mercredi 8 juillet 2015

Le tri sélectif des ordures et autres cons, de Sébastien Gendron

Fiche technique :

Auteur : Sébastien Gendron
Titre : Le tri sélectif des ordures et autres cons
Série / Volume : Dick Lapelouse volume 1
Editeur / Collection : Pocket / Romans français
Nombre de pages : 186
Date d'édition : Février 2014


Résumé éditeur :

Après plusieurs années d’exercice comme tueur à gages au service d’une famille niçoise, Dick Lapelouse décide de se mettre à son compte. Avec le petit pécule et l’expérience qu’il a acquis, il décide de monter un discount. Il propose un catalogue complet de services à coûts réduits pour débarrasser le client des indésirables huissiers, voisins, délateurs, maris violents, corbeaux, etc. Mais son entreprise ne va pas plaire à tout le monde...


Avis :

Le tri sélectif des ordures et autres cons est un pur roman détente, court et amusant, qui pourra même vous donner quelques idées... à ne surtout pas appliquer ! (~_^)
Lorsqu'il crée à Bordeaux sa petite entreprise de tueur à gages proposant des prix défiant toute concurrence, Richard Lapelouse, alias Dick, ne s'imagine pas dans quel pétrin il va mettre les pieds. Entre banquier curieux, clients indécis et OPA hostile, le voici obligé de gérer de nombreux imprévus !
Ecrit à la première personne du singulier, le roman se compose de très courts chapitres qui détaillent dans un premier temps la mise en place de la petite entreprise (rendez-vous avec le banquier, aménagement du bureau, impression de la publicité, aperçu du catalogue), puis vient un défilé de clients plus ou moins farfelus et motivés avant que les problèmes sérieux ne débutent enfin. L'ensemble de tous les chapitres du premier tiers du roman peut sembler assez anecdotique et décousu, mais il permet de planter le décor et d'appréhender la vision qu'a Dick du monde qui l'entoure. 
Le ton du roman est humoristique, mais c'est un humour un peu particulier, noir à souhait et parfois même assez gore (je pense notamment à un passage où Dick doit se débarrasser d'un corps alors qu'il ne possède qu'un couteau à pain, un mini mixer et un sanibroyeur... je vous laisse imaginer la scène !). Si le rythme de lecture est rapide, le rythme du roman est quand à lui victime de quelques petites faiblesses, surtout quand Dick Lapelouse se met à réfléchir sérieusement sur la condition humaine, ses réflexions ayant un coté un peu répétitif... Les personnages sont nombreux mais assez neutres, ils ne sont pas assez développés pour que le lecteur s'y attache. Dommage, parce qu'entre le tueur quadragénaire un brin naïf, son ami psychiatre qui ne veut rien savoir, le banquier pas très net et le consortium de grands méchants, il y avait de quoi faire.
Sébastien Gendron a eu de très bonnes idées avec cette parodie de polar, mais il aurait dû les travailler un peu mieux pour donner plus d'envergure aux aventures de son tueur. Reste à voir si cela s'améliore dans le second volume, La revalorisation des déchets.
 

Note :

7/10.



mardi 7 juillet 2015

Les hirondelles de Kaboul, de Yasmina Khadra

Fiche technique :

Auteur : Yasmina Khadra
Titre : Les hirondelles de Kaboul
Série / Volume : Conflit entre Orient et Occident volume 1
Editeur / Collection : Pocket / Romans français
Nombre de pages : 147
Date de parution : 2008


Résumé éditeur :

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Talibans veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...


Avis :

A travers le parcours de deux couples très différents, Yasmina Khadra nous plonge dans l'horreur de la vie quotidienne sous un régime taliban. Kaboul, durant le conflit opposant  les troupes du commandant Massoud aux Talibans, apparait comme une ville dévastée par la guerre, balayée par les vents brûlants et les nuages de poussière, peuplée de citadins s'entassant dans des taudis et hantée par des hordes de mendiants et d'orphelins. Une poignée de barbus armés de cravaches y fait régner sa loi, obligeant les hommes à assister aux prêches et à participer aux exécutions publiques. Il n'y a ni rires ni musique, aucun espoir ni perspective d'avenir pour les hommes, et encore moins pour les femmes. Juste la folie qui guette et la mort qui rode.
Très bien écrit, ce court roman se lit d'une traite. L'intrigue en elle-même n'est pas très originale, j'ai même trouvé la fin facilement prévisible. Par contre l'ambiance est oppressante, c'est ce qui fait la force du roman. Les images sont puissantes, telle ces groupes de femmes enfermées dans leur tchadri qui s'aventurent dans les rues, menées par quelques hommes comme un troupeau de bétail, cet homme qui n'a pas aperçu d'autre visage féminin que celui de sa femme depuis de longues années ou ces jeunes enfants qui s'amusent à lapider des chiens errants avant de mettre en pratique leur entraînement lors des exécutions publiques. Tout n'est que désespoir, violence de masse et barbarie, c'est d'un réalisme glaçant et malheureusement toujours d'actualité.


Notation :

8/10.
 



dimanche 5 juillet 2015

Les Italiens, d'Enrico Pandiani

Fiche technique :

Auteur : Enrico Pandiani
Traducteur : Catherine Beaunier
Titre : Les Italiens
Editeur : Editions Télémaque
Nombre de pages : 288
Date de parution : Septembre 2014


Quatrième de couverture :

« … La première balle traversa la fenêtre d’un coup sec, déchira le ventre de Brunazzi avant de ressortir sous son omoplate gauche. Puis elle se planta dans le mur. La deuxième et la troisième pulvérisèrent une pile de CD et la tour Eiffel posée sur l’ordinateur de Servandoni. La quatrième transperça en un bruit sourd le thorax de la femme assise en face de moi… »
En quelques secondes et treize impacts, un sniper décime une brigade de flics à part, les "Italiens", dans leurs bureaux du Quai des Orfèvres.
Entendue au même moment à la brigade criminelle, Moët Chambérat, jeune artiste peintre troublante et ambiguë pourrait être au cœur du carnage.
Des personnages étonnants, une histoire d’amour très inédite, une écriture coup de poing qui bouleverse les codes du roman noir.


Avis :

Difficile de vous parler ne serait-ce qu'un peu de l'enquête menée par le héros du roman sans vous dévoiler les tenants et les aboutissants de l'intrigue. Pour ma part, j'ai presque tout deviné dès le premier tiers du roman, c'est dire si l'histoire est simple ! Malgré cela j'ai passé un bon moment de lecture avec Les Italiens, notamment grâce au rythme nerveux du roman et aux personnages sympathiques.
L'action commence dès la première ligne, où le héros est pris dans une fusillade qui décime une partie de son équipe, et ne se termine que quelques pages avant la fin. Tout n'est alors que fusillades, courses poursuites, retournements de situation et complots, avec une bonne dose d'amitiés viriles, un peu de sexe et un minimum de sentiments. L'auteur ne s'embarrasse pas de subtilités, on se croirait devant un film d'action et cela fonctionne plutôt bien ! Les seules originalités du roman concernent le personnage de Moët Chambérat et le fait que l'on ne connaisse pas le nom du héros, qui est également le narrateur (en tout cas, je ne me rappelle pas avoir lu son petit nom quelque part), et encore il n'y a rien là d'exceptionnel.
Le ton du roman est légèrement humoristique, un peu sarcastique, ce qui n'est pas désagréable. Les dialogues sonnent vrai et les descriptions ne sont pas trop longues, tout est fait pour maintenir un rythme soutenu avec une action qui se déroule sur les chapeaux de roues, sans temps morts excessifs.
Enrico Pandiani nous livre avec Les Italiens une bonne lecture détente, sympathique et pleine d'action. Idéal pour se vider la tête pendant les vacances...
 

Note :

7,5/10.
 
 
 
 

samedi 4 juillet 2015

Doctor Who : À la croisée des mondes

Fiche technique :
 
Scénariste : Tony Lee
Illustrateurs : Mark Buckingham et Matthew Dow Smith
Traducteur : Yoann Boisseau
Titre : Doctor Who : À la croisée des mondes
Série / Volume : Doctor Who comics volume 8
Editeur : French Eyes
Nombre de pages : 100
Date de parution : Avril 2013
 
 
Quatrième de couverture :
 
Le Docteur, dernier survivant d'une race appelée les Seigneurs du Temps, voyage avec ses compagnons à bord du TARDIS, le célèbre vaisseau à l'apparence d'une cabine de police londonienne.
Avant de se poser sur une planète aux univers parallèles multiples dans le but d'y passer quelques jours de vacances, il est préférable de vérifier qu'elle n'est pas sur une faille temporelle instable, surtout lorsqu'un vaisseau sontarien vient s'y écraser, provoquant l'éclatement de tous les univers !
 
 
Avis :
 
J'ai eu la possibilité de lire Doctor Who : À la croisée des mondes grâce à l'opération Masse critique du site Babelio. Merci à eux, ainsi qu'aux éditions French Eyes, pour m'avoir fait parvenir ce comics.
 
Doctor Who : À la croisée des mondes contient deux histoires indépendantes sur le thème du voyage dans le temps et des mondes parallèles. Le Docteur est ici accompagné de Rory Williams et d'Amy Pond, ce qui situe clairement ces histoires dans le cadre de la onzième incarnation du Docteur, plus précisément les saisons 6 ou 7 de la série TV Doctor Who. Voilà pour le contexte. Maintenant, passons au contenu de la bande dessinée.
 
De gauche à droite : Rory, le Docteur et Amy
Histoire n° 1 :
En route pour assister à la finale de la coupe du monde de football au Wembley Station (1966), le TARDIS dépose les trois compagnons mille ans trop tôt, en plein conflit entre vikings et anglo-saxons. Le Docteur mettra en œuvre un moyen original pour pacifier une situation explosive.

Cette première histoire, assez courte, est pour moi la mieux dessinée. Les gros plans sont assez beaux et détaillés, et les personnages parviennent - un peu - à ressembler à leurs doubles de la série TV. Les autres cases sont par contre peu détaillées et plutôt moches, avec des personnages minimalistes et très peu de décors. L'histoire en elle-même est intéressante, l'ambiance est farfelue, j'ai passé un bon moment en la lisant.
 
Le Docteur, Rory et Amy
Histoire n° 2 :
Le Docteur, Amy et Rory passent quelques jours de vacances à Multiworld, un vaste complexe construit sur une fluctuation stabilisée de faille temporelle. Treize mondes différents permettent une immersion totale dans l'histoire de la Terre, à des périodes aussi différentes que la préhistoire, la conquête de l'ouest américain ou la seconde guerre mondiale. Les vacances se passent pour le mieux jusqu'à l'arrivée d'un vaisseau sontarien en piteux état...
 
Cette seconde histoire est plus développée et plus intéressante que la première. Elle fait intervenir de nombreux personnages, des technologies extraterrestres, il y a beaucoup d'action, de poursuites, de retournements de situation, le tout en étant fidèle à l'ambiance loufoque de la série TV. J'aurai pu prendre beaucoup de plaisir à la lire s'il n'y avait eu ces dessins approximatifs, bâclés, pour ne pas dire immondes ! Les personnages sont difficilement reconnaissables, tout en angles et en ombres, parfois à peine esquissés, avec des visages lisses, sans yeux ni bouche.


Ben Rory, où sont tes yeux ?! C'est normal que tu ne trouves pas le Docteur !
Les postures sont statiques et les couleurs ternes, pour résumer j'ai détesté. Et pourtant, je ne suis pas quelqu'un de difficile. 
Ces illustrations ont vraiment rendu la lecture de cette seconde histoire laborieuse, je n'ai malheureusement pas réussi à passer outre... C'est vraiment dommage car au final il ne me reste qu'une impression de grand gâchis.
 
Dernier point gênant, et je m'arrête là sinon vous allez finir par penser que je râle tout le temps (^_^') : il n'y a aucune séparation entre les deux histoires, si ce n'est une illustration grand format (et un changement radical de style !). Mais ce n'est pas une vraie séparation dans la mesure où des illustrations pleine page, il y en a même à l'intérieur des histoires ! J'aurais apprécié une page de titre au début de chaque histoire, ou alors un petit sommaire, avec le titre de l'histoire, le nom du dessinateur et la pagination ; ce n'est pas grand chose, mais c'est bien pratique et là cela m'a vraiment manqué car je ne sais pas qui de Mark Buckingham ou Matthew Dow Smith a réalisé les plus belles planches...
 
En conclusion, j'ai trouvé les histoires intéressantes et amusantes, bien dans l'esprit de la série TV, mais les illustrations sont vraiment trop inégales et ont un côté bâclé qui m'a vraiment gêné ; pour moi, il s'agit d'une bande dessinée à réserver aux fans inconditionnels de la série qui souhaiteraient absolument tout posséder...
 
 
Notation :
 
6,5/10.



 

mercredi 1 juillet 2015

Planning des conférences / rencontres / dédicaces à Lyon - Juillet 2015

Voici, classé par librairies et par dates, le programme lyonnais du mois de juillet 2015. Si vous avez connaissance d'un évènement à ajouter, n'hésitez pas à me le signaler.
 
Un petit clic sur le nom d'une librairie vous transportera directement sur son site officiel.

 
FNAC Bellecour :
  • India Desjardins - Dédicace - Mercredi 1er juillet à 15h

Le bal des ardents :
  • Philippe Grand - Rencontre - Mercredi 1er juillet à 19h

Trollune :
  • Valérie Simon, Gn Paradis, Pierre Gaulon, Lou Jan - Dédicaces - Samedi 25 juillet après-midi
 
  • Walid Nazim - Rencontre - Jeudi 9 juillet à 19h30