lundi 18 novembre 2013

Petit retour en images du festival Sang d'Encre 2013 de Vienne




Le 19ème festival Sang d'encre a fermé ses portes. J'ai pu y faire un tour dimanche 17 novembre au matin et je suis revenue les bras chargés, avec de quoi faire monter ma pile de livres à lire d'au moins 30 centimètres !!
J'ai beaucoup apprécié ce petit festival : il n'y avait pas trop de monde dimanche matin, les auteurs étaient accessibles, et comme ils sont tous très sympathiques nous avons pu discuter un petit moment, j'ai pris plein de photos et je suis repartie avec de belles dédicaces. De plus le café littéraire avec l'auteur espagnol Victor Del Arbol (prix Le Point du polar européen 2012) était vraiment très intéressant.


Voici quelques photos prises sur place.
Pour les voir en grand format, cliquez dessus...




Michel Bussi, que j'ai découvert lors de l'édition 2013 de Quais du Polar. J'avais adoré Nymphéas noirs (voir la critique), j'ai pris Un avion sans elle.
 
Nicole Gonthier, qui fut l'une des profs de fac de mon fiancé. J'ai bien aimé ses deux romans policiers historiques Le crime de la rue de l'Aumône et Les fers maudits ; j'attends le volume 3 des aventures d'Arthaud de Varey avec impatience (sortie prévue février 2014).
Olivier Barde-Cabuçon. Je l'ai découvert l'année dernière et je l'adore. Après les géniaux Casanova et la femme sans visage et Messe noire, j'attends avec beaucoup d'impatience le troisième volume des aventures du chevalier de Volnay (sortie prévue début 2014). Pour patienter, j'ai acheté Le détective de Freud.
 
Michel Moatti. Je l'ai découvert à la radio lors d'une émission consacrée à Jack l'Eventreur. Son Retour à Whitechapel saura-il-me convaincre quant à l'identité du mystérieux tueur en série ?
  
Johan Héliot. Sa Trilogie de la Lune (intégrale) va m'occuper un long moment...
Victor del Arbol. Vraiment adorable, il parle assez bien français. Je suis repartie avec une gentille dédicace en espagnol sur La tristesse du samouraï (merci Astrid pour la traduction) et une photo où nous posons ensemble.
 
La pétillante Françoise Guérin, qui m'a dédicacé A la vue, à la mort.

Sylvain Escallon, prix "BD Bulles noires" 2013 pour Les zombies n'existent pas.
 
Café littéraire avec Victor del Arbol.








mercredi 13 novembre 2013

La Sanguinaire, d'Aurélie Mendonça

Fiche technique :

Auteur : Aurélie Mendonça
Titre : La Sanguinaire
Série / Volume : Tarots divins, volume 1
Editeur / Collection : Rebelle / Lune de sang
Nombre de pages : 250
Date de parution : Janvier 2012


Quatrième de couverture :

"Dans un monde qui ne valait plus la peine d’être sauvé et en lequel je ne croyais plus, j’ai décidé de faire régner ma propre loi. Chasseuse devenue vampire, paria, traîtresse, génie, rejetée par ceux que je protégeais et admirée par cette race que je haïssais, je n’ai aujourd’hui plus qu’une seule chose à l’esprit : ma vengeance.
Combattre pour gagner ma place sur le trône n’était que le premier pas. Je m’appelle Elizabeth. Je suis désormais la reine des Vampires."


Critique :

L'intrigue est assez simple, mais efficace : chasseuse de vampires trahie par les siens, Nélia se transforme en vampire afin de se venger. Elle devient alors Elizabeth et conquiert le trône avant de lancer ses troupes à l'assaut des chasseurs, au plus profond des Carpates.
L'ambiance est sombre, l'action omniprésente, les rebondissements nombreux ; les informations sont distillées pratiquement au compte-goutte, par le biais de flash-backs, souvenirs et autres précisions "historiques" relatives aux vampires et aux chasseurs (tous descendant de la sinistrement célèbre comtesse Báthory). Le style de l'auteur est clair, simple mais prenant. La psychologie des personnages n'est pas très élaborée, mais ils n'en demeurent pas moins attachants pour certains ; je n'ai pas trop accroché avec Elizabeth, l'héroïne ivre de vengeance, mais j'ai eu un gros coup de cœur pour ses deux familiers : Huan, le jeune humain amnésique, et Nilosh, le vampire hors-la-loi.
En conclusion, voici une histoire que j'ai appréciée, mais que j'ai trouvée malheureusement trop courte. Reste à voir comment va évoluer l'intrigue dans le second volume de la saga...


Notation :

7,5/10.



lundi 4 novembre 2013

24e Festival de la Bulle d'Or - Brignais, les 9 et 10 novembre 2013



 
Tagada, tagada, revoilà la Bulle d’Or...
Le Festival de bandes dessinées et livres illustrés est de retour les 9 et 10 novembre 2013 à Brignais. Avec les ingrédients traditionnels qui ont fait son succès, cette édition sera placée sous le signe de la fête (foraine) à la sauce Western !
Un savoureux mélange, coloré, convivial et pimenté, à goûter sans modération.
Il flottera comme un air de fête foraine cette année dans le « farwest » lyonnais. Dès leur arrivée au Complexe Pierre-Minssieux, les desperados des planches colorées s’exposeront à un brusque retour à leurs tendres années : manège, pêche aux canards, tir à la carabine ou à l’arbalète et stand de confiseries mettront les visiteurs dans l’ambiance, avant même d’avoir franchi les portes du Festival.
Passée la roulotte bigarrée qui tiendra lieu d’entrée, ils partiront pour une chevauchée fantastique dans l’univers du 9e art à découvrir dans son étonnante diversité. Expositions thématiques, conférences « BD’ciné », ateliers créatifs, matches d’improvisation, fresque en live, espace conte, workshop, caricaturistes, librairies (albums et livres neufs ou d’occasion), objets para-BD, maisons d’édition, fanzines, matériel de dessin... De quoi satisfaire les envies et la curiosité de chacun.
Et puis, bien sûr, pour les aficionados, il y aura une cinquantaine d’auteurs, dessinateurs, illustrateurs, coloristes ou scénaristes, disponibles pour des moments de rencontres privilégiés et de dédicaces personnalisées. Parmi eux, citons Jérôme Jouvray, auteur de l’affiche officielle de cette 24e édition (et « père » de Lincoln, cow-boy solitaire, colérique et tourmenté dont il signe les aventures rocambolesques), Serge Carrère, Olivier Berlion ou encore Renaud Dillies. De fines gâchettes parées à dégainer leurs crayons affutés, pour une fête qui s’annonce belle et colorée...


DATES ET HORAIRES : 

Samedi 9 novembre 2013, de 10h00 à 18h00
Dimanche 10 novembre 2013, de 10h00 à 18h00

 
LIEU :  Complexe Pierre-Minssieux, boulevard des Sports, 69530 Brignais

 
TARIFS : 

Entrée adulte : 4 €
Entrée étudiant/chômeur : 2,50 €
Gratuit pour les moins de 10 ans accompagnés et pour tous les visiteurs déguisés en héros de BD !
  
 
 
AUTEURS INVITES :
 
ALBON Lucie
AMANDINE      
AMOURIQ André
BERLION Olivier
BRACHET Nicolas
BUENDIA Patrice
CARRERE Serge
CRESCI Anne alias MATILOU      
DEGRUEL Yann
DILLIES Renaud
DIRICK Jean-Pierre     
DRAC     
DUFRENEY Damien alias DAMS     
DUFRENEY Laurent     
FERRA Olivier     
GIRARD Christophe     
HÜE Caroline
JAFFREDO Marie
JEANDEL Christine alias Alexine
JOUVRAY Olivier
JOUVRAY Jérôme     
JYTERY
KANAPE     
KEU Chan TIAN
ROCHE Sébastien alias KIERAN     
KISELJAK Carine alias KARINKA     
LACOMBE Magali alias NAURIEL
LAURENT Séverine alias SEL     
LIGIER De LAPRADE Marie     
MADD     
MANDROU Isabelle alias Miss PRICKLY     
MAROGER Isabelle     
MONLOUBOU Laure     
MONTHEILLET Michel     
PAROT Annelore
PERRET Delphine     
REZA-VASSAF Hamid     
SAMM
SOUKY
SWAL Christophe     
VARELA Lucas     
YOU Denil
ZERRIOUH Fairid



Pour plus de renseignements, voici le site officiel :



vendredi 1 novembre 2013

221b Baker Street, de Graham Moore

Fiche technique :

Auteur : Graham Moore
Titre : 221b Baker Street
Editeur / Collection : Cherche Midi / Neo
Nombre de pages : 464
Date de parution : Janvier 2012
 
 
Résumé : 

Au cœur des secrets du légendaire journal perdu de Conan Doyle.

Octobre 1900, Londres.
Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d'un tueur en série, il demande l'assistance d'un de ses amis, l'écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula.
Janvier 2009, New York.
C'est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d'être intronisé dans la prestigieuse association des « Baker Street Irregulars ». C'est aussi un grand jour pour ladite association : Alex Cale, l'un de ses membres les plus renommés, vient de retrouver le « Saint-Graal » des fanatiques de Conan Doyle, le fameux tome perdu du journal intime de l'écrivain, couvrant les mois d'octobre à décembre 1900. C'est en effet à cette époque que Conan Doyle, après avoir fait mourir Sherlock Holmes sept ans plus tôt au grand dam de ses admirateurs, a décidé, pour une raison demeurée inconnue, de faire revivre le célèbre détective. Mais Alex Cale est assassiné avant d'avoir pu dévoiler le contenu du fameux journal et Harold, inspiré par l'art de la déduction de son illustre modèle, se lance sur la piste du meurtrier.
Deux enquêtes à plus d'un siècle de distance, de mystérieuses correspondances, un formidable coup de théâtre. Avec ce premier roman passionnant, Graham Moore, s'inspirant de faits réels, nous offre un voyage fascinant dans le monde des collectionneurs et des obsessionnels de Sherlock Holmes, et met le lecteur à l'épreuve : saura-t-il résoudre l'énigme avant le héros ?

 
Critique :

Voici un roman policier qui devrait plaire aux amateurs de Sherlock Holmes. Les deux enquêtes se déroulent en parallèle, un chapitre sur deux ; le suspense est ainsi constamment maintenu, d'autant plus que les deux enquêtes se répondent...
L'intrigue est très prenante, il y a de l'humour, beaucoup d'érudition, le style est agréable à lire. Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l'histoire, mais sachez que j'ai passé un excellent moment de lecture.

 
Notation :

8,5/10.



 

jeudi 24 octobre 2013

Le bonheur pauvre rengaine, de Sylvain Pattieu

Fiche technique :

Auteur : Sylvain Pattieu
Titre : Le bonheur pauvre rengaine
Editeur / Collection : Le Rouergue / La brune
Nombre de pages : 304
Date de parution : Août 2013


Résumé :

Le 25 septembre 1920, au petit matin, dans un appartement bourgeois de Marseille est découvert le corps d'une jeune ouvrière parisienne ayant basculé dans la prostitution. Cette affaire fera la une des journaux pendant plusieurs mois, le temps qu'on découvre les assassins. Comme tout fait divers, c'est un formidable révélateur d'une époque, ces années folles où la France, saignée par les tranchées, voit ses repères basculer.

Lorsque Sylvain Pattieu déterre, aux archives des Bouches-du-Rhône, le carton conservant le dossier de justice, il trouve là une formidable matière romanesque. Des personnages aux trajectoires hors du commun naviguant d'un milieu à l'autre, une peinture passionnante de Paris et Marseille. Usines, dancings, bagne, bordels... Demi-mondaines, ouvriers anarcho-syndicalistes, macs noirs et corses...
Cela donne ce livre singulier et passionnant, à la fois roman et document historique, mixant voix fictionnelles, photographies et archives policières.


Après Des impatientes, publié l'an dernier, ce jeune romancier, historien par ailleurs, fait à nouveau la preuve d'un talent particulier pour s'inspirer de la réalité.


Critique :
 
J'ai reçu Le bonheur pauvre rengaine de Sylvain Pattieu dans le cadre de l'opération "Masse Critique" du site Babelio. Déjà heureuse d'avoir été tirée au sort, je le suis encore plus maintenant que je viens d'en terminer la lecture.
C'est un très beau roman qui se compose de trois parties : "Le meurtre", "L'enquête" et "Prisons". Chaque chapitre est consacré à l'un des protagonistes de l'affaire (tueur, victime, connaissances ou enquêteur) ; il nous y fait entendre sa voix, nous montre quelles ont été sa trajectoire, ses choix de vie jusqu'au moment du drame, puis comment il a réagi par la suite. Les propos sont crus, durs, comme la vie des personnages en ce début de vingtième siècle. Le style est différent selon la personne qui s'exprime, j'ai trouvé que c'était vraiment bien réalisé. On croirait entendre de véritables confessions, d'autant plus que l'ajout de documents d'archives (photographies des protagonistes, copies et transcriptions de procès-verbaux et rapports d'enquête, etc...) apporte une touche véridique qui fait froid dans le dos. C'est là toute la force de ce roman, mêler fiction et réalité pour faire naître une émotion réelle. Le fait divers dont s'inspire le roman est malheureusement "banal", il pourrait se dérouler n'importe où et à n'importe quelle époque... J'ai ressenti une grande tristesse en refermant ce roman, ainsi qu'un malaise certain devant le gâchis de ces jeunes existences.
 

Notation :

8/10.