samedi 31 août 2019

Les galeries hurlantes, par Jean-Marc Dhainaut #chroniquelecture

Fiche technique :

Auteur : Jean-Marc Dhainaut 
Titre : Les galeries hurlantes
Série / Volume : Alan Lambin, volume 3 
Editeur / Collection : Taurnada éditions / Fantastique 
Nombre de pages : 222 
Date de parution : Juillet 2019 


Quatrième de couverture : 

Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu'elle sait, c'est son âge et qu'il n'aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l'aide.
Et si l'origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d'accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d'un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d'hiver, treize ans plus tôt. 


Avis :

Jean-Marc Dhainaut est un excellent conteur populaire. Ne voyez rien de péjoratif dans ce terme. Cela signifie tout simplement que l'auteur sait parfaitement raconter une histoire et entraîner le lecteur lambda dans son univers, sans faire de chichis. C'est diablement efficace, j'en raffole et j'en redemande !

J'avais adoré les deux premiers romans mettant en scène Alan Lambin, le spécialiste en phénomènes paranormaux œuvrant dans la France des années 1980. La maison bleu horizon a été un coup de cœur en 2017 (la critique est ICI) et Les prières de sang paru en 2018 m'a conforté dans mon opinion : nous avions là une série de qualité aux intrigues soignées, avec des personnages récurrents particulièrement attachants. C'est une série fantastique, mais qui - d'après les nombreux retours que j'ai pu avoir - plait sans problème aux lecteurs frileux devant ce genre littéraire. 
«[...] sur la chaise vide que Karine avait demandée près d'elle apparut subitement une silhouette brumeuse. Alan la regardait, les yeux exorbités, les poils hérissés, pendant qu'Etienne et Rozenn terminaient leur assiette. L'au-delà venait, à cet instant précis, de tirer Alan Lambin par la main.»
Ce troisième tome des aventures d'Alan Lambin est tout aussi bon que les deux premiers, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. L'intrigue est prenante, le suspense et l'effroi sont bien dosés, de même que l'émotion. J'apprécie énormément le personnage d'Alan et le duo qu'il forme avec son assistante Mina : empathiques, bienveillants, un peu maladroits (surtout Alan), ils œuvrent pour le bien et la vérité. Leur sincérité me touche beaucoup et c'est l'un des points forts de cette série. Le final explosif me laisse espérer une suite tout aussi passionnante que ce que j'ai pu lire de Jean-Marc Dhainaut jusqu'à présent... j'ai hâte !

Un grand merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat, je me suis régalée.




dimanche 28 juillet 2019

Petits meurtres au Caire, par Olivier Barde-Cabuçon #chroniquelecture


Fiche technique :

Auteur : Olivier Barde-Cabuçon
Titre : Petits meurtres au Caire
Série / Volume : Commissaire aux morts étranges, volume 8
Editeur / Collection : Actes Sud / Actes noirs
Nombre de pages : 368
Date de parution : Juin 2019


Quatrième de couverture :

Coursés par un navire barbaresque alors qu’ils quittent Venise, le commissaire aux morts étranges et son père, le moine hérétique, font naufrage et sont séparés. Le moine se retrouve prisonnier de l’île de la mystérieuse Calypso, et le chevalier de Volnay est emmené comme esclave au Caire ! Il y est retenu dans l’étrange demeure d’une princesse mamelouke adepte des dieux anciens, et de ses trois suivantes orientales au comportement singulier. Tandis que son père fait tout pour se précipiter à son secours, on découvre dans la maison de la princesse les corps de deux amants, visiblement morts au milieu de leurs ébats. Meurtre ou suicide ?
Les deux hommes se voient confier l’enquête avec, pour enjeu, l’affranchissement de Volnay. Dans l’Égypte colorée du Coran et sensuelle des Mille et Une Nuits se présente à eux une affaire des plus retorses. Au Caire, où les rapports de force et d’autorité sont inversés, maîtres et esclaves ne sont pas forcément ce qu’ils paraissent…
À travers la rencontre, toujours actuelle, de l’Orient et de l’Occident, Olivier Barde-Cabuçon nous offre la plus inattendue et la plus dépaysante des enquêtes du commissaire aux morts étranges.


Avis :

Connaissez-vous les enquêtes du Commissaire aux morts étranges ? Cette série de romans policiers historiques me tient en haleine depuis plus de sept ans. J'attends toujours la suite avec beaucoup d'impatience et je m'en délecte, année après année, sans jamais m'en lasser. Tout, dans ces romans d'Olivier Barde-Cabuçon, me plonge dans un plaisir sans fin : la reconstitution de la vie quotidienne au XVIIIème siècle, les intrigues tortueuses à souhait, les enquêtes que je tente de résoudre en même temps que les héros, le style de l'auteur, travaillé et agréable à lire, et surtout les personnages extrêmement attachants dont j'aime suivre les évolutions.

Ce huitième opus des aventures du chevalier de Volnay et du moine hérétique ne déroge pas à la règle : je l'ai beaucoup aimé, même si ce n'est pas le meilleur tome de la série selon moi ! La découverte de l'Egypte ottomane, de son organisation politique et sociétale, est réellement dépaysante, j'ai beaucoup appris lors de cette lecture. Les contes des Mille et une nuits et les survivances des anciens rites antiques se mêlent aux préceptes du Coran pour nos deux enquêteurs qui ont fort à faire pour résoudre un double meurtre et se sortir d'un mauvais pas... C'est intelligent, surprenant et passionnant. L'intrigue est compliquée (un peu trop peut-être ?), les personnages sont complexes et attachants comme il se doit, et tout amateur d'histoire et de littérature classique se régalera des références et anecdotes présentes dans le roman. 

Si vous connaissez cette série, Petits meurtres au Caire devrait vous plaire, ne serait-ce que pour les mésaventures des deux héros. Si vous ne connaissez pas encore les enquêtes du Commissaire aux morts étranges, je ne saurais que vous conseiller de commencer par le premier tome, Casanova et la femme sans visage, qui vous rendra très certainement accro. Pour ma part, vous vous en doutez, j'attends impatiemment la suite des aventures du moine et du chevalier...




lundi 24 juin 2019

Andrée la papivore : le retour !













Cela fait 11 longs mois que je me suis éloignée du blog, pour des raisons indépendantes de ma volonté. La fatigue liée à la vie professionnelle et à mes problèmes de santé, la multiplications des "incivilités" dans mon quotidien, quelques problèmes techniques également, tout cela a eu raison de ma passion. Je suis restée un long moment déconnectée, j'ai perdu le goût de lire (je n'aurais jamais pensé que cela puisse m'arriver tant la lecture tenait une place importante dans ma vie depuis toute petite), puis j'ai déménagé à la campagne afin de me retrouver. Je suis encore dans les travaux et les cartons, mais j'ai repris plaisir à lire, et cela n'a pas de prix. Je vais reprendre le blog petit à petit afin de partager mes lectures avec vous, j'espère que vous y trouverez de quoi passer de bons moments...

A très bientôt, 

Andrée la papivore


vendredi 30 novembre 2018

Nouvelles...

Chères lectrices et chers lecteurs qui me suivez régulièrement ou qui me découvrez pour la première fois ; chers auteurs et chers éditeurs qui me faites confiance...
 
Je suis vraiment désolée pour ce long silence. J'ai connu toute une succession de problèmes et de contretemps qui ont débuté début juin et jamais je n'aurais pensé que cela puisse m'éloigner du blog autant de temps. J'espère pouvoir reprendre mon activité rapidement et de manière régulière, j'ai une tonne de nouvelles (et de très bonnes) lectures à partager et cela me manque de ne pouvoir le faire.
 
A très bientôt,
 
Andrée la papivore
 
 
 
 

lundi 30 juillet 2018

Je voudrais que la nuit me prenne, par Isabelle Desesquelles

Fiche technique :

Auteur : Isabelle Desesquelles
Titre : Je voudrais que la nuit me prenne
Editeur / Collection : Belfond / Pointillés
Nombre de pages : 204
Date de parution : Août 2018


Quatrième de couverture :

« Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent "Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l'amour enchanté', ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n'est plus vrai, où la main d'un père ou d'une mère ne se posera plus sur le front d'un enfant que l'on n'est plus depuis longtemps. Et si cela arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. »
Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel. Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l'univers de l'enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
Et la redoutable force du souvenir.


Avis :

Très beau roman d'Isabelle Desesquelles, à paraître pour la rentrée littéraire 2018, Je voudrais que la nuit me prenne explore un sujet difficile de manière poétique.
« A quel moment j'ai compris que pour mes parents je comptais plus que tout ? Que même avec des mauvaises notes, même moins jolie, même pas gentille, je compterais plus que tout pour eux. Plus que notre maison, plus que la mer pour maman, plus que ses livres, plus que tous les élèves réunis de papa, plus que mille milliards de montagnes d'or. Que pour l'un et l'autre je comptais plus qu'eux-mêmes, passais avant ma mère pour mon père, avant mon père pour ma mère, qu'ils m'aimaient à ce point. A quel moment un enfant le comprend ? Et il en fait son socle. On a beau être le plus amoureux des amoureux on ne peut pas faire autrement notre enfant vaut plus que tout. » 
Comment vous parler de ce roman sans en dévoiler le ressort principal ? Je me suis longuement posé la question ... 
Clémence, presque huit ans, vit une enfance heureuse auprès de parents fantasques et aimants. Une vie proche de la nature, entre l'école et les jeux, la belle littérature et les histoires de famille compliquées, la découverte du corps et des premiers émois amoureux... Clémence nous raconte tout, son présent et ses souvenirs d'un passé pas si lointain qui s'entremêlent, ses regrets et le futur qu'elle espère. C'est beau, empreint d'une certaine poésie, mais bien vite le malaise s'installe pour le lecteur. Quelques réflexions paraissent étranges dans la bouche d'une petite fille, quelques indices disséminés ici et là laissent présager un drame qu'elle refusera longtemps d'aborder. Une fois ce secret découvert, le texte prend un autre sens. Bouleversant. Prenant le lecteur aux tripes, le roman ne peut laisser indifférent. Il nous raconte la vie, l'amour, l'impossibilité de l'oubli. Des thèmes forts, traités de manière poignante par l'auteur dont la plume virevolte d'une scène à une autre, nous emportant avec passion dans le sillage de la petite Clémence. Cette très belle histoire va me marquer durablement tant elle m'a émue et fait réfléchir.
 
Merci au site Babelio ainsi qu'aux éditions Belfond pour cette belle découverte littéraire.