samedi 27 février 2016

Tant de chiens, de Boris Quercia

Fiche technique :

Auteur : Boris Quercia
Traducteur : Isabel Siklodi
Titre : Tant de chiens
Série / volume : Santiago Quinones volume 2
Editeur / Collection : Asphalte éditions / Fictions
Nombre de pages : 199
Date de parution : Novembre 2015


Quatrième de couverture :

Encore une mauvaise période pour Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili. Son partenaire Jiménez vient de mourir au cours d'une fusillade avec des narcotrafiquants. Pire encore, le défunt semble avoir été mêlé à des histoires peu claires, et il avait les Affaires internes sur le dos.
Par curiosité autant que par désœuvrement, Santiago commence à mener l'enquête, et il retrouve une jeune femme qu'il connaît bien, Yesenia. Tous deux ont grandi dans le même quartier avant que leurs chemins se séparent. Entretemps, Yesenia a connu l'enfer : séquestrée et violée par son beau-père, elle ne vit plus que pour se venger. Au nom de leur amitié passée, elle va demander à Santiago d'abattre son bourreau...


Avis :
 
Tant de chiens est un très bon polar, classique et noir, mais pas totalement désespéré. Classique, car on y trouve les ingrédients qui font le charme de ce genre littéraire : une ambiance délétère, un héros sombre et désabusé (« Le monde est un grand broyeur à viande et tous, tôt ou tard, on tombera dedans. »), une jeune femme en détresse, des magouilles, des trahisons, une amitié forte, du sexe et un peu d'amour, de l'action, et en filigrane une réflexion sur la société.
« Penser que, parce qu'on est flic, on va lutter pour la justice, c'est aussi bête qu'imaginer que les employés des caisses de retraite s'inquiètent que leurs allocations soient insuffisantes pour survivre. Un flic n'est pas là pour faire respecter la loi. Un flic est là, comme presque tout le monde, pour exécuter des ordres, des mandats. Arrêtez tel type. Enquêtez sur tel autre. Suivez cette dame, découvrez qui a envoyé ce mail. Si on ne supportait pas les injustices de ce monde, on ne pourrait plus allumer la télé et regarder les informations. En fait, ce qui nous préoccupe vraiment, c'est arriver à la fin du mois, en vie d'une part, avec un peu d'argent de côté si possible d'autre part. Car être vivant sans un rond, ce n'est pas être vivant. »
L'histoire est très intéressante et mêle plusieurs intrigues, sans pour autant perdre le lecteur. Il y est question de trafic de drogue, de flics ripous, de règlements de comptes et de réseau pédophile. Le roman a pour cadre le Chili, ce qui apporte une petite touche de dépaysement pas désagréable et nous donne un aperçu de la vie quotidienne à Santiago du Chili. La plume de l'auteur est agréable à lire, le ton est résolument réaliste, avec parfois une pointe d'humour noir. J'ai beaucoup aimé que l'histoire soit racontée à la première personne, cela renforce le côté attachant du personnage principal. Le découpage est dynamique, les scènes s'enchaînent sans temps mort, rendant la lecture fluide et rapide.
 
Ce polar est une très bonne découverte en ce qui me concerne, Boris Quercia est un auteur que je vais suivre avec beaucoup d'intérêt.



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