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lundi 13 mars 2017

Le couple d'à côté, de Shari Lapena

Fiche technique :

Auteur : Shari Lapena
Traducteur : Valérie Le Plouhinec
Titre : Le couple d'à côté
Editeur : France Loisirs
Nombre de pages : 368
Date de parution : Mars 2017


Présentation éditeur :

La baby-sitter leur a fait faux bond, et alors ? Invités à dîner chez leurs voisins, Anne et Marco décident de ne pas renoncer à leur soirée. Cora, leur bébé de six mois, dort à poings fermés et ils ne sont qu’à quelques mètres. Que peut-il arriver ? Toutes les demi-heures, l’un ou l’autre va vérifier que tout va bien. Pourtant, quand à une heure déjà avancée, le couple regagne son domicile, c’est un berceau vide qui les attend.
Désespérés mais aussi dépassés, les jeunes parents attirent les soupçons de la police : Anne en dépression depuis son accouchement, Marco au bord de la ruine, les victimes ont soudain des allures de coupables. Dans cette sombre histoire, chacun semble dissimuler derrière une image lisse et parfaite de terribles secrets. L’heure de la révélation a sonné…


Avis :

Le couple d'à côté est un thriller psychologique réaliste et bien ficelé qui tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne.
 
Partant d'un fait divers tout ce qu'il y a de plus banal, l'auteur nous entraine dans une intrigue à tiroirs, où rebondissements et révélations s'enchainent sans temps morts. Touchés de plein fouet par un drame difficilement surmontable, Anne et Marco vont tour à tour passer de victimes à coupables potentiels, au fur et à mesure que remontent à la surface rancœurs, secrets de famille, petits mensonges et grandes trahisons... Le doute s'installe, vis à vis de leur entourage (qui aurait pu commettre un tel acte ? pourquoi ?), mais également vis à vis d'eux-même (leurs souvenirs sont-ils fiables ?).
 
J'ai beaucoup aimé cette histoire au suspense constant : j'ai frémi avec les jeunes parents, j'ai douté avec eux, j'ai été "choquée" par la découverte du coupable et la résolution de l'affaire. L'auteur fait très bien passer les sentiments de ses personnages, avec elle l'impensable deviendrait presque normal. Les phrases et les chapitres sont courts, et le style de Shari Lapena est facile à lire : les pages se tournent sans que l'on s'en rende compte, j'ai lu Le couple d'à côté d'une traite.
 
Merci beaucoup à France Loisirs pour m'avoir faire découvrir ce titre palpitant avec ce service de presse. Je vais suivre les prochaines publications de Shari Lapena avec beaucoup d'intérêt...
 
 
 
 

jeudi 30 avril 2015

J'ai vu mourir Kennedy, de Claude Coulombe

Fiche technique :

Auteur : Claude Coulombe
Titre : J'ai vu mourir Kennedy
Editeur : Les éditions JCL
Nombre de pages : 386
Date de parution : Août 2014


Résumé éditeur :

Âgé d'à peine trois ans, Anthony Rosen, égaré, se retrouve par le plus grand des hasards à Dallas parmi la foule qui assistera à l'assassinat du président John Kennedy dans de nébuleuses circonstances. Dans la cohue, une jeune inconnue le prend par la main et l'éloigne des lieux de la tragédie. Devenu journaliste à Montréal, Anthony tente 45 ans plus tard de retrouver cette femme qui, selon les informations qu'il détient, s'appelle Alice. Ses recherches portent fruit. Cette dernière, qui habite incognito une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, lui promet de partager avec lui ses souvenirs de ce fameux 22 novembre 1963 en échange d'un simple service : retrouver sa fille Gabrielle, qu'elle a abandonné un quart de siècle plus tôt.
 
 
Avis :
 
Voici typiquement le genre de roman dont j'attends beaucoup au vu de la quatrième de couverture et dont la lecture est une - petite - déception... Forcément, à trop espérer, on fini par être déçu !
L'intrigue mêle deux enquêtes différentes : la recherche d'Alice puis de sa fille, et l'enquête pour retrouver les assassins du président Kennedy. La première se fait rapidement, trop facilement à mon goût : un nom dans un moteur de recherche, deux clics sur la souris, un peu de chance (le hasard fait décidément bien les choses), et le tour est joué. Aucun suspense à attendre de ce côté là ! La seconde enquête est un peu plus prenante, les retournements de situation et les révélations sur le passé de plusieurs protagonistes nous amènent à découvrir un secret d'état ; l'explication donnée par l'auteur sur les circonstances de la mort de Kennedy est plausible et s'appuie sur plusieurs études récentes : réelle ou non, elle a le mérite d'exister et de combler notre curiosité.
Le style de l'auteur est fluide et agréable à lire, le rythme est assez soutenu et les évènements s'enchainent sans temps morts, bien que certains soient vraiment prévisibles. L'alternance passé / présent est bien maîtrisée et nous permet de découvrir les tenants et aboutissants de l'intrigue en même temps que le héros de l'histoire. Les personnages sont sympathiques, l'auteur arrive même à nous faire ressentir un peu d'empathie pour les "méchants" de l'histoire. En les suivant sur plus de 60 ans, nous comprenons leurs ressentis et leurs comportements, tout en découvrant une belle et tragique histoire d'amour et de famille.
 
A noter que ce roman est paru en France sous le titre Troublante inconnue.
 
 
Notation :
 
6,5/10.



lundi 1 septembre 2014

Le guide du mauvais père, de Guy Delisle




Fiche technique :
 
Auteur : Guy Delisle
Titre : Le guide du mauvais père
Nombre de volumes : 2
Editeur / Collection : Delcourt / Shampooing
Nombre de pages : 189 pour chaque volume
Dates de parution : Janvier 2013 (volume 1) et janvier 2014 (volume 2)
 
 
Résumés éditeur :
 
  • Volume 1 :
Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d'arbre qui pousse dans l'estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag... Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l'imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l'observation et une bonne dose d'autodérision.
 
  • Volume 2 :
S'acharner sur son fils pour remporter une partie de jeu vidéo. Redoubler de mauvaise foi envers sa fille après avoir perdu à cache-cache. Pire, inventer une histoire de tueur psychopathe à la tombée de la nuit... Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l'imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l'observation et une bonne dose d'autodérision.
 
 
Critique :
 
Des dessins simples, en noir et blanc, pour se concentrer sur le texte ; de l'humour, en pagaille et bon enfant, sur des situations de la vie quotidienne ; et nous voici, sourire aux lèvres, suivant les péripéties d'un père, parfois maladroit et de mauvaise foi, qui a une façon toute particulière d'aimer et d'éduquer ses deux jeunes enfants.
La lecture est rapide (20 minutes à peine par volume) et agréable, mais pas inoubliable. On est bien loin des Chroniques... qui ont rendu Guy Delisle célèbre. Le guide du mauvais père est une petite BD sans prétention, dont le seul but est la détente : de ce côté-là c'est plutôt réussi.

 
Notation :
 
7,5/10.
 
 
Et pour vous donner une idée du style de cette bande dessinée,
voici deux planches extraites du volume 1 :





samedi 30 août 2014

Aristote mon père, d'Annabel Lyon

Fiche technique :
 
Auteur : Annabel Lyon
Titre : Aristote mon père
Editeur / Collection : La Table Ronde / Quai Voltaire
Nombre de pages : 240
Date de parution : Août 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Pythias, la fille d'Aristote, a été élevée à l'égal des hommes. Elle fait figure d'exception à Athènes, puis en Macédoine où elle est contrainte de s'exiler : c'est elle, et non son frère cadet, qui assiste Aristote dans ses travaux, provoque les collègues de son père par ses remarques pointues, et se rêve en philosophe, scientifique ou sage-femme. La mort d'Aristote disperse ses biens et sa famille à travers la Macédoine, laissant Phytias seule, en décalage avec cette société qui nie l'existence d'une conscience féminine, et l'oblige à se confronter à la réalité d'un monde dont elle s'était toujours tenue écartée.
Après Le Juste Milieu, qui évoquait la relation entre le jeune Alexandre le Grand et son précepteur Aristote, Annabel Lyon renouvelle le défi ambitieux d'écrire l'Antiquité d'une plume actuelle et spontanée. Aristote mon père exhale le soufre des temples, le sang des femmes et les larmes de la tragédie.
 
 
Critique :

J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre de l'opération "Explorateurs de la rentrée littéraire 2014". Je remercie pour cela le site lecteurs.com et les éditions Quai Voltaire.


Voici un roman historique passionnant, tant par son sujet que par son style.
La Grèce du IVème siècle avant J.C., peu utilisée en littérature, confère une certaine originalité au décor de ce roman. Le fait que le personnage principal soit une jeune fille en avance sur son temps - car élevée comme un homme par son philosophe de père - est très intéressant, il nous donne un aperçu assez complet de la vie quotidienne de l'époque. Condition féminine, vie domestique, croyances et rites religieux, mais aussi avancées de la médecine et situation politique, l'immersion est totale dans cette Grèce antique très bien décrite. Quelques petits anachronismes sont présents (par exemple le fait de boire du thé, qui n'était pas une boisson commune à l'époque), mais je ne sais pas si c'est le fait de l'auteur ou du traducteur. A côté de cela, les personnages sont extrêmement vivants et attachants, j'ai suivi les aventures de Pythias et de ses proches avec beaucoup d'intérêt.
Le style de l'auteur est moderne et dynamique, Annabel Lyon nous fait entrer dans la tête de l'héroïne très facilement (Pythias est la narratrice du roman), et le tout se lit avec beaucoup de plaisir. Aristote mon père est la suite de Le juste milieu, mais il peut se lire indépendamment sans problème. N'ayant d'ailleurs jamais lu Le juste milieu, je vais de ce pas remédier à cette situation…
 
 
Notation :

8,5/10.