lundi 24 novembre 2014

L'attaque du Pizz' Raptor, de Renaud Marhic

Fiche technique :
 
Auteur : Renaud Marhic
Titre : L'attaque du Pizz' Raptor
Série / Volume : Lutins urbains volume 1
Editeur : Editions P'tit Louis
Nombre de pages : 127
Date de parution : Octobre 2013
 
 
Quatrième de couverture :
 
On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries…
Quel est donc cet inconnu qui s’en prend aux livreurs de pizzas, leur dérobant leur chargement sans jamais faire main-basse sur l’argent ? Gustave Flicman, jeune policier de la Grosse Cité, croise un soir le voleur. Si ce n’est pas un lutin, ça y ressemble bien… Mais voilà le coupable arrêté : c’était un simple SDF. Affaire réglée. Pas pour Gustave ! Qui ne se doute pas que sa quête du Pizz’ Raptor va le mener jusqu’à l’Université d’Onirie. Là où les Lutins Urbains ont trouvé refuge. Sous la protection du mystérieux Professeur B., Docteur en Lutinologie...
 
 
Avis :
 
Quand Renaud Marhic (le "Petit Reporter de l'Imaginaire") m'a proposé un partenariat pour L'Attaque du Pizz' Raptor, il m'a envoyé un lien pour découvrir les premières pages du roman (ICI). J'ai tout de suite été séduite, et la lecture complète de l'histoire a confirmé cette première impression très positive.
 
Ce roman jeunesse (de 7 à 77 ans selon l'éditeur) est un concentré d'humour et de bonne humeur : l'auteur fait preuve d'une grande inventivité et les jeux de mots fusent, jusque dans les noms des personnages. L'intrigue est loufoque à souhait et nous entraîne dans un monde légèrement futuriste, où les établissement publics sont sponsorisés par de grandes marques et où le fait de penser à une créature imaginaire peut lui faire prendre vie... L'enquête, farfelue, est menée par un jeune policier attachant et mêle habilement découverte de créatures fantastiques, action et suspense.
Les chapitres sont assez courts, quelques illustrations noir et blanc accompagnent les points principaux de l'intrigue, et l'auteur fait participer le jeune lecteur à l'histoire par le biais de notes de bas de page (« Psiiiiit ! Au fait, cher lecteur, tu as bien gardé le dictionnaire près de toi, comme je te le conseillais à la page 25 ? Non, moi, si je demande ça, c'est question sécurité. Parce que ceux qui l'ont pas, le dictionnaire, dans un instant, ils pourraient bien le regretter... »). C'est loufoque et amusant, ni lourd ni vulgaire, et écrit avec beaucoup d'intelligence tout en restant extrêmement accessible.
J'ai eu le sourire aux lèvres durant toute la lecture, et cet état d'esprit a perduré le reste de la journée. Rien que pour cela, j'en redemande !
 
 
Ma note :
 
8,5/10.
 
 
Deux exemples d'illustrations, réalisées par GODO
 
 
 

dimanche 23 novembre 2014

Refrain criminel, de Romain Besse

Fiche technique :
 
Auteur : Romain Besse
Titre : Refrain criminel
Editeur : Chemin vert éditions
Date de parution : Novembre 2014
 
 
Résumé éditeur :
 
Attiré par une mystérieuse lettre anonyme, Charles Bossu, détective parisien, rejoint l'île de la petite France, petite île tranquille qui devient peu à peu le théâtre d'une étrange affaire criminelle : Maxime Lenoir, propriétaire peu avenant d'un magasin de disques est retrouvé mort, assassiné. En guise de signature, le tueur a laissé derrière lui un quatrain, et une chanson qui tourne en boucle. Avec l'aide du commissaire Lafarge, l'enquêteur est bien décidé à mener pleinement l'enquête et à découvrir la vérité. Mais qui peut bien être le criminel ? et pourquoi signe-t-il ses crimes d'un quatrain et d'une chanson ?
 
 
Avis :
 
J'ai lu Refrain criminel dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Chemin vert, que je remercie pour m'avoir permis de découvrir ce premier roman d'un tout jeune auteur.
 
Mon avis concernant ce roman policier est très mitigé. J'ai lu une version non corrigée, truffée de fautes de grammaire, d'accords et de ponctuation, une version où un gros travail de reformulation devrait être entrepris : vous vous en doutez, ma lecture a été quelque peu laborieuse ! Et donc, forcément, je n'ai pas pu m'immerger pleinement dans l'histoire. Mais cela n'explique pas tout...
Si l'intrigue est intéressante, j'ai trouvé qu'elle n'était correctement exploitée. Les personnages sont stéréotypés, mais leurs comportements ne sont pas très logiques : entre le célèbre commissaire incapable d'additionner deux et deux et le grand détective pétrifié d'effroi à la vue d'un homme étranglé (vu l'expérience dont il se vante tout le long du roman, on pourrait s'attendre à une toute autre réaction face à un cadavre somme toute assez "propre"), on se demande bien comment ils vont arriver à trouver le criminel. Sans compter les déductions un peu rapides, comme par exemple  déclarer que la première victime a été assassinée à l'extérieur et son corps transporté dans la salle sous prétexte que l'arme du crime n'a pas été retrouvée près du corps ; vu que la victime a été étranglée, il me semble quand même plus simple pour le tueur de repartir avec l'arme du crime (une cordelette ? un bout de tissu ?) que de transporter un cadavre...
Mais bon ce roman n'a pas que des points négatifs. Il m'a fait penser aux enquêtes d'Hercule Poirot dans son déroulement et j'ai été surprise par le dénouement : si j'avais bien compris le mobile, je n'avais néanmoins pas suspecté la bonne personne.
Un roman perfectible donc, qui cumule quelques erreurs de débutant, et qui s'adresserait selon moi plutôt à des lecteurs n'ayant pas trop l'habitude du genre policier... A tenter avec la version corrigée, qui ne saurait tarder.
 
 
Notation :
 
6/10.



jeudi 20 novembre 2014

Mémoires d'un tas de charbon, de Thierry Declercq

Fiche technique :

Auteur : Thierry Declercq
Titre : Mémoires d'un tas de charbon
Editeur / Collection : Les éditions Atria / Polar
Nombre de pages : 324
Date de parution : Octobre 2014


Quatrième de couverture :

À la nouvelle du décès du dernier de ses amis d'enfance, Manu éprouve le besoin d'écrire ses mémoires. Il raconte l'année de ses treize ans ; il raconte ses amis Jaku, Belette et Deschamps ; il raconte surtout l'enlèvement de Tiphaine, six ans, un soir de 14 Juillet. Deschamps dit alors savoir que c'est l'œuvre d'un marginal du nom d'Adam Rose... Ils décident de lui rendre visite mais Rose tente de s'enfuir...
Chaque jour, enlèvements, viols, homicides, tortures et autres monstruosités défraient la chronique. Quels monstres se cachent derrière ces crimes dont les mobiles nous paraissent souvent si dérisoires ? Ici pas de héros, mais des personnages simples et profondément humains, des monstres ordinaires...
Mémoires d'un tas de charbon est le premier roman de Thierry Declercq. L'auteur observe, au fil des pages, sans jugement, avec même une sorte d'affection, les monstres qui évoluent, incognito, parmi les gens du commun : une voisine cupide, un ami fragile, un autre trahi, un amant éconduit, un gamin battu... des monstres en devenir...



Mon avis :

J'ai lu Mémoires d'un tas de charbon dans le cadre d'un partenariat avec le site Livraddict et les éditions Atria ; je les remercie pour m'avoir permis de découvrir ce très bon roman.

Une petite commune du Nord, au pied d'un terril ; des familles monoparentales, démissionnaires, alcooliques ou violentes ; et une phrase glaçante qui revient, comme un leitmotiv : "Tout ce que je peux prendre m'appartient". Il suffira d'une étincelle, la disparition tragique d'une petite fille, pour embraser la ville... Au travers des souvenirs d'un jeune homme, nous découvrons dans un premier temps comment cette disparition a été vécue par une bande d'amis, des adolescents que l'on pourrait qualifier de "difficiles". Dans la deuxième partie du roman nous suivons alternativement le marginal injustement accusé d'enlèvement et la meilleure amie de la mère de la petite disparue.
J'ai eu un peu de mal au début de la seconde partie à cause du changement radical de point de vue, j'ai même pensé un moment qu'il s'agissait d'une deuxième histoire, indépendante, car la première partie semblait se suffire à elle-même. Elle s'est cependant très vite insérée dans le cours de l'intrigue, éclairant les faits sous un jour nouveau et apportant les réponses qui manquaient à la fin de la première partie...
Le style de l'auteur est agréable à lire, le rythme du roman est soutenu, et l'on ne découvre le fin mot de l'histoire qu'à la fin : voilà donc trois bonnes raisons pour découvrir ce très bon polar axé sur les faits divers. Pas d'enquête policière ici, mais une sorte d'étude de l'âme et de la dynamique des relations humaines.
Voisin(ne)s, ami(e)s, amant(e)s... finalement que savons-nous de nos proches ? Les connaissons-nous réellement ? Réfléchissez-y après avoir lu Mémoires d'un tas de charbon, vous ne verrez plus votre entourage de la même manière !


Notation :

8/10.



 

mercredi 19 novembre 2014

Il y avait foule pour les 20 ans du festival Sang d'encre de Vienne !

Bravant le froid et un ciel des plus maussade, mon amie A. et moi-même avons fait la route jusqu'à Vienne, ce dimanche 16 novembre 2014, pour assister au festival de littératures policières Sang d'Encre. Un vingtième anniversaire, ça se fête ! Et nous avons pu constater que la foule était au rendez-vous...
 
Ce qu'il y a de bien à Sang d'Encre, c'est que les auteurs sont vraiment accessibles et disponibles. Même s'il y a du monde cela reste raisonnable, de vrais échanges sont possibles entre deux signatures. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Olivier Barde-Cabuçon, Gilles Caillot et Nicole Gonthier, trois auteurs que j'adore bien qu'ils écrivent dans des registres totalement différents. J'ai également pu discuter avec des auteurs que je n'avais jamais lu, et je suis repartie les bras chargés de livres, en ayant explosé mon budget une fois de plus : quand un auteur sympathique me présente avec enthousiasme un roman qui a l'air passionnant, j'ai du mal à résister !


Alexis Aubenque

Claire Favan

Fabio M. Mitchelli

Gilles Caillot

Jean-Louis Nogaro

Nicole Gonthier

Olivier Barde-Cabuçon


Sylvie Granotier


Outre les rencontres / dédicaces avec les nombreux auteurs présents, nous avons pu assister dimanche à un intéressant café littéraire réunissant trois auteurs sud-américains : Sergio Alvarez, Antonio Ungar et Alfredo Noriega. Si je n'ai au final pas trop adhéré à leur monde, mon amie A. a craqué pour deux d'entre eux.

Alfredo Noriega - Sergio Alvarez - Antonio Ungar


Et petite surprise d'anniversaire, un recueil de nouvelles est sorti pour l'occasion. Une vingtaine d'auteurs ont participé, et une dizaine étaient présents dimanche pour le dédicacer. Une belle initiative pour découvrir de nombreuses plumes...




Pour terminer cette vingtième édition, le festival a récompensé les auteurs suivants :
  • Grand prix Sang d'Encre de la ville de Vienne : David James Kennedy, Ressacs (Fleuve Noir)
  • Prix des lecteurs « Gouttes de Sang d’Encre » : Ian Manook, Yeruldelgger (Albin Michel)
  • Prix des lycéens : Nicolas Mathieu, Aux animaux la guerre (Actes Sud)
  • Prix BD « Bulles Noires » : Cabanes, Fatale (Dupuis)
  • Prix de la nouvelle « Brèves de Sang d’Encre » : Geneviève Laloy, 23 h 49


 

vendredi 14 novembre 2014

Les énigmes du vampire, d'Anne Pouget

Fiche technique :
 
Auteur : Anne Pouget
Titre : Les énigmes du vampire
Editeur / Collection : Casterman / Romans - Epopée
Nombre de pages : 128
Date de parution : Septembre 2014
Public : A partir de 10 ans
 
 
Quatrième de couverture :
 
« Au fond du cimetière, là où l’on pend les criminels, il y a un arbre centenaire : à cet arbre, tu trouveras accroché le corps d’un homme qui n’est autre que le maître des esprits malsains. Rapporte-moi son cadavre et je te confierai le secret des Joyaux. »
Lorsque le grand roi Vikramâ accepte de remplir cette mission macabre, il ne se doute pas que le corps qu’il va transporter est hanté par un vampire ! Un vampire qui lui pose une énigme assortie d’une terrible menace : s’il ne trouve pas la solution, sa tête éclatera en mille morceaux…
Un voyage initiatique et merveilleux au pays de l’Inde ancienne.
 
 
Avis :
 
J'ai lu Les énigmes du vampire dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio ; je remercie Babelio ainsi que l'éditeur, Casterman, pour m'avoir permis de découvrir ce titre.
 
Autant le dire tout de suite, j'ai un avis mitigé concernant ce livre. Si j'ai bien aimé l'histoire, originale, intelligente et bien écrite, j'ai néanmoins quelques doutes sur le public auquel il est destiné.
Commençons par les points positifs : j'aime beaucoup le fait que l'auteur ait adapté des contes fantastiques sanscrits datant des VIIème et VIIIème siècles, le lecteur voyage à la fois dans l'espace et dans le temps, le dépaysement est garanti ; les notions qui pourraient poser problème sont expliquées en notes de bas de page (panthéon indou, termes spécifiques au pays, etc.) ; les chapitres sont courts, 3 - 4 pages, et correspondent chacun à une histoire ; chaque histoire est accompagnée d'une énigme à laquelle le lecteur peut tenter de répondre en même temps que le roi, et leur résolution permet de réfléchir sur l'âme humaine.
Le point qui m'a dérangé concerne les thèmes abordés : une femme battue qui se tait pour protéger son mari, une jeune mariée qui s'enfuit retrouver son amant pour sa nuit de noces, un jeune homme qui ment pour arriver à ses fins,... Honnêtement, j'ai trouvé que ce n'était peut-être pas très indiqué pour de jeunes lecteurs. La quatrième de couverture indique « dès 10 ans »... à voir donc en fonction du niveau de développement de l'enfant.
En tout cas, ce livre m'a donné envie de découvrir ces fameux contes sanscrits ; la bibliographie présente à la fin de l'ouvrage est idéale pour parfaire le sujet.
 
 
Note :
 
7/10.