mercredi 2 mars 2016

Mercredi, c'est citation : Prière d'achever, de John Connolly





Aucun livre n'est vraiment figé. Chaque lecteur le lit à sa façon, et chaque ouvrage produit une impression différente sur ses lecteurs.



Là où sont les livres, il y aura toujours autant de gens pour les détester que pour les aimer.




Il n’était ni un grand amoureux, ni un héros tragique. Il ressemblait plutôt à ces narrateurs de roman qui observent la vie des autres : des patères auxquelles l’écrivain suspend ses intrigues comme des manteaux, en attendant que les vrais acteurs du livre viennent les enfiler. Mais en lecteur passionné et vorace, M. Berger ne s’apercevait pas que la vie qu’il observait était la sienne. 
 
 
 
Il arrivait parfois à M. Berger de se sentir un peu seul, mais il ne s'ennuyait jamais, il n'était jamais malheureux et les jours qui passaient se confondaient pour lui avec les livres qu'il lisait.



 

mardi 1 mars 2016

Bilan achats et lectures - Février 2016

Voici le bilan de mes achats et lectures pour février. Je ne chronique pas toutes mes lectures, loin s'en faut, vous trouverez donc ici un aperçu de ce que je peux dévorer chaque mois (on ne m'appelle pas la papivore pour rien ^_^'). Si jamais mon avis sur un titre non chroniqué vous intéresse, n'hésitez pas à me le demander...
 
 
MES LECTURES :
 
 
Romans :

En février j'ai lu 2390 pages, plusieurs romans noirs et un peu d'humour pour alléger l'atmosphère. Aucune réelle déception, mais pas de coup de cœur non plus. J'ai néanmoins passé de très bons moments de lecture, j'ai frissonné, j'ai bien ri  et j'ai voyagé, du coup je ne regrette rien.

http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/02/la-legende-de-keylana-de-christelle.html            http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/02/le-blues-du-troglodyte-de-kenneth-cook.html    http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/02/le-visage-de-satan-de-florent-marotta.html    http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/03/lassassin-qui-revait-dune-place-au.html                http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/02/tant-de-chiens-de-boris-quercia.html 
 
 
BD et manga :
 
Beaucoup d'emprunts en médiathèque ce mois-ci, et un gros coup de cœur avec Love : Le renard de Frédéric Brrémaud et Frederico Bertolucci, cette bande dessinée est une petite merveille !
 
                             

 
ILS ONT REJOINT MA PAL EN FEVRIER :
 
 
Romans :

Un bon d'achat chez Decitre, un autre chez France Loisirs, un petit tour chez Gibert Joseph, des partenariats, deux gains concours et un cadeau : ma PAL grandit encore, pour mon plus grand plaisir !

                                                     
 
 
BD et manga :

Un partenariat BD, un bon d'achat chez Glénat (décidément, février est un bon mois pour mon compte en banque !) et mes séries favorites qui sortent, il n'en faut pas plus pour me faire craquer...

                 



 

lundi 29 février 2016

Programme de la 30ème fête du livre de Bron (Rhône)

 
 

À l’occasion des trente ans de la Fête du Livre de Bron, le festival revisite les thèmes des éditions précédentes - Vérité et mensonge, No(s) identité(s), L’époque et moi, Lignes de vie, Histoires de mémoire, Plan B… - pour tenter de répondre à une question historique, plus que jamais d’actualité en ce début de 21ème siècle : Que peut la littérature ?
Qu’elle soit historique, sociale, engagée, réaliste, jubilatoire, transgressive, introspective, psychologique, voyageuse, casanière, intimiste ou universelle - ou tout cela à la fois - la littérature est le lieu de tous les possibles. Elle pose des questions (souvent), apporte des réponses (parfois), écrit la vie autant qu’elle la construit. Elle est aussi un endroit de partage des expériences et du sensible. À l’occasion de cette trentième édition, l’envie est venue de poser une fois encore cette question historique - Que peut la littérature ? - aux plus grands auteurs contemporains, à des critiques, des historiens, des sociologues ou des artistes... mais aussi aux lecteurs sans qui la littérature resterait lettre morte. Avec en tête la phrase de Franz Kafka qui résonne puissamment à nos oreilles en ce début de 21ème siècle chaotique : « Écrire, c’est faire un bond hors du rang des assassins »
 
 
DATES ET HORAIRES :
 
Vendredi 4 mars 2016 : de 13h00 à 20h30
Samedi 5 mars 2016 : de 10h00 à 20h30
Dimanche 6 mars 2016 : de 10h00 à 19h30
 
 
LIEU :
 
Hippodrome de Parilly
4-6 avenue Pierre Mendès France
69500 Bron
 
 
TARIF :
 
Entrée gratuite
 
 
AU PROGRAMME :
 
Rencontres
Tables rondes
Dialogues d'auteurs
Lectures
Spectacles
Ateliers
 
 
AUTEURS INVITES (par ordre alphabétique) ET HORAIRES DE PRESENCE :
 
Littérature française et étrangère :
OLIVIER ADAM (dimanche 12H30)
CHRISTINE ANGOT (dimanche 17H30)
MICHKA ASSAYAS (dimanche 15H30)
PIERRIC BAILLY (dimanche 14H)
BRUNO BAYON (dimanche 15H30)
ALEXANDRE BERGAMINI (dimanche 15H30)
CHRISTOPHE BOLTANSKI (samedi 15H30)
EMMANUEL CARRÈRE (samedi 14H, 17H)
DIDIER CASTINO (vendredi 14H30, samedi 15H30)
PHILIPPE CLAUDEL (samedi 18H30)
MARCEL COHEN (samedi 11H)
RACHEL CUSK (samedi 14H)
VIRGINIE DESPENTES (samedi 15H30, 19H30)
ARTHUR DREYFUS (dimanche 11H)
PIERRE DUCROZET (samedi 17H)
XAVIER DURRINGER (dimanche 15H30)
MATHIAS ENARD (vendredi 14H30, 17H, samedi 12H30)
DOMINIQUE FERNANDEZ (dimanche 11H)
PHILIPPE FOREST (vendredi 14H30)
ANNE-MARIE GARAT (samedi 18H30)
HÉLÈNE GAUDY (dimanche 15H30)
SYLVIE GERMAIN (dimanche 17H)
PHILIPPE JAENADA (dimanche 12H30)
ALEXIS JENNI (dimanche 14H)
LESLIE KAPLAN (samedi 17H)
MAYLIS DE KERANGAL (dimanche 15H30)
DENIS LACHAUD (samedi 17H)
DANY LAFERRIÈRE (dimanche 17H)
CAMILLE LAURENS (dimanche 12H)
IAIN LEVISON (dimanche 12H30)
ÉDOUARD LOUIS (samedi 15H30)
ALAIN MABANCKOU (vendredi 17H, samedi 18H30)
GÉRARD MACÉ (samedi 11H)
VINCENT MESSAGE (dimanche 14H)
MARTIN PAGE (vendredi 14H30)
CATHERINE POULAIN (samedi 15H30)
DENIS POURAWA (samedi 10H30)
ATIQ RAHIMI (samedi 12H30)
MATHIEU RIBOULET (dimanche 12H45)
CHARLES ROBINSON (dimanche 14H)
JEAN ROUAUD (vendredi 17H, samedi 17H)
LYDIE SALVAYRE (dimanche 12H45)
BOUALEM SANSAL (samedi 12H30)
JANE SAUTIÈRE (jeudi 19H)
LUIS SEPÚLVEDA (dimanche 11H)
ADAM THIRLWELL (samedi 14H)
ENRIQUE VILA-MATAS (samedi 11H)

Sciences humaines : 
BERNARD LAHIRE (samedi 18H30)
WILLIAM MARX (vendredi 10H)
HÉLÈNE MERLIN-KAJMAN (vendredi 11H30)
PASCAL ORY (samedi 18H30)
GISÈLE SAPIRO (vendredi 14H30)
BENJAMIN STORA (dimanche 14H)

Bande dessinée :
CHLOÉ CRUCHAUDET (samedi 12H30)
DENIS LAPIÈRE (samedi 12H30)
AUDE SAMAMA (samedi 12H30)

Littérature jeunesse :
GILLES BACHELET (dimanche 16H)
FRÉDÉRIQUE BERTRAND (samedi 17H, dimanche 13H)
ALEX COUSSEAU (dimanche 15H, 17H)
MALIKA DORAY (dimanche 11H, 14H30)
OLIVIER DOUZOU (samedi 14H, 16H)
NATALI FORTIER / Ven. 17H30 (samedi 10H30, 12H)
HÉLÈNE GAUDY (dimanche 10H30)
TOM HAUGOMAT (dimanche 14H)
MAYLIS DE KERANGAL (dimanche 14H)
VALIE LE GALL (dimanche 15H)
SUSIE MORGENSTERN (samedi 17H30)
SÉBASTIEN MOURRAIN (samedi 17H30)
JUNKO NAKAMURA (samedi 13H, 15H, dimanche 14H30, 16H30)
VÉRONIQUE OVALDÉ (samedi 15H)
ADRIEN PARLANGE (dimanche 14H)


Pour plus de renseignements, voici le site officiel du festival :
 


dimanche 28 février 2016

Le visage de Satan, de Florent Marotta

Fiche technique :

Auteur : Florent Marotta
Titre : Le visage de Satan
Editeur / Collection : Taurnada éditions / Le tourbillon des mots
Nombre de pages : 384
Date de parution : Décembre 2015


Quatrième de couverture :

Un hurlement. Là, quelque part, qui se répercutait sur les murs poisseux et humides de la pièce. L'endroit ressemblait davantage à une cave avec ses murs bruts et ses parois voûtées. Puis un râle d'agonie s'étouffa, comme si même la mort prenait plaisir à attendre. L'homme pendait comme une vulgaire carcasse de viande accrochée à une esse de boucher. Son visage n'était que souffrance, rictus d'agonie et d'abomination. « Faites que je meure », implora-t-il en silence.


Avis :

Le visage de Satan est un thriller diablement efficace ! Je vous le dit tout de suite : âmes sensibles, passez votre chemin !! C'est glauque, c'est violent, c'est limite gore ! Surtout au début ! Les premières pages nous plongent tout de suite dans le bain, si l'on "survit" à cette entrée en matière, le reste du roman ne posera pas de problème.
 
L'intrigue se déroule en décembre 2012. Vous vous rappelez cette période ? La fin du monde était proche selon un certain calendrier Maya et les dires de journalistes qui brodaient jusqu'à la nausée sur le sujet, alternant reportages sur les sectes millénaristes, les groupes survivalistes et des faits divers plus horribles les uns que les autres. C'est dans cette ambiance complètement folle et survoltée que Gino Paradio, ex-flic reconverti en détective privé, se voit confier une enquête plutôt banale et inintéressante, enfin c'est ce qu'il pense dans un premier temps...
« Idées de tarés. O.K.
Théories fumeuses. O.K.
Dégénérés de la pastèque. O.K.
Ainsi Gino énumérait-il ses recherches. Le pire dans tout ça était qu'il semblait être le seul à s'en foutre éperdument, si ce n'était cette affaire qui le turlupinait. »
 
J'ai bien aimé le personnage de Gino, torturé par un passé douloureux, ivre de vengeance et en proie à la violence. On sent bien la dualité qui l'anime, sa lutte contre le mal extérieur et l'acceptation de sa violence intérieure. Il voudrait s'en sortir (il a d'ailleurs commencé un traitement médicamenteux contre son alcoolisme), croire à une vie meilleure où l'amour est possible, mais ses démons se rappellent sans cesse à lui. Les autres personnages sont soit attachants, soit effrayants et détestables. Difficile de rester insensible à leur sort, même si certains d'entre eux sont un peu trop stéréotypés... Concernant le style de l'auteur, j'ai bien aimé également. Les phrases sont simples et courtes, elles vont à l'essentiel. Le style direct et nerveux est un atout dans ce roman, il nous met au plus près de l'action. Les chapitres sont très courts, les évènements s'enchaînent rapidement et nous tiennent en haleine du début à la fin. Il pourrait être adapté à l'écran sans problème, d'autant plus que les thèmes abordés sont porteurs : sectes sataniques, messes noires, attentats, violence gratuite, mais également vengeance, rédemption... Il y a là une enquête policière classique mais efficace, réaliste malgré quelques touches de surnaturel, menée par un duo improbable et attachant. Que du bon en somme !

Un grand merci aux éditions Taurnada et au site Babelio pour ce partenariat reçu dans le cadre de l'opération Masse critique. Une très belle découverte pour moi, cela m'a donné envie de lire les autres romans de Florent Marotta.



 

samedi 27 février 2016

Tant de chiens, de Boris Quercia

Fiche technique :

Auteur : Boris Quercia
Traducteur : Isabel Siklodi
Titre : Tant de chiens
Série / volume : Santiago Quinones volume 2
Editeur / Collection : Asphalte éditions / Fictions
Nombre de pages : 199
Date de parution : Novembre 2015


Quatrième de couverture :

Encore une mauvaise période pour Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili. Son partenaire Jiménez vient de mourir au cours d'une fusillade avec des narcotrafiquants. Pire encore, le défunt semble avoir été mêlé à des histoires peu claires, et il avait les Affaires internes sur le dos.
Par curiosité autant que par désœuvrement, Santiago commence à mener l'enquête, et il retrouve une jeune femme qu'il connaît bien, Yesenia. Tous deux ont grandi dans le même quartier avant que leurs chemins se séparent. Entretemps, Yesenia a connu l'enfer : séquestrée et violée par son beau-père, elle ne vit plus que pour se venger. Au nom de leur amitié passée, elle va demander à Santiago d'abattre son bourreau...


Avis :
 
Tant de chiens est un très bon polar, classique et noir, mais pas totalement désespéré. Classique, car on y trouve les ingrédients qui font le charme de ce genre littéraire : une ambiance délétère, un héros sombre et désabusé (« Le monde est un grand broyeur à viande et tous, tôt ou tard, on tombera dedans. »), une jeune femme en détresse, des magouilles, des trahisons, une amitié forte, du sexe et un peu d'amour, de l'action, et en filigrane une réflexion sur la société.
« Penser que, parce qu'on est flic, on va lutter pour la justice, c'est aussi bête qu'imaginer que les employés des caisses de retraite s'inquiètent que leurs allocations soient insuffisantes pour survivre. Un flic n'est pas là pour faire respecter la loi. Un flic est là, comme presque tout le monde, pour exécuter des ordres, des mandats. Arrêtez tel type. Enquêtez sur tel autre. Suivez cette dame, découvrez qui a envoyé ce mail. Si on ne supportait pas les injustices de ce monde, on ne pourrait plus allumer la télé et regarder les informations. En fait, ce qui nous préoccupe vraiment, c'est arriver à la fin du mois, en vie d'une part, avec un peu d'argent de côté si possible d'autre part. Car être vivant sans un rond, ce n'est pas être vivant. »
L'histoire est très intéressante et mêle plusieurs intrigues, sans pour autant perdre le lecteur. Il y est question de trafic de drogue, de flics ripous, de règlements de comptes et de réseau pédophile. Le roman a pour cadre le Chili, ce qui apporte une petite touche de dépaysement pas désagréable et nous donne un aperçu de la vie quotidienne à Santiago du Chili. La plume de l'auteur est agréable à lire, le ton est résolument réaliste, avec parfois une pointe d'humour noir. J'ai beaucoup aimé que l'histoire soit racontée à la première personne, cela renforce le côté attachant du personnage principal. Le découpage est dynamique, les scènes s'enchaînent sans temps mort, rendant la lecture fluide et rapide.
 
Ce polar est une très bonne découverte en ce qui me concerne, Boris Quercia est un auteur que je vais suivre avec beaucoup d'intérêt.