vendredi 12 mai 2017

Le péril Groumf, de Renaud Marhic

Fiche technique :

Auteur : Renaud Marhic
Titre : Le péril Groumf
Série / Volume : Les lutins urbains volume 4
Editeur / Collection : Editions P'tit Louis / Romans jeunesse
Nombre de pages : 200
Date de parution : Mars 2017
Public concerné : A partir de 7 ans
 

Quatrième de couverture :

On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité.
Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains !
Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries…

On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…


Avis :
 
Envie d'un road trip en compagnie d'un Troll qui pue des pieds et d'un Groumf, sorte de yéti-qui-n'en-est-pas-un ? Alors embarquez avec Gustave Flicman et en route pour l'aventure, vous ne le regretterez pas !
« Parce qu'il a été imaginé par les enfants, le Groumf en a hérité le plus fabuleux pouvoir : se glisser instantanément dans la peau et les habits de n'importe quel personnage... »
Imaginez le Groumf : une sorte de grand yéti gris en culotte de peau armé d'une massue, obnubilé par les doudous qu'il vole aux jeunes enfants, friand de saucisses et pouvant transformer la réalité à sa guise. Mieux vaut ne pas le contrarier ! Alors quand le jeune Gustave Flicman - qui a quitté la police pour devenir Agent Sécurisation et Bien-être au service du président - a pour mission de récupérer le serpent en peluche dérobé au jeune pacha-héritier Pépett, on se dit que cela ne va pas être une partie de plaisir ! Heureusement Gustave peut compter sur l'aide (plus ou moins efficace) du professeur B et de Loligoth, les représentants farfelus de l'Université d'Onirie...
 
J'ai retrouvé l'ambiance des Lutins urbains avec beaucoup de plaisir. Volume après volume, l'histoire est toujours aussi agréable à lire. L'humour est omniprésent, composé de jeux de mots et de situations toutes plus loufoques les unes que les autres. Il y a plusieurs niveaux de lecture possibles selon l'âge du lecteur, ce qui en fait une excellente lecture à partager en famille. En tant qu'adulte je me suis régalée avec les jeux de mots et les situations cocasses, il n'y a vraiment pas d'âge limite pour apprécier Les lutins urbains. Outre l'humour, il y a beaucoup d'action et de courses poursuites qui  maintiennent l'intérêt des jeunes lecteurs tout au long du roman. De plus l'auteur se met en scène et s'adresse directement aux lecteurs à l'aide de notes de bas de pages introduite par des « Psiiiiit ! », leur demandant même de l'aide à l'occasion : j'adore ces notes de bas de page, souvent hilarantes, qui nous donnent l'impression de faire partie de l'histoire. Que dire d'autre pour vous convaincre de lire Le péril Groumf (ou le premier tome des Lutins urbains, si vous ne connaissez pas cette série) ? C'est inventif en diable, les personnages sont variés et attachants, le monde imaginé par l'auteur Renaud Marhic est original et cohérent et donne envie d'en découvrir à chaque fois un peu plus. Et pour ne rien gâcher, des dessins noir et blanc illustrent fidèlement certains passages du texte.
 
Illustration © Godo


« Gustave se retourna. Le Groumf serrait dans sa patte une énorme valise de cuir d'où dépassaient une manche de chemise et une jambe de caleçon à poids. Sur son dos, on apercevait un large sac supportant une paire de skis, une gourde, des godillots, un club de golf, cinq ou six casseroles, et une pompe à vélo. (Pour sa part, le Troll tenait sur une épaule un bâton au bout duquel pendait un baluchon ainsi qu'un superbe filet à papillons). »

 










 
 

lundi 8 mai 2017

Haute voltige, par Ingrid Astier

Fiche technique :

Auteur : Ingrid Astier
Titre : Haute voltige
Editeur / Collection : Gallimard / Série noire
Nombre de pages : 608
Date de parution : Mars 2017


Quatrième de couverture :

« Combien d'apocalypses peut-on porter en soi ? »
Aux abords de Paris, le convoi d'un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. « Du grand albatros » pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l'envergure de l'affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l'or aux doigts, comme si c'était chez lui, du dôme de l'Institut de France à l'église Saint-Eustache...
Derrière l'attaque sanglante, quel cerveau se cache ? Le butin le plus précieux du convoi n'est pourtant ni l'argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu'égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l'incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l'histoire de l'ex-Yougoslavie. L'attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d'échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l'art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l'amour planent comme des vautours.
De la police, d'une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko ?


Avis :

J'ai eu l'occasion de rencontrer Ingrid Astier lors du festival Quais du Polar grâce au site lecteurs.com. Sa méthode de travail m'avait impressionnée et sa façon de nous présenter Haute voltige, son dernier roman, m'avait conquise. Je n'avais alors qu'une hâte, lire ce polar ! Je me suis lancée, et il m'a fallu plus d'un mois pour arriver à le terminer. Je ne sais pas pourquoi, car j'ai aimé l'écriture, ciselée et poétique, les personnages, réalistes et attachants, et l'intrigue, à la fois classique et originale... Haute voltige n'est clairement pas un livre que l'on dévore, il fait partie de ces romans qui se dégustent lentement, page après page, mot après mot...
 
Haute voltige mêle plusieurs intrigues passionnantes : un braquage parfaitement exécuté, un vol d'œuvres d'art audacieux, une enquête policière, une vengeance et une histoire d'amour naissante... Nous suivons pendant plusieurs mois deux équipes que tout oppose : Il y a d'un côté Ranko, monte-en-l'air solitaire mais terriblement attachant dans sa recherche de liberté, Ylana, jeune femme un peu paumée et Astrakan, vieux chef de gang fantasque et dangereux ; de l'autre côté, il y a l'équipe de la BRB (brigade de répression du banditisme) menée par le commandant Stephan Suarez qui file inlassablement Ranko en espérant le prendre en flagrant délit... Criminels ou policiers, tous les personnages de ce roman sont uniques dans leurs genres ; leurs caractères sont bien développés, ils sont réalistes et pour la plupart attachants. Nous les suivons dans leurs actions et leurs réflexions, des plus banales au plus extraordinaires, nous prenons connaissance de leur passé et nous assistons aux rencontres qui les feront évoluer. D'ailleurs certaines rencontres sont savoureuses, quand elles concernent des personnes réelles on ne sait plus trop où s'arrête la réalité et où commence la fiction.
 
La plume d'Ingrid Astier est très belle, le texte est ciselé à la perfection, on voit tout de suite que chaque expression a été réfléchie avant d'être utilisée... Les mots ne sont pas là par hasard, ils ont été choisis avec soin. Il en ressort un texte vivant et musical, d'une grande beauté, comme les images qu'il véhicule, à la fois fortes et visuelles, parfois poétiques. Cette plume est un atout, mais je pense que c'est ce qui a considérablement ralenti ma lecture. Je m'en suis imprégnée, et cela ne peut se faire dans la précipitation. La lenteur du texte colle d'ailleurs parfaitement bien à l'intrigue, faite principalement de filatures, d'attentes, de préparations et de réflexions ; les moments d'action en ressortent plus intenses, plus marquants.
 
Haute voltige est donc un roman noir qui m'a beaucoup plu malgré le temps passé à le lire. J'y ai découvert une très belle plume, Paris depuis les toits, le chessboxing (sport hybride mélangeant la boxe anglaise et les échecs) et l'œuvre d'Enki Bilal (Ingrid Astier m'a donné envie de me plonger dans ses bandes dessinées)... et rien que pour cela je ne regrette pas cette lecture.
 
 
 
« Et chacun vit : un couple, enfoncé à mi-jambe dans un échiquier comme dans l’eau laiteuse d’un lac, fixant un invisible témoin. L’homme, plus méfiant, serrait la femme de dos, en un geste protecteur. Derrière eux, la pièce du cavalier noir, tellement vivante qu’elle semblait les garder d’une menace. Quelque part, une terreur guettait. L’hydre attendait son moment. Régnaient un secret, une intensité que nul n’aurait discutés. La femme portait un débardeur, un haut court vert d’eau maculé de rouge et des bandages. Envers et endroit d’une même réalité, l’homme aussi avait des bandages qui en faisaient tout autant un guerrier qu’un blessé. Et un short et un gant de boxe, à damiers.
En eux, une nostalgie, si profonde que leur regard gravait tout autant l’espérance que l’apocalypse. »
 
Chessboxers with Black Horse, peinture d'Enki Bilal et citation d'Ingrid Astier (©)
 
 
 
 

vendredi 5 mai 2017

Quand la nuit devient jour, de Sophie Jomain

Fiche technique :

Auteur : Sophie Jomain
Titre : Quand la nuit devient jour
Editeur : France Loisirs
Nombre de pages : 238
Date de parution : Février 2017


Quatrième de couverture :

On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire le réchauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.


Avis :
 
Je connaissais Sophie Jomain pour ses séries fantastiques et ses romances légères et rigolotes que j'apprécie beaucoup. Je la découvre ici dans un tout autre registre, beaucoup plus dramatique, mais tout autant maîtrisé. Quand la nuit devient jour m'a bouleversée, j'ai pleuré (beaucoup), j'ai espéré et j'ai frémi (un peu), et surtout j'ai ressenti énormément d'empathie pour les personnages. Sophie Jomain excelle à faire passer les émotions et les états d'âmes de ses héros, j'ai été alpaguée dès les premiers mots et je n'ai pu lâcher le roman avant le point final.
« Chaque personne devrait avoir le droit de mourir dignement. Quel que soit le mal dont elle souffre, invisible ou pas. »
Quand la nuit devient jour aborde un thème difficile et sensible, rarement abordé en littérature : l'euthanasie volontaire, ou euthanasie active. Camille, jeune franco-belge, n'en peut plus de vivre dans un état de souffrance perpétuelle. Elle n'arrive pas à habiter son corps depuis sa plus tendre enfance et a connu des phases de boulimie et d'anorexie plus ou moins importantes. Détestant son image, victime du regard des autres et parfois de leur méchanceté gratuite, elle s'enfonce dans une dépression sans fin que l'amour de sa famille, les séances d'analyse et les traitements médicamenteux n'arrivent pas à soigner. L'euthanasie active est son unique espoir d'en finir dignement avec la vie, et un jour sa demande est acceptée par le corps médical belge... Nous assistons alors aux dernières semaines de Camille : annonce à la famille, installation dans un centre de repos et séances avec le psy, ira-t-elle jusqu'au bout de sa démarche ?
Ecrit à la première personne, ce roman nous met au plus près de la souffrance de Camille. Nous vivons chaque angoisse, chaque blessure qui l'assaille. Que nous soyons pour ou contre l'euthanasie et le suicide assisté, nous ne pouvons que comprendre pourquoi la jeune femme en est arrivée à cette extrémité et respecter son choix. Car tout est là. Le choix de choisir sa mort à défaut d'avoir pu choisir sa vie. La tension monte au fur et à mesure que le compte à rebours s'égrène, une idylle voit doucement le jour et nous laisse un peu d'espoir quand à l'issue du roman. La lumière arrivera-t-elle à percer les ténèbres qui entourent la jeune Camille ? Vous le saurez en lisant cette très belle histoire... 



 

mardi 2 mai 2017

Challenge "Gourmand #7"



Décidément j'adore le challenge Gourmand organisé par titepomme sur le site Livraddict, je ne m'en lasse pas. Au fil des sessions nous avons dû successivement traquer le café, le chocolat, le thé, le vin, l'eau et enfin les gâteaux. Pour cette septième édition, retour à la boisson car il nous faudra trouver les bières qui seront consommées dans nos lectures...
 
 
Le principe :
 
Lire, tout simplement, et au gré de nos lectures débusquer les aficionados de la bière.
Pour gagner un point, il faudra signaler la phrase et le livre dans lequel nous l'avons trouvé. Un seul point ou une seule mention par livre.
Les albums, mangas, BD et ebooks comptent également. Par contre pas les livres de recettes !! ^_^
Le mot bière doit être nommé textuellement. Exceptionnellement, la bière peut être citée par sa marque.
 
 
Durée :
 
Du 1er mai au 31 octobre 2017.
 
 
Inscription :
 
Sur le forum Livraddict, dans le fil de la discussion.
 
 
Vous trouverez ci-dessous mes lectures effectuées dans le cadre de ce challenge, avec la phrase adéquate :

lundi 1 mai 2017

Bilan achats et lectures - Avril 2017

"En avril, ne te découvre pas d'un fil"... Voilà un dicton que j'aurais dû suivre vu que je traine un gros rhume depuis plus de 2 semaines maintenant. Résultat grosse fatigue, moral dans les chaussettes et lectures à la traine ! Du coup j'ai surtout lu des bandes dessinées pour me reposer et me détendre.



MES LECTURES :

Romans :

1450 pages lues, ce n'est vraiment pas beaucoup pour moi. Si la quantité n'y est pas, la qualité, elle, est bien présente ! J'ai aimé toutes ces lectures, et pas qu'un peu... J'ai joué avec Le démon dans l'escalier, j'ai frissonné avec Il ne nous reste que la violence et Dormeurs, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps avec Quand la nuit devient jour et j'ai parcouru les toits de Paris avec Haute voltige.
 
https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/04/il-ne-nous-reste-que-la-violence-deric.html    https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/04/le-demon-dans-lescalier-de-julien-noel.html    https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/04/dormeurs-demmanuel-quentin.html    https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/05/quand-la-nuit-devient-jour-de-sophie.html    https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/05/haute-voltige-par-ingrid-astier.html
 
BD et manga :

Beaucoup de lectures, la plupart provenant de la médiathèque. Aucun coup de cœur, mais de belles découvertes (Onibi, Chiisakobé) et des lectures agréables, c'est le principal.

https://www.instagram.com/p/BSitI9WlwMj/?taken-by=andree_la_papivore                                https://www.instagram.com/p/BTV7Ha-FyZq/?taken-by=andree_la_papivore    https://www.instagram.com/p/BTG_mamFmsf/?taken-by=andree_la_papivore    https://www.instagram.com/p/BTRG0SuF7lR/?taken-by=andree_la_papivore               
 
Album jeunesse :
 
Une très belle découverte (un petit clic sur la couverture pour lire mon avis), je ne suis jamais déçue par les éditions Fei.
 
https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/04/la-fille-poisson-de-xiang-hua.html 

 
ILS ONT REJOINT MA PAL EN AVRIL :

Romans :
 
Beaucoup d'achats une fois de plus, mais j'ai des excuses (hé oui, on se justifie comme on peut 😉) : Quais du Polar au début du mois et une séance de dédicaces chez France Loisirs, je ne pouvais que craquer.

             
             

Un petit tour à la boîte à livres m'a permis de récupérer 6 tomes de la Communauté du Sud de Charlaine Harris, le 1 et de 6 à 10... dommage qu'il y ait un trou en plein milieu de la série. Je verrais pour récupérer les tomes manquants à Emmaüs si la lecture me plait, sinon retour à la boîte à livres !

           
      
 
En ce qui concerne les partenariats et services de presse, j'ai reçu Quand la nuit devient jour de la part de France Loisirs et Il ne nous reste que la violence des éditions de La Martinière. Deux excellents lectures que j'ai dévorées sitôt reçues !

   
 
BD et manga :

Début avril, il y a eu l'opération Les 48h de la BD donc j'ai pu faire le plein sans trop dépenser (1 € l'album, cela ne se refuse pas !). J'ai également profité de mon passage en librairie pour compléter deux séries en cours, Stray Dog et La parole du muet.