jeudi 7 avril 2016

Haute tension, de Natalie W. Genova

Fiche technique :
 
Auteur : Natalie W. Genova
Titre : Haute tension
Editeur : Les têtes brulées éditions (format numérique)
Nombre de pages estimé : 5
Date de parution : Mars 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Quand la tension est à son comble, ne subsiste qu'une logique : celle de ses propres fondations ! Natalie W. Genova nous livre là une nouvelle aussi brève qu'intense ; un climax.
 
 
Avis :
 
J'ai lu Haute tension dans le cadre d'un partenariat avec Les têtes brulées éditions, que je remercie pour m'avoir fait découvrir cette nouvelle.

Pour son deuxième titre court, Natalie W. Genova nous immerge en plein suspense. Une pièce plongée dans le noir, une jeune fille prisonnière... impossible de parler de l'histoire sans la dévoiler vu le faible nombre de pages ! Je n'aborderais donc ici que le style de l'auteur. 
Dès les premiers mots, la tension est palpable et accompagne le lecteur jusqu'aux dernières lignes. Les émotions ressenties par l'héroïne sont bien rendues et on prend fait et cause pour elle dès le départ... comment pourrait-il en être autrement ? Haute tension est très bien écrit et nous réserve une grosse surprise finale... malheureusement ce texte est beaucoup trop court à mon goût ! Pour moi, il ressemble plus au premier chapitre d'une histoire plus conséquente qu'à une nouvelle : tout ou presque reste à découvrir, les questions en suspens sont nombreuses et seule notre imagination peut venir à bout de cette fin bien trop ouverte. Vu la qualité du texte, je suis presque déçue de n'avoir pas plus à lire...

La nouvelle est en téléchargement gratuit et légal
ICI, profitez-en pour découvrir la plume de Natalie W. Genova ! Et si vous restez sur votre faim également et souhaitez parler de l'histoire, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message, on pourra comparer nos idées et ressentis :-)



 

mercredi 6 avril 2016

Mercredi, c'est citation : Le maître des livres volume 1, de Umiharu Shinohara

 
 
 
 

On parle souvent de "livres pour enfants" ou de "livres pour adultes". Mais la réalité est qu'il n'y a pas d'âge pour apprécier un livre.





Aussi nombreux que soient les livres excellents de par le monde... ils ne servent à rien s'il n'y a pas de lieu pour se les procurer.





Il y a mille et une façons d'apprécier un livre […] Cela ne sert à rien de se préoccuper de l'avis des gens.





Ce n'est pas toi qui choisis les livres... mais les livres qui te choisissent.






Ce serait faire preuve d'une grande stupidité que de considérer comme débiles des œuvres que l'on n'a jamais lues !





mardi 5 avril 2016

Quais du Polar 2016 : un dimanche passionnant !

Après avoir passé deux journées de folie à Quais du Polar, mon amie A. et moi-même avons décidé d'y "aller mollo" pour le dernier jour. Cela tombe bien, il y a des conférences qui ont l'air très intéressantes au programme ! Et grâce à la super carte de membre du Gang Quais du Polar plus besoin de faire la queue des heures pour pouvoir y assister, la place est garantie jusqu'à une demie heure avant le début des conférences. Je vous ai déjà dit à quel point je suis heureuse d'avoir adhéré cette année ? ^_^ Une chose est sûre, je recommencerais l'année prochaine sans hésiter !
 
Nous avons pu assister à trois conférences pendant la journée, et nous nous sommes régalées. Les intervenants étaient passionnants et nous avons beaucoup appris, sans voir le temps passer.
 
Magie noire : légendes, rites et croyances dans le polar.
Littérature de nos côtés obscurs hérités (aussi) du roman gothique, le roman policier traite parfois de notre rapport aux esprits, au sacré, aux coutumes et aux croyances. Rencontre avec des romanciers qui se confrontent au fantastique et aux forces spirituelles.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : John Connolly (Irlande), Dolores Redondo (Espagne), Kangni Alem (Togo) et Alexis Ragougneau (France). Présenté par : Élise Lépine.
 
Un très beau moment plein de mystères et de magie, où les quatre auteurs nous ont fait partager avec passion leurs rapports au surnaturel. Mention spéciale pour le génialissime John Connolly (je vous ai déjà dit que je l'adore ?) qui a tenu à s'exprimer en français.
 
L’autre conquête de l’ouest : ces écrivains francophones qui écrivent sur les Etats-Unis.
L’Amérique, c’est la mère du rock’n’roll, du roman noir, du rap, du rêve hollywoodien. L’Amérique, c’est le Bien, le Mal, le puritanisme, la révolution, c’est le pire et le meilleur. C’est surtout cet endroit où tout est XXL. Pour un écrivain de polar, c’est une référence. Tant et si bien que certains auteurs français placent histoires et personnages en Amérique. Qui est donc un rêve hexagonal.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : Quentin Mouron (Suisse), Frédéric Jaccaud (Suisse), Alexis Aubenque (France), Frédéric Andréi (France) et Jérémy Fel (France). Présenté par : Élise Lépine.

Certains auteurs n'y ont jamais posé les pieds, d'autres ont visité quelques lieux ou y ont vécu, mais tous ont été nourris par la culture américaine (livres, musique, films et séries télé) et retranscrivent dans leurs œuvres leur vision fantasmée et/ou nostalgique des Etats-Unis, terre de tous les possibles et de tous les excès. J'ai bien aimé cette intervention car ayant le même socle culturel que ces auteurs (comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs) je me suis bien retrouvée dans leurs visions de l'Amérique.

Une vie après le travail : enquêteurs de terrain devenus écrivains.
La fiction s’inspire toujours de la vie... ou la devance. Mais dans leur cas, c’est de leur CV dont ils se sont inspirés : leurs enquêtes, leurs succès, leurs échecs, la hiérarchie, les balles perdues. Ils sont encore ou ont été haut-commandants, policiers ou profilers, et sont devenus auteurs. Ils viendront parler des liens entre leur vie professionnelle et leur oeuvre littéraire.
Avec (de gauche à droite sur la photo) : Ingrid Desjours (France), Olivier Norek (France), Jean-Marc Souvira (France), Christophe Molmy (France) et Alfred Lenglet (France). Présenté par : Marc Fernandez.
 
 
Les auteurs sont revenus sur leur parcours, à la fois de policiers (ou de psychologue pour Ingrid Desjours) et d'écrivains, et sur ce qui a déclenché leur envie d'écrire de la fiction, essentiellement l'envie de montrer la police française telle qu'elle est réellement, loin des clichés véhiculés par les films ou certains écrivains à succès. Une conférence passionnante et pleine d'humour. 
 
Si cela vous intéresse, toutes les conférences du festival peuvent être écoutées en replay ICI. Une belle initiative des organisateurs de Quais du Polar pour ceux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir y assister.


Entre deux conférences, nous avons flâné dans les coursives et admiré une dernière fois les lieux et les expositions. Une nouvelle création de la cake designer Sylvia Serra était d'ailleurs exposée, j'aime bien ce qu'elle fait, c'est original et tout à fait dans le thème.

 

Et comme la foule était encore au rendez-vous dans la grande librairie, je ne suis pas retournée faire de dédicaces. Mon amie A. a néanmoins pu avoir son dessin de Cecil après deux nouvelles heures de queue (plus que cinq heures au total sur deux jours pour une dédicace, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est motivée !!).


 
Quais du Polar est donc terminé, et cette année encore nous avons adoré, même si nous n'avons pas pu faire le dixième des activités proposées. Un grand merci aux auteurs si disponibles malgré la foule et la fatigue, aux libraires passionnés et de très bon conseil, ainsi qu'aux organisateurs et bénévoles toujours disponibles et souriants. Et pour ceux qui aiment les chiffres, cette année il y a eu 80000 visiteurs, soit une fréquentation en hausse de 10 % par rapport à l'année dernière, et 35000 livres vendus...



 

samedi 2 avril 2016

Quais du Polar 2016 : un samedi épuisant...

Samedi matin, je me lève épuisée et courbatue... j'ai voulu trop en faire vendredi, j'ai intérêt à y aller doucement si je veux tenir jusqu'à dimanche soir ! J'allège mon sac, et comme mon amie A. arrive très en avance je n'ai pas le temps d'avoir de remords et de le remplir à nouveau de livres ;-)
 
Ce matin, nous allons assister à une rencontre privilégiée avec Alexis Aubenque, organisée par le site lecteurs.com au Grand café des négociants. Comme nous sommes en avance, nous décidons d'aller faire un tour à l'Hôtel de ville. Il est encore très tôt, les auteurs ne sont pas là pour la plupart, mais j'ai la surprise de rencontrer Thierry Sportouche qui n'était pas annoncé. J'en profite pour lui prendre son recueil de nouvelles Chapitre IV et je fais le tour des librairies d'occasion pour faire quelques emplettes (ben oui, fallait pas que je parte avec un sac presque vide, c'est contre nature (^_^') ).
 
 
 
 
11h00. Nous sommes devant le Grand café des négociants et la rencontre avec Alexis Aubenque va bientôt débuter. Il y a là moins d'une dizaine de lecteurs et blogueurs, ainsi que deux représentantes de lecteurs.com, très sympathiques. J'adore cette ambiance détendue et un peu intime.
 
Photo © lecteurs.com
 
La rencontre est très intéressante ! Alexis Aubenque nous raconte avec passion son parcours atypique : grand lecteur (sur le tard), il rêve de devenir éditeur et se met à l'écriture tout en enchaînant les boulots alimentaires. Libraire à la Fnac, il a pour collègue Maxime Chattam, et tous deux se motivent pour écrire et envoyer leurs manuscrits aux éditeurs. Son parcours est ponctué de rencontres heureuses et il passe de l'écriture de romans de science-fiction à l'écriture de thrillers pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. Ce qui intéresse Alexis Aubenque par dessus-tout, c'est la complexité de l'âme humaine, et cela se ressent bien dans ses romans.
 
 
La rencontre dure un peu plus d'une heure, et après une séance de dédicaces / photos souvenirs nous repartons des étoiles pleins les yeux. J'ai adoré ce moment privilégié, cela restera je pense l'un de mes plus beaux souvenirs de ce festival.
 
 
Après une pause casse-croute bien méritée, direction le Palais du commerce. Il y a foule pour entrer, la file d'attente fait le tour de la moitié du bâtiment ! Heureusement cette année nous avons adhéré au Gang Quais du Polar, ce qui nous donne droit à une carte coupe file ! Nous pouvons donc entrer en évitant une bonne heure d'attente, et rien que pour ça je ne regrette pas mes 25 € d'adhésion (pour le prix on a également droit à un roman grand format et quelques badges, c'est plutôt une bonne affaire).
 
On jette un œil dans la grande librairie, il y a énormément de monde. J'aperçois Guillaume Musso en pleine séance de dédicaces, mais la longueur de la file d'attente me fait rebrousser chemin...
 
 
 

Nous allons donc assister à notre première conférence Quais du Polar :

Du sang, du noir, de la violence : pourquoi avoir peur ?
La violence et sa représentation sont au cœur du roman policier. Mais encore faut-il savoir la rendre littéraire, a fortiori dans une civilisation qui est devenue celle du tout-image. Rencontre avec des auteurs qui n’ont pas peur de se confronter à la réalité dans ce qu’elle a parfois de plus crue.
Avec : Donato Carrisi (Italie), Suzanne Stock (France), Nathalie Hug et Jérôme Camut (France), Dominique Maisons (France). Présenté par : Élise Lépine.

Grâce à la super carte coupe file, nous arrivons à avoir des places sans trop attendre, alors qu'une bonne partie de ceux qui faisaient la queue ne peut pas rentrer dans la salle.
 
 
La conférence est passionnante, elle explore les mécanismes de la peur et la manière de l'exprimer au mieux en littérature. Les interventions sont glaçantes, notamment celles de Nathalie Hug et Donato Carrisi. Ce dernier est arrivé à me donner la chair de poule en à peine quelques mots !
 
 
Une fois la conférence terminée, direction la grande librairie pour la chasse aux autographes. Il y a un monde fou, il fait très chaud, je suis épuisée. Je suis moins motivée qu'hier pour faire la queue, donc mis à part pour Jean Van Hamme (35 minutes d'attente) je ne vais voir que les auteurs où il y a peu de monde.
 
 
Paul Colize, adorable, m'a dédicacé deux romans. Jean Van Hamme (à droite) qui m'a dédicacé ma très vieille édition du premier roman de Largo Winch : ça ne l'a pas rajeuni, et moi non plus ;-)
 
Jean-Marc Souvira, charmant, à qui j'ai pris Le magicien, et Laurent Binet et son célèbre HHhH.
 
 
La fatigue se fait également ressentir chez les auteurs, vu le monde ils dédicacent à la chaîne, sans avoir trop le temps de discuter, c'est dommage. Certains m'ont quand même proposé de faire des photos souvenirs, Linwood Barclay (il n'y avait bizarrement personne à sa table), Jean-Marc Souvira et Paul Cleave que j'adore ! 
 
Mon amie A. voulant absolument faire dédicacer sa BD Holmes par Cecil nous sommes restées jusqu'à 19h30, malheureusement elle a dû repartir sans son précieux dessin. Après 3 heures de queue c'est un peu rageant, mais c'est ça aussi Quais du Polar ! Demain c'est promis, on y va doucement et on se concentre sur les conférences :-)
 
 
 
 

vendredi 1 avril 2016

Quais du Polar 2016 : un vendredi déjà bien chargé !

Ce matin, je me suis réveillée excitée comme une puce : le festival Quais du Polar débutait enfin !! Mes sacs étaient déjà préparés, pleins de livres à faire signer, donc pour une fois j'étais prête en un rien de temps. Mon amie A. m'accompagnait pour la première fois un vendredi, j'ai réussi à la convaincre en lui faisant miroiter une foule moins dense que pendant le week-end. Nous nous sommes rendues au Palais du commerce, après avoir fait un crochet par la librairie Expérience pour profiter des 48h de la BD (des albums à 1€ ça ne se refuse pas, encore que je préférais quand ils étaient gratuits !).
 
Arrivées à 10h30, j'ai foncé faire la queue pour la séance de dédicaces de Karine Giebel qui commençait à 11h. Il y avait déjà du monde, mais rien à voir avec la foule qui m'avait fait renoncer l'année dernière ! Premières dédicaces de la journée (Karine Giebel a une écriture magnifique, on dirait un peu celle d'une institutrice de l'ancien temps), et première photo souvenir gentiment proposée par cette auteur adorable. Juste à côté, Barbara Abel dont j'aime beaucoup les romans : re-papotage, dédicace et photo souvenir :-) J'en ai bien profité, cela fait du bien quand il n'y a pas grand monde ! Il n'y a pas à dire, la journée commençait vraiment très bien :-)
 
 
 
 Vendredi après-midi, la foule commençait à être bien présente...
 
Globalement, je n'ai pas trop fait la queue pour cette première journée, mis à part pour Karine Giebel et Donato Carrisi (45 minutes environ pour chacun), j'ai eu la chance à chaque fois de passer pendant un creux. Malgré quelques cafouillages au niveau de l'organisation (comme par exemple des changements de sens de la file d'attente 5 fois en 10 minutes) l'ambiance était sympathique et bon enfant, les gens s'échangeant des conseils de lecture pendant l'attente.
 
J'ai rencontré une vingtaine d'auteurs aujourd'hui, tous plus sympathiques et disponibles les uns que les autres, j'étais sur un petit nuage. J'ai fait beaucoup de photos souvenirs avec eux cette année - ce sont eux qui le proposaient à chaque fois, vu que je suis trop timide pour le leur demander et trop gênée de faire attendre les autres lecteurs qui font la queue - , du coup je ne les mettrais pas ici, mais voici quand même une petite sélection des rencontres de la journée :
  
Olivier Norek dont j'ai acheté le premier roman, et Sire Cédric dont je suis une grande fan.
 
 
La pétillante Ingrid Desjours, qui m'a convaincue d'acheter deux romans et la douce Naïri Nahapétian dont les polars dépaysants se passent en Iran.
 
Nathalie Hug et Jérôme Camut, écrivains à quatre mains venus en avance rencontrer leurs fans, et Olivier Barde-Cabuçon dont j'adore la série Les enquêtes du Commissaire aux morts étranges.
 
L'hilarante Sophie Hénaff dont j'ai pris le premier roman, Poulets grillés, qui avait l'air bien marrant :-D
 
Sinon j'ai posé avec John Connolly (j'ai encore du mal à y croire, j'en tremblais tellement j'étais émue), Barbara Abel, Karine Giebel, Donato Carrisi, Viviane Moore, Dolores Redondo, Olivier Norek, Jon Bassoff  et Craig Johnson. Ce sont vraiment de très beaux souvenirs :-)
 
Amélie Nothomb était présente également, j'aurais bien aimé la rencontrer mais quand j'ai vu que les fans commençaient à faire la queue à midi pour une séance de dédicaces qui débutait à 17h30 j'ai renoncé...
 
 
 
Entre deux séances de dédicaces, je suis allée admirer avec mon amie A. l'exposition Pulp ! qui regroupe une quinzaine d'affiches d'artistes contemporains revisitant les couvertures des magazines Pulp.
 
      
 
 
Il y avait également la traditionnelle exposition de photos d'auteurs prises par Les Pictographistes, dont je ne me lasse jamais...
 
 
... et une exposition  de "cake design" par Sylvia Serra dont j'ai trouvé les décorations trop mignonnes :
 
 
 
Cette première journée à Quais du Polar était géniale, je suis rentrée heureuse mais fourbue d'avoir piétiné toute la journée avec mes 10 kg de livres sur le dos... Allez, direction dodo pour être en forme samedi qui sera je n'en doute pas une grosse journée !