mardi 5 avril 2016

Quais du Polar 2016 : un dimanche passionnant !

Après avoir passé deux journées de folie à Quais du Polar, mon amie A. et moi-même avons décidé d'y "aller mollo" pour le dernier jour. Cela tombe bien, il y a des conférences qui ont l'air très intéressantes au programme ! Et grâce à la super carte de membre du Gang Quais du Polar plus besoin de faire la queue des heures pour pouvoir y assister, la place est garantie jusqu'à une demie heure avant le début des conférences. Je vous ai déjà dit à quel point je suis heureuse d'avoir adhéré cette année ? ^_^ Une chose est sûre, je recommencerais l'année prochaine sans hésiter !
 
Nous avons pu assister à trois conférences pendant la journée, et nous nous sommes régalées. Les intervenants étaient passionnants et nous avons beaucoup appris, sans voir le temps passer.
 
Magie noire : légendes, rites et croyances dans le polar.
Littérature de nos côtés obscurs hérités (aussi) du roman gothique, le roman policier traite parfois de notre rapport aux esprits, au sacré, aux coutumes et aux croyances. Rencontre avec des romanciers qui se confrontent au fantastique et aux forces spirituelles.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : John Connolly (Irlande), Dolores Redondo (Espagne), Kangni Alem (Togo) et Alexis Ragougneau (France). Présenté par : Élise Lépine.
 
Un très beau moment plein de mystères et de magie, où les quatre auteurs nous ont fait partager avec passion leurs rapports au surnaturel. Mention spéciale pour le génialissime John Connolly (je vous ai déjà dit que je l'adore ?) qui a tenu à s'exprimer en français.
 
L’autre conquête de l’ouest : ces écrivains francophones qui écrivent sur les Etats-Unis.
L’Amérique, c’est la mère du rock’n’roll, du roman noir, du rap, du rêve hollywoodien. L’Amérique, c’est le Bien, le Mal, le puritanisme, la révolution, c’est le pire et le meilleur. C’est surtout cet endroit où tout est XXL. Pour un écrivain de polar, c’est une référence. Tant et si bien que certains auteurs français placent histoires et personnages en Amérique. Qui est donc un rêve hexagonal.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : Quentin Mouron (Suisse), Frédéric Jaccaud (Suisse), Alexis Aubenque (France), Frédéric Andréi (France) et Jérémy Fel (France). Présenté par : Élise Lépine.

Certains auteurs n'y ont jamais posé les pieds, d'autres ont visité quelques lieux ou y ont vécu, mais tous ont été nourris par la culture américaine (livres, musique, films et séries télé) et retranscrivent dans leurs œuvres leur vision fantasmée et/ou nostalgique des Etats-Unis, terre de tous les possibles et de tous les excès. J'ai bien aimé cette intervention car ayant le même socle culturel que ces auteurs (comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs) je me suis bien retrouvée dans leurs visions de l'Amérique.

Une vie après le travail : enquêteurs de terrain devenus écrivains.
La fiction s’inspire toujours de la vie... ou la devance. Mais dans leur cas, c’est de leur CV dont ils se sont inspirés : leurs enquêtes, leurs succès, leurs échecs, la hiérarchie, les balles perdues. Ils sont encore ou ont été haut-commandants, policiers ou profilers, et sont devenus auteurs. Ils viendront parler des liens entre leur vie professionnelle et leur oeuvre littéraire.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : Ingrid Desjours (France), Olivier Norek (France), Jean-Marc Souvira (France), Christophe Molmy (France) et Alfred Lenglet (France). Présenté par : Marc Fernandez.
 
 
Les auteurs sont revenus sur leur parcours, à la fois de policiers (ou de psychologue pour Ingrid Desjours) et d'écrivains, et sur ce qui a déclenché leur envie d'écrire de la fiction, essentiellement l'envie de montrer la police française telle qu'elle est réellement, loin des clichés véhiculés par les films ou certains écrivains à succès. Une conférence passionnante et pleine d'humour. 
 
Si cela vous intéresse, toutes les conférences du festival peuvent être écoutées en replay ICI. Une belle initiative des organisateurs de Quais du Polar pour ceux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir y assister.


Entre deux conférences, nous avons flâné dans les coursives et admiré une dernière fois les lieux et les expositions. Une nouvelle création de la cake designer Sylvia Serra était d'ailleurs exposée, j'aime bien ce qu'elle fait, c'est original et tout à fait dans le thème.

 

Et comme la foule était encore au rendez-vous dans la grande librairie, je ne suis pas retournée faire de dédicaces. Mon amie A. a néanmoins pu avoir son dessin de Cecil après deux nouvelles heures de queue (plus que cinq heures au total sur deux jours pour une dédicace, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est motivée !!).


 
Quais du Polar est donc terminé, et cette année encore nous avons adoré, même si nous n'avons pas pu faire le dixième des activités proposées. Un grand merci aux auteurs si disponibles malgré la foule et la fatigue, aux libraires passionnés et de très bon conseil, ainsi qu'aux organisateurs et bénévoles toujours disponibles et souriants. Et pour ceux qui aiment les chiffres, cette année il y a eu 80000 visiteurs, soit une fréquentation en hausse de 10 % par rapport à l'année dernière, et 35000 livres vendus...



 

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