lundi 11 avril 2016

Poppy Pym et la malédiction du pharaon, de Laura Wood

Fiche technique :
 
Auteur : Laura Wood
Traducteur : Cécile Nelson
Titre : Poppy Pym et la malédiction du pharaon
Série / Volume : Poppy Pym volume 1
Editeur / Collection : Seuil / Jeunesse
Nombre de pages : 352
Date de parution : Mars 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Orpheline, Poppy Pym a grandi dans un cirque et a bien du mal à s'adapter à sa nouvelle vie au pensionnat Saint Smithen. Ici, pas question de grimper aux arbres, de s'habiller n'importe comment ou de manger de la barbe à papa au petit déjeuner !
Mais une exposition d'antiquités égyptiennes et une succession d'événements étranges viennent troubler la tranquillité du collège. Et si ces incidents étaient liés à la présence du rubis du pharaon, que l'on dit maudit ?
Avec ses nouveaux amis, Ingrid et Kip, Poppy compte bien résoudre ce mystère...
 
 
Avis :
 
Roman jeunesse pour les 9 -13 ans, Poppy Pym et la malédiction du pharaon a totalement réussi à me séduire, et ce dès les premières pages.
 
Du haut de ses douze ans, la jeune Poppy Pym nous raconte son histoire avec beaucoup d'humour et de passion : son origine, sa famille d'adoption, son enfance dans le cirque, puis son entrée en pension et sa peur de ne pouvoir s'intégrer... Elle nous fait partager ses joies, ses peurs et ses doutes, et l'on suit avec beaucoup de plaisir ses aventures, que ce soit pour se faire des amis ou combattre une mystérieuse malédiction égyptienne.

Le ton du roman est humoristique et enjoué, le style est simple sans être simpliste, les péripéties sont nombreuses et variées, si bien que l'on dévore ce roman sans s'ennuyer pendant la lecture. Les chapitres sont relativement courts, une dizaine de pages environ, parfait pour une petite pause lecture avant de s'endormir, ou pour ne pas lasser les jeunes lecteurs... Ces derniers d'ailleurs s'identifieront sans peine aux personnages du roman ou y reconnaitront certains de leurs proches, car les caractères sont variés et bien identifiables. Poppy s'adresse directement au lecteur comme si elle parlait à un(e) ami(e), et de fait on a très envie de devenir son ami(e) ! Le récit est enrichi de plans, photographies, dessins et articles de journaux, collés là par Poppy comme elle le ferait dans un journal intime : une bonne idée pour casser la monotonie de la mise en page pour les plus jeunes.
 
Un grand merci au site Babelio et aux éditions du Seuil pour m'avoir permis de découvrir ce très bon roman jeunesse dans le cadre de l'opération Masse critique.
 
 
 

jeudi 7 avril 2016

Haute tension, de Natalie W. Genova

Fiche technique :
 
Auteur : Natalie W. Genova
Titre : Haute tension
Editeur : Les têtes brulées éditions (format numérique)
Nombre de pages estimé : 5
Date de parution : Mars 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Quand la tension est à son comble, ne subsiste qu'une logique : celle de ses propres fondations ! Natalie W. Genova nous livre là une nouvelle aussi brève qu'intense ; un climax.
 
 
Avis :
 
J'ai lu Haute tension dans le cadre d'un partenariat avec Les têtes brulées éditions, que je remercie pour m'avoir fait découvrir cette nouvelle.

Pour son deuxième titre court, Natalie W. Genova nous immerge en plein suspense. Une pièce plongée dans le noir, une jeune fille prisonnière... impossible de parler de l'histoire sans la dévoiler vu le faible nombre de pages ! Je n'aborderais donc ici que le style de l'auteur. 
Dès les premiers mots, la tension est palpable et accompagne le lecteur jusqu'aux dernières lignes. Les émotions ressenties par l'héroïne sont bien rendues et on prend fait et cause pour elle dès le départ... comment pourrait-il en être autrement ? Haute tension est très bien écrit et nous réserve une grosse surprise finale... malheureusement ce texte est beaucoup trop court à mon goût ! Pour moi, il ressemble plus au premier chapitre d'une histoire plus conséquente qu'à une nouvelle : tout ou presque reste à découvrir, les questions en suspens sont nombreuses et seule notre imagination peut venir à bout de cette fin bien trop ouverte. Vu la qualité du texte, je suis presque déçue de n'avoir pas plus à lire...

La nouvelle est en téléchargement gratuit et légal
ICI, profitez-en pour découvrir la plume de Natalie W. Genova ! Et si vous restez sur votre faim également et souhaitez parler de l'histoire, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message, on pourra comparer nos idées et ressentis :-)



 

mercredi 6 avril 2016

Mercredi, c'est citation : Le maître des livres volume 1, de Umiharu Shinohara

 
 
 
 

On parle souvent de "livres pour enfants" ou de "livres pour adultes". Mais la réalité est qu'il n'y a pas d'âge pour apprécier un livre.





Aussi nombreux que soient les livres excellents de par le monde... ils ne servent à rien s'il n'y a pas de lieu pour se les procurer.





Il y a mille et une façons d'apprécier un livre […] Cela ne sert à rien de se préoccuper de l'avis des gens.





Ce n'est pas toi qui choisis les livres... mais les livres qui te choisissent.






Ce serait faire preuve d'une grande stupidité que de considérer comme débiles des œuvres que l'on n'a jamais lues !





mardi 5 avril 2016

Quais du Polar 2016 : un dimanche passionnant !

Après avoir passé deux journées de folie à Quais du Polar, mon amie A. et moi-même avons décidé d'y "aller mollo" pour le dernier jour. Cela tombe bien, il y a des conférences qui ont l'air très intéressantes au programme ! Et grâce à la super carte de membre du Gang Quais du Polar plus besoin de faire la queue des heures pour pouvoir y assister, la place est garantie jusqu'à une demie heure avant le début des conférences. Je vous ai déjà dit à quel point je suis heureuse d'avoir adhéré cette année ? ^_^ Une chose est sûre, je recommencerais l'année prochaine sans hésiter !
 
Nous avons pu assister à trois conférences pendant la journée, et nous nous sommes régalées. Les intervenants étaient passionnants et nous avons beaucoup appris, sans voir le temps passer.
 
Magie noire : légendes, rites et croyances dans le polar.
Littérature de nos côtés obscurs hérités (aussi) du roman gothique, le roman policier traite parfois de notre rapport aux esprits, au sacré, aux coutumes et aux croyances. Rencontre avec des romanciers qui se confrontent au fantastique et aux forces spirituelles.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : John Connolly (Irlande), Dolores Redondo (Espagne), Kangni Alem (Togo) et Alexis Ragougneau (France). Présenté par : Élise Lépine.
 
Un très beau moment plein de mystères et de magie, où les quatre auteurs nous ont fait partager avec passion leurs rapports au surnaturel. Mention spéciale pour le génialissime John Connolly (je vous ai déjà dit que je l'adore ?) qui a tenu à s'exprimer en français.
 
L’autre conquête de l’ouest : ces écrivains francophones qui écrivent sur les Etats-Unis.
L’Amérique, c’est la mère du rock’n’roll, du roman noir, du rap, du rêve hollywoodien. L’Amérique, c’est le Bien, le Mal, le puritanisme, la révolution, c’est le pire et le meilleur. C’est surtout cet endroit où tout est XXL. Pour un écrivain de polar, c’est une référence. Tant et si bien que certains auteurs français placent histoires et personnages en Amérique. Qui est donc un rêve hexagonal.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : Quentin Mouron (Suisse), Frédéric Jaccaud (Suisse), Alexis Aubenque (France), Frédéric Andréi (France) et Jérémy Fel (France). Présenté par : Élise Lépine.

Certains auteurs n'y ont jamais posé les pieds, d'autres ont visité quelques lieux ou y ont vécu, mais tous ont été nourris par la culture américaine (livres, musique, films et séries télé) et retranscrivent dans leurs œuvres leur vision fantasmée et/ou nostalgique des Etats-Unis, terre de tous les possibles et de tous les excès. J'ai bien aimé cette intervention car ayant le même socle culturel que ces auteurs (comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs) je me suis bien retrouvée dans leurs visions de l'Amérique.

Une vie après le travail : enquêteurs de terrain devenus écrivains.
La fiction s’inspire toujours de la vie... ou la devance. Mais dans leur cas, c’est de leur CV dont ils se sont inspirés : leurs enquêtes, leurs succès, leurs échecs, la hiérarchie, les balles perdues. Ils sont encore ou ont été haut-commandants, policiers ou profilers, et sont devenus auteurs. Ils viendront parler des liens entre leur vie professionnelle et leur oeuvre littéraire.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : Ingrid Desjours (France), Olivier Norek (France), Jean-Marc Souvira (France), Christophe Molmy (France) et Alfred Lenglet (France). Présenté par : Marc Fernandez.
 
 
Les auteurs sont revenus sur leur parcours, à la fois de policiers (ou de psychologue pour Ingrid Desjours) et d'écrivains, et sur ce qui a déclenché leur envie d'écrire de la fiction, essentiellement l'envie de montrer la police française telle qu'elle est réellement, loin des clichés véhiculés par les films ou certains écrivains à succès. Une conférence passionnante et pleine d'humour. 
 
Si cela vous intéresse, toutes les conférences du festival peuvent être écoutées en replay ICI. Une belle initiative des organisateurs de Quais du Polar pour ceux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir y assister.


Entre deux conférences, nous avons flâné dans les coursives et admiré une dernière fois les lieux et les expositions. Une nouvelle création de la cake designer Sylvia Serra était d'ailleurs exposée, j'aime bien ce qu'elle fait, c'est original et tout à fait dans le thème.

 

Et comme la foule était encore au rendez-vous dans la grande librairie, je ne suis pas retournée faire de dédicaces. Mon amie A. a néanmoins pu avoir son dessin de Cecil après deux nouvelles heures de queue (plus que cinq heures au total sur deux jours pour une dédicace, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est motivée !!).


 
Quais du Polar est donc terminé, et cette année encore nous avons adoré, même si nous n'avons pas pu faire le dixième des activités proposées. Un grand merci aux auteurs si disponibles malgré la foule et la fatigue, aux libraires passionnés et de très bon conseil, ainsi qu'aux organisateurs et bénévoles toujours disponibles et souriants. Et pour ceux qui aiment les chiffres, cette année il y a eu 80000 visiteurs, soit une fréquentation en hausse de 10 % par rapport à l'année dernière, et 35000 livres vendus...



 

samedi 2 avril 2016

Quais du Polar 2016 : un samedi épuisant...

Samedi matin, je me lève épuisée et courbatue... j'ai voulu trop en faire vendredi, j'ai intérêt à y aller doucement si je veux tenir jusqu'à dimanche soir ! J'allège mon sac, et comme mon amie A. arrive très en avance je n'ai pas le temps d'avoir de remords et de le remplir à nouveau de livres ;-)
 
Ce matin, nous allons assister à une rencontre privilégiée avec Alexis Aubenque, organisée par le site lecteurs.com au Grand café des négociants. Comme nous sommes en avance, nous décidons d'aller faire un tour à l'Hôtel de ville. Il est encore très tôt, les auteurs ne sont pas là pour la plupart, mais j'ai la surprise de rencontrer Thierry Sportouche qui n'était pas annoncé. J'en profite pour lui prendre son recueil de nouvelles Chapitre IV et je fais le tour des librairies d'occasion pour faire quelques emplettes (ben oui, fallait pas que je parte avec un sac presque vide, c'est contre nature (^_^') ).
 
 
 
 
11h00. Nous sommes devant le Grand café des négociants et la rencontre avec Alexis Aubenque va bientôt débuter. Il y a là moins d'une dizaine de lecteurs et blogueurs, ainsi que deux représentantes de lecteurs.com, très sympathiques. J'adore cette ambiance détendue et un peu intime.
 
Photo © lecteurs.com
 
La rencontre est très intéressante ! Alexis Aubenque nous raconte avec passion son parcours atypique : grand lecteur (sur le tard), il rêve de devenir éditeur et se met à l'écriture tout en enchaînant les boulots alimentaires. Libraire à la Fnac, il a pour collègue Maxime Chattam, et tous deux se motivent pour écrire et envoyer leurs manuscrits aux éditeurs. Son parcours est ponctué de rencontres heureuses et il passe de l'écriture de romans de science-fiction à l'écriture de thrillers pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. Ce qui intéresse Alexis Aubenque par dessus-tout, c'est la complexité de l'âme humaine, et cela se ressent bien dans ses romans.
 
 
La rencontre dure un peu plus d'une heure, et après une séance de dédicaces / photos souvenirs nous repartons des étoiles pleins les yeux. J'ai adoré ce moment privilégié, cela restera je pense l'un de mes plus beaux souvenirs de ce festival.
 
 
Après une pause casse-croute bien méritée, direction le Palais du commerce. Il y a foule pour entrer, la file d'attente fait le tour de la moitié du bâtiment ! Heureusement cette année nous avons adhéré au Gang Quais du Polar, ce qui nous donne droit à une carte coupe file ! Nous pouvons donc entrer en évitant une bonne heure d'attente, et rien que pour ça je ne regrette pas mes 25 € d'adhésion (pour le prix on a également droit à un roman grand format et quelques badges, c'est plutôt une bonne affaire).
 
On jette un œil dans la grande librairie, il y a énormément de monde. J'aperçois Guillaume Musso en pleine séance de dédicaces, mais la longueur de la file d'attente me fait rebrousser chemin...
 
 
 

Nous allons donc assister à notre première conférence Quais du Polar :

Du sang, du noir, de la violence : pourquoi avoir peur ?
La violence et sa représentation sont au cœur du roman policier. Mais encore faut-il savoir la rendre littéraire, a fortiori dans une civilisation qui est devenue celle du tout-image. Rencontre avec des auteurs qui n’ont pas peur de se confronter à la réalité dans ce qu’elle a parfois de plus crue.
Avec : Donato Carrisi (Italie), Suzanne Stock (France), Nathalie Hug et Jérôme Camut (France), Dominique Maisons (France). Présenté par : Élise Lépine.

Grâce à la super carte coupe file, nous arrivons à avoir des places sans trop attendre, alors qu'une bonne partie de ceux qui faisaient la queue ne peut pas rentrer dans la salle.
 
 
La conférence est passionnante, elle explore les mécanismes de la peur et la manière de l'exprimer au mieux en littérature. Les interventions sont glaçantes, notamment celles de Nathalie Hug et Donato Carrisi. Ce dernier est arrivé à me donner la chair de poule en à peine quelques mots !
 
 
Une fois la conférence terminée, direction la grande librairie pour la chasse aux autographes. Il y a un monde fou, il fait très chaud, je suis épuisée. Je suis moins motivée qu'hier pour faire la queue, donc mis à part pour Jean Van Hamme (35 minutes d'attente) je ne vais voir que les auteurs où il y a peu de monde.
 
 
Paul Colize, adorable, m'a dédicacé deux romans. Jean Van Hamme (à droite) qui m'a dédicacé ma très vieille édition du premier roman de Largo Winch : ça ne l'a pas rajeuni, et moi non plus ;-)
 
Jean-Marc Souvira, charmant, à qui j'ai pris Le magicien, et Laurent Binet et son célèbre HHhH.
 
 
La fatigue se fait également ressentir chez les auteurs, vu le monde ils dédicacent à la chaîne, sans avoir trop le temps de discuter, c'est dommage. Certains m'ont quand même proposé de faire des photos souvenirs, Linwood Barclay (il n'y avait bizarrement personne à sa table), Jean-Marc Souvira et Paul Cleave que j'adore ! 
 
Mon amie A. voulant absolument faire dédicacer sa BD Holmes par Cecil nous sommes restées jusqu'à 19h30, malheureusement elle a dû repartir sans son précieux dessin. Après 3 heures de queue c'est un peu rageant, mais c'est ça aussi Quais du Polar ! Demain c'est promis, on y va doucement et on se concentre sur les conférences :-)