit de tempête dans la forêt équatoriale africaine, Sally Jones a connu de grands malheurs dans sa vie, et ce dès son plus jeune âge. Enlevée à sa famille tout bébé, elle va faire de nombreuses rencontres et parcourir le monde, pour le pire comme pour le meilleur. La grande aventure n'est pas un sous-titre usurpé, il correspond parfaitement à la vie que va connaître la jeune gorille : cambrioleuse, artiste de cirque, chauffeur, secrétaire, cuisinière, mécanicienne... Sally a appris et exercé de nombreuses activités tout en faisant le tour du monde.
 
Les thèmes abordés dans cet album sont durs, ce qui est plutôt étrange pour un titre jeunesse que l'éditeur conseille à partir de 6 ans : abandon, séparation, abus, tromperie, maltraitance, captivité, dépression... la vie de Sally Jones n'est vraiment pas rose, mais elle arrive à s'en sortir grâce aux différentes rencontres qu'elle va faire. Bonnes ou mauvaises, chacune lui apprendra quelque chose et la laissera moins démunie face à la vie. Personnellement j'ai bien aimé l'histoire et ce qu'elle véhicule, mais je n'ai pas osé la faire lire à mes petites nièces, je pense que je vais attendre qu'elles soient un peu plus grandes pour ne pas les perturber. L'intrigue est riche en rebondissements, les relations humaines sont réalistes et le personnage de Sally est vraiment très attachant. Il en résulte un album/roman d'aventure émouvant qui fait voyager, découvrir... et pleurer. Mais rassurez-vous, tout finit bien... logique vu qu'il s'agit d'une préquelle !

L'album se lit d'une traite, rapidement et plutôt facilement. Chaque page est composée d'un court texte inséré dans une illustration : les plus jeunes pourront ainsi admirer les images pendant qu'on leur fera la lecture, tandis que les lecteurs plus aguerris pourront lire le texte tout en plongeant dans les illustrations. J'ai trouvé les couleurs un peu ternes, mais elles sont à l'image du texte qui n'est pas très gai, elles rendent bien compte de l'ambiance ancienne, mélancolique et parfois désespérée qui se dégage de l'histoire.

Merci aux éditions Thierry Magnier et au site Babelio pour m'avoir fait découvrir Sally Jones : la grande aventure dans le cadre de l'opération Masse critique.



samedi 5 mars 2016

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis, de Jonas Jonasson

Fiche technique :

Auteur : Jonas Jonasson
Traducteur : Laurence Mennerich
Titre : L'assassin qui rêvait d'une place au paradis
Editeur / Collection : Presses de la Cité / Littérature contemporaine
Nombre de pages : 382
Date de parution : Février 2016


Quatrième de couverture :

Après trente ans de prison, Johan Andersson, alias Dédé le Meurtrier, est enfin libre. Mais ses vieux démons le rattrapent vite : il s'associe à Per Persson, réceptionniste sans le sou, et à Johanna Kjellander, pasteur défroqué, pour monter une agence de châtiments corporels. Des criminels ont besoin d'un homme de main ? Dédé accourt ! Per et Johanna, eux, amassent les billets. Alors, le jour où Dédé découvre la Bible et renonce à la violence, ses deux acolytes décident de prendre les choses en main et de le détourner du droit chemin...

Après son vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, son analphabète qui savait compter, c'est à un malfrat repenti que Jonas Jonasson donne une seconde chance. Déjanté !


Avis :
 
J'ai eu l'occasion de lire L'assassin qui rêvait d'une place au paradis grâce à une opération spéciale de Masse critique du site Babelio. Merci aux éditions Presses de la Cité, ainsi qu'à Babelio, pour m'avoir permis de découvrir ce roman.
« Il devait donc l'éloigner de Dieu, du Christ et de la Bible, ce trio qui avait une si mauvaise influence sur lui, pour le ramener à sa trinité habituelle : la bibine, le bistrot et la bringue. »
En théorie, L'assassin qui rêvait d'une place au paradis avait tout ce qu'il fallait pour me plaire : des personnages loufoques, des situations cocasses, de l'humour, du dépaysement, des rebondissements et de l'action. Seulement voilà, dans la pratique je ressors de cette lecture quelque peu déçue. Ce roman se laisse lire, j'ai souvent eu le sourire accroché aux lèvres, mais je n'ai jamais éclaté de rire. La faute aux nombreuses digressions et répétitions ? Même si l'histoire est basée sur le comique de répétition, une certaine lassitude fini par s'installer et j'ai trouvé que le roman devenait poussif sur la longueur...
Dans L'assassin qui rêvait d'une place au paradis, on trouve des personnages misanthropes et sans scrupules, des criminels aussi bêtes que méchants (et méchants, ils le sont !), des idées d'arnaques pour devenir riche, des clins d'œil et quelques piques sur la société suédoise. L'intrigue se décompose en trois parties  (première arnaque, deuxième arnaque et troisième arnaque pour faire court) ; un conseil, ne lisez pas tout d'une traite, faite une pause entre chaque partie : vous profiterez peut être ainsi mieux de la lecture en ressentant moins le côté répétitif des situations.
 
J'ai découvert Jonas Jonasson avec ce titre donc je ne peux pas comparer avec ses précédents succès, mais là je dois dire que cela ne m'a pas emballée plus que cela... Dommage, peut être que j'en attendais beaucoup trop au vu de ce que j'avais lu concernant Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire... Avez-vous lu ces deux titres ? Qu'en pensez-vous ? Devrais-je retenter une lecture de Jonas Jonasson ?



 

mercredi 29 avril 2015

Super-Charlie et le voleur de doudou, de Camilla Läckberg et Millis Sarri

Fiche technique :

Auteur : Camilla Läckberg
Illustrateur : Millis Sarri
Traducteurs : Johanna Brock et Erwan Le Bihan
Titre : Super-Charlie et le voleur de doudou
Série / Volume : Super-Charlie, volume 2
Editeur / Collection : Actes Sud / Junior
Nombre de pages : 40
Date de parution : Octobre 2013
Public : A partir de 5 ans


Résumé éditeur :

Maya, la sœur de Charlie, s'est fait voler son doudou en pleine nuit. Pour retrouver sa trace, le bébé aux super pouvoirs reprend du service. Bientôt, il découvre sous le lit de Maya des miettes de gâteaux, un bout de plastique rouge et un bouton doré : voilà une piste. D'autant que Papa a perdu un bouton de son uniforme de policier… Ce serait donc lui le coupable ? Un comble ! Papa, tout penaud, reconnaît avoir jeté à la poubelle le doudou qu'il jugeait trop vieux et dégoûtant. A lui maintenant d'aller le récupérer.


Avis :

Pour la seconde fois, la célèbre auteur de thrillers Camilla Läckberg met en scène sa famille dans un album pour enfants. Les dessins sont toujours aussi adorables que dans le premier volume de la série et fourmillent de détails et de clins d'œil pour les plus petits et pour les grands (ne serait-ce pas Camilla Läckberg dans la version suédoise de l'émission "Danse avec les stars" que l'on aperçoit sur l'écran de la télévision familiale ?). Mis à part les illustrations, je dois dire qu'il n'y a pas grand chose d'autre qui m'a plu dans cet album : l'histoire n'est pas mal, mais il n'y a pas l'effet de surprise que l'on pouvait ressentir dans le précédent volume, on y trouve également beaucoup moins d'humour et de solidarité familiale. De plus, elle aurait gagné en intérêt si les petits lecteurs avaient pu participer à l'enquête de Charlie ; au lieu de cela le coupable est désigné abruptement, et quel coupable ! Franchement, quel père s'introduirait de nuit dans la chambre de sa petite fille pour se débarrasser définitivement de son doudou préféré sous prétexte qu'il est vieux et moche ? Cette idée ne m'a pas plu du tout... heureusement le coupable est puni comme il se doit à la fin de l'histoire, tout se termine bien.
La taille de l'album est très grande (26x35 cm), difficile à tenir pour les petites mains ; elle permet cependant de profiter pleinement des détails des illustrations, qui sont pour moi le point fort de Super-Charlie et le voleur de doudou. Un troisième opus des aventures du super bébé paraitra en mai 2015 : Super-Charlie - Mamie Mystère ; je pense que je le lirai pour ne pas rester sur cette déception...
 
 
Notation :

6/10.


Et pour vous faire une petite idée de l'album, en voici deux doubles pages :





 

vendredi 3 octobre 2014

Super-Charlie, de Camilla Läckberg et Millis Sarri

Fiche technique :

Auteur : Camilla Läckberg
Illustrateur : Millis Sarri
Titre : Super-Charlie
Série / Volume : Super-Charlie, volume 1
Editeur / Collection : Actes Sud / Junior
Nombre de pages : 40
Date de parution : Mars 2012
Public : A partir de 5 ans


Résumé :

Parce que de la poussière d'étoiles est tombée sur son berceau le jour de sa naissance, Charlie n'est pas un nouveau-né tout à fait ordinaire. Il sait aller tout seul aux toilettes plutôt que de supporter sa couche, se servir directement au réfrigérateur pour manger, et s'élever en l'air en catimini... Mais devant ses parents crédules, Charlie s'amuse à être un bébé normal. Jusqu'au jour où il apprend que son grand frère Willy est persécuté à l'école par un autre élève et ça, il ne peut le supporter : il lui faut agir et endosser la cape du héros justicier... La vengeance de Super-Charlie sera terrible... !


Avis :

Une célèbre auteur de thrillers qui écrit un livre pour enfants en mettant en scène sa propre famille, cela donne Super-Charlie : une histoire intéressante, aussi bien pour les enfants que pour les adultes, servie par des dessins adorables. Les plus petits y trouveront amour de la famille, sentiments fraternels et suspense (Charlie arrivera-t-il à maîtriser ses pouvoirs tout en conservant leur secret ? Pourra-t-il venger son frère ?), les adultes souriront face à l'humour présent dans le texte et les illustrations (des références à l'œuvre de l'auteur sont notamment disséminées dans les dessins, à vous de les découvrir...).
J'ai trouvé la taille de l'album une peu grande (26x35 cm), mais l'avantage c'est qu'elle permet de profiter pleinement des détails des illustrations tout en lisant avec son bout d'chou sur les genoux... un agréable moment de partage en perspective !


Notation :

7,5/10.
 
 
En bonus, voici deux pages extraites de l'album :





dimanche 17 août 2014

La princesse des glaces, de Léonie Bischoff et Olivier Bocquet

Fiche technique :
 
Auteurs : Léonie Bischoff et Olivier Bocquet
Titre : La princesse des glaces
Editeur / Collection : Casterman / Univers d'auteurs
Nombre de pages : 128
Date de parution : Janvier 2014
 

Résumé éditeur :
 
Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard : encore une mise en scène de suicide…
 

Critique :
 
A Fjällbacka, il n'y a pas de rideaux aux fenêtres. Ce n'est pas qu'il n'y a rien à cacher : c'est que tout le monde regarde ailleurs. Ce qui permet à certains secrets de rester enterrés pendant des décennies. Mais quand ils refont surface, personne n'en sort indemne. Personne.

La princesse des glaces est l'adaptation en bande dessinée de la première enquête d’Erica Falck et de Patrik Hedström, écrite par Camilla Läckberg en 2003.
N'ayant pas lu le roman original, je ne peux pas vraiment juger de la qualité de l'adaptation. Ce que je peux vous dire par contre, c'est que la bande dessinée se lit et se comprend très bien. Trois planches au début de l'album présentent les différents personnages de l'histoire, ce qui permet de rentrer facilement dans l'histoire. L'intrigue est prenante, les rebondissements sont nombreux, et le tout est agréablement illustré et mis en couleur (couleurs chaudes, lumineuses, pour les souvenirs d'enfance, couleurs plus froides pour l'enquête). Les personnages d'Erica et de Patrik sont vraiment attachants ; j'aurai aimé en apprendre plus sur leur histoire d'amour (un peu rapide dans la bande dessinée) qui contrebalance les meurtres sordides sur lesquels ils enquêtent : pour cela je vais me plonger dans le roman original. J'espère que le second volume des enquêtes d’Erica Falck et de Patrik Hedström sera également adapté en bande dessinée car j'ai vraiment aimé cette première histoire.
 

Notation :
 
8/10.
 
 
Voici deux planches pour vous faire une idée du travail des auteurs :
 
Présentation des personnages
 
Planche 01
 
 
 
 

dimanche 6 juillet 2014

Comment braquer une banque sans perdre son dentier, de Catharina Ingelman-Sundberg

Fiche technique :

Auteur : Catharina Ingelman-Sundberg
Titre : Comment braquer une banque sans perdre son dentier
Editeur : Fleuve éditions
Date d'édition : Mars 2014
Nombre de pages : 432


Résumé éditeur :

Wanted : Ils sont cinq, trois femmes, deux hommes. Cheveux blancs, déambulateurs, ils s'apprêtent à commettre le casse du siècle. Si vous les croisez, restez prudents, et surtout ne tentez pas de vous interposer.
Ils s'appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, le Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraite. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l'arme à gauche. Franchement, la vie ne serait pas pire en prison ! D'ailleurs, à Stockholm, elles ont plutôt bonne presse... Voilà l'idée ! Les cinq amis vont commettre un délit et faire en sorte d'être condamnés : en plus d'avoir la vie douce, ils pourraient redistribuer les bénéfices aux pauvres et aux vieux du pays.
Un brin rebelles et idéalistes, un peu fous aussi, les cinq comparses se lancent dans le grand banditisme. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu...


Avis :

Avec un titre et un résumé pareils, je m'attendais à un roman au minimum amusant, et je dois dire que de ce côté-là je n'ai pas été déçue. J'ai bien ri dans la première partie de l'histoire, malheureusement un peu moins par la suite. La cause ? Une baisse de rythme assez nette et de la réutilisation des mêmes ressorts humoristiques. C'est dommage car l'idée de départ était vraiment sympathique, les personnages principaux sont attachants et le style de l'auteur est agréable à lire. Même si j'aurai aimé un humour un peu plus caustique et que l'auteur aille plus loin dans la critique sociale, j'ai quand même apprécié ce roman, c'est le genre de lecture détente qui convient très bien pour les vacances...


Note :

7,5/10.