vendredi 17 avril 2015

Pukhtu primo, de DOA

Fiche technique :
 
Auteur : DOA
Titre : Pukhtu primo
Editeur / Collection : Gallimard / Série noire
Nombre de pages : 688
Date de parution : Mars 2015
 
 
Quatrième de couverture :
 
Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur personnel – ghairat – et celui des siens, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d’une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d’un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu’il ne s'agisse de celle d’un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C’est une histoire de maintenant, à l’ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.
 
 
Avis :
 
J'ai reçu ce roman dans le cadre de l'opération "Explorateurs du polar". Je remercie pour cela le site lecteurs.com ainsi que les éditions Gallimard.
 
Pukhtu est un roman foisonnant qui aborde de nombreux sujets, dont les principaux sont la guerre en Afghanistan (l'intrigue se situe en 2008) et la mondialisation des trafics en tout genre. Que ce soit pour l'honneur, par vengeance ou simple appât du gain, pratiquement tous les personnages du roman vont se lancer dans une spirale infernale de violence et d'horreur, bien loin de toute humanité. Et des personnages, il y en a ! Talibans, militaires et paramilitaires, espions, journalistes ou "personnes ordinaires", les destinées se croisent et s'affrontent dans un monde qui semble extrêmement petit. Chaque action, chaque évènement est abordé de différents points de vue, et ça j'ai beaucoup apprécié : DOA ne prend pas partie pour l'un ou l'autre camp, il nous montre juste le résultat d'un enchainement de faits plus ou moins volontaires. Du coup la narration classique (descriptions et dialogues) alterne avec articles de journaux, pamphlets et rapports militaires. Cette narration originale est servie par un style vif et percutant, avec une pointe d'humour noir qui allège un peu le récit.
Par contre, je dois reconnaitre que j'ai eu du mal à lire Pukhtu : trop de personnages, trop de faits, trop de détails... Pour éviter de se perdre dans toutes ces informations, un important glossaire et une présentation des principaux personnages sont présents à la fin du volume... cela m'a été utile à de nombreuses occasions ! Le récit étant extrêmement documenté, j'ai énormément appris sur l'Afghanistan : histoire, géographie, peuplement, us et coutumes, etc., j'ai parfois eu l'impression de lire un article encyclopédique. Dommage, car cela a ralenti le rythme du roman. Malgré cela, je suis contente d'être arrivée à bout de Pukhtu : c'est une lecture que je ne regrette finalement pas, et je pense que si l'occasion se présente je lirai le second volume avec beaucoup de curiosité.
 
 
Notation :
 
7,5/10.



lundi 13 avril 2015

Little Tulip, de Jérôme Charyn et François Boucq

Fiche technique :
 
Scénariste : Jérôme Charyn
Dessinateur : François Boucq
Titre : Little Tulip
Editeur / Collection : Le Lombard / Signé
Nombre de pages : 88
Date de parution : Novembre 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Emprisonné en même temps que ses parents, c'est à l'âge de sept ans que Pavel découvre l'enfer du goulag. Séparé des siens, il doit apprendre seul les règles qui régissent son nouvel univers : la violence permanente et la toute-puissance des chefs de gangs.
Avec les années, Pavel devient peu à peu un combattant redoutable.
Mais c'est son talent pour le dessin qui fera de lui une légende.
 
 
Avis :
 
J'ai reçu Little Tulip dans le cadre de l'opération "La BD fait son festival sur Priceminister". Un grand merci à Priceminister et aux éditions Le Lombard pour m'avoir permis de découvrir cette très bonne bande dessinée.
 
J'ai dévoré Little Tulip d'une traite, sans même m'en rendre compte, emportée par une histoire passionnante et très bien illustrée.
L'intrigue se développe en deux lieux très différents, à deux époques bien distinctes : le New York des années 1970, où Paul, tatoueur professionnel, vient en aide à la police en dessinant des portraits robots plus vrais que nature, et le goulag de la Kolyma, dans l'Extrême-Orient russe, à la fin des années 1940. Dans ce tristement célèbre "centre de rééducation" où ont été déportés criminels, intellectuels et opposants politiques, le petit Pavel, sept ans, fait tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver ses parents, citoyens américains arrêtés et envoyés au goulag sur dénonciation. Artiste, son père lui a donné le goût du dessin, et c'est ce qui sauvera Pavel : il se fera remarquer pour ses talents et deviendra après un apprentissage auprès d'un "chaman du dessin" le tatoueur de l'une des bandes de criminels qui peuplent la Kolyma. Entre Pavel et Paul, il y aura toute une enfance brutalement terminée, un apprentissage du dessin  et du combat, le tout dans une ambiance d'une rare violence.
L'histoire se déroule aisément, les nombreux flashbacks se fondent harmonieusement dans l'intrigue principale et permettent de découvrir peu à peu le passé et la personnalité de Paul. Les dessins ne sont pas désagréables du tout et rendent bien compte de l'ambiance du récit, de même que les très belles couleurs utilisées. Mon seul petit regret concerne la fin de l'histoire, trop abrupte à mon goût, et qui fait intervenir une touche de fantastique qui m'a un peu dérangée car rien ne l'annonçait auparavant. Ceci mis à part, cette bande dessinée est excellente. 
 
 
Notation :
 
9/10.

 
Pour vous faire une petite idée du style de cette très bonne BD, voici quelques planches prises au hasard au début de l'album :



mardi 7 avril 2015

Les amoureux du livre, de Frédéric Laurent

Fiche technique :
 
Auteur : Frédéric Laurent
Titre : Les amoureux du livre
Editeur / Collection : Balivernes / Calembredaines
Nombre de pages : 36
Date de parution : Mars 2015
Public : A partir de 5 ans
 
 
Présentation éditeur :
 
Lui a une belle maison sur la page de gauche. Elle aussi mais sur la page de droite. Il est très amoureux d’elle et elle, elle est très amoureuse de lui. Mais à les voir ainsi, n’y a-t-il pas un problème ? Un gros problème ? Un très gros gros problème ?
Entre elle et lui, il y a un fossé, infranchissable et insurmontable : la reliure ! Elle les sépare à jamais.
Pourtant, ils n’ont pas l’air de trouver ça très grave. Ils vivent très bien ainsi. Ils vaquent à leurs occupations sans difficultés.
Mais quand même, il faut passer du temps ensemble, s’enlacer, s’embrasser… Alors comment font-ils pour se retrouver et être si heureux ?
Quand deux amoureux s’aiment, rien ne peut les empêcher de se retrouver. Dans cet album, ils sont chacun sur une page différente et ne peuvent se rencontrer. Sauf que… même si le lecteur ne les voit plus, c’est bien grâce à lui qu'ils peuvent se réunir !
 
 
Avis :
 
J'ai reçu Les amoureux du livre dans le cadre de l'opération "Masse Critique Jeunesse" du site Babelio, que je remercie, de même que les éditions Balivernes, pour m'avoir fait découvrir ce très bel album.

D'un format carré pratique pour les petites mains, l'album nous présente, en parallèle, les deux amoureux de l'histoire : Lui sur la page de gauche, et Elle sur la page de droite. Chaque action se déroulant sur la page de gauche a son pendant sur la page de droite : on fait connaissance avec Lui et Elle, on découvre le fossé infranchissable qui les sépare, puis on assiste à leur vie quotidienne. Matin, midi, après-midi et soir se succèdent jusqu'à ce qu'apparaisse la solution à l'épineuse question : pourront-ils se rejoindre ?
Les illustrations sont adorables, elles ont l'air très simples mais fourmillent de détails. Elles se modifient lors de chaque action de nos deux amoureux, le décor s'élargit et de nouveaux détails font leur apparition : on passe ainsi de pages blanches et presque vides à des pages très colorées, pleines de vie. Le texte s'intègre harmonieusement aux illustrations ; s'adressant directement au lecteur, il contient une pointe d'humour très agréable.
 
J'ai testé l'album avec mes petites nièces (5 et 7 ans) ce week-end : elles ont bien aimé l'histoire, mais sans plus, par contre elles ont adoré les illustrations. Du coté des adultes présents l'avis est beaucoup plus positif : tout le monde a adoré l'histoire et les illustrations !
 
 
Notation :
 
7,5/10.

 
Et voici quelques pages de l'album pour vous faire une idée du style de Frédéric Laurent :






dimanche 5 avril 2015

Cry father, de Benjamin Whitmer

Fiche technique :
 
Auteur : Benjamin Whitmer
Traducteur : Jacques Mailhos
Titre : Cry father
Editeur / Collection : Gallmeister / Néonoir
Nombre de pages : 320
Date de parution : Mars 2015
 
 
Quatrième de couverture :
 
Depuis qu’il a perdu son fils, Patterson Wells parcourt les zones sinistrées de l’Amérique pour en déblayer les décombres. Le reste du temps, il se réfugie dans sa cabane perdue près de Denver. Là, il boit et tente d’oublier le poids des souvenirs ou la bagarre de la veille dans un bar. Mais ses rêves de sérénité vont se volatiliser lorsqu’il fera la rencontre du fils de son meilleur ami, Junior, un dealer avec un penchant certain pour la bagarre. Les deux hommes vont se prendre d’amitié l’un pour l’autre et être peu à peu entraînés dans une spirale de violence.
 
 
Avis :
 
J'ai reçu ce roman dans le cadre de l'opération "Explorateurs du polar". Je remercie pour cela le site lecteurs.com ainsi que les éditions Gallmeister.

« Il n'est pas nécessaire d'être particulièrement malheureux pour se titrer une balle [...] Une vie ordinaire, c'est largement assez. »

Cry father est un roman noir et désespéré qui met en scène des personnages bousillés par la vie, victimes du décès d'un fils ou de parents défaillants, qui vivent au jour le jour et tiennent le coup grâce à un mélange cocaïne-joints-cigarettes-whiskey-bière. On comprend dès les premières pages que l'histoire ne peut pas bien se passer ; avec un tel cocktail dans le sang, les choses vont forcément dégénérer pour Patterson et Junior...
« Il est presque impossible d'évaluer les blessures que les jeunes hommes blessés sont capables de s'infliger. Passant leurs nuits à boire, prenant toutes les drogues qu'ils peuvent se payer, pataugeant dans le type de conversations circulaires et sans fin que seuls les jeunes hommes blessés peuvent supporter. Des conversations à tel point saturées d'auto-apitoiement et de haine de soi qu'elles ne peuvent s'achever que par imposition soudaine de la force physique. »
On assiste alors à une succession de bagarres, règlements de comptes et bains de sang en tout genre. Et c'est ce qui m'a dérangé dans le roman : quelle que soit la décision à prendre, vous pouvez être sûrs qu'elle sera mauvaise et finira dans un accès de violence ! Le roman devient rapidement sans surprise, alternant des épisodes "mal-être / beuverie / coup foireux / baston" et des épisodes de repos (forcé !) où Patterson écrit à son fils décédé. J'attendais beaucoup de cette histoire d'homme meurtri par le décès brutal de son jeune enfant, n'arrivant pas à faire son deuil malgré le temps qui passe... Je n'ai malheureusement ressenti aucune empathie pour le personnage... Il n'est pas antipathique, au contraire, mais je n'ai pas réussi à éprouver quoi que ce soit pour lui, comme d'ailleurs pour tous les autres personnages du roman : leurs péripéties m'ont laissée plus ou moins de marbre. C'est dommage, car cela a enlevé beaucoup d'intérêt à ma lecture... il est vrai que j'aime vibrer au diapason des différents protagonistes d'un roman.
Mis à part cela, Cry father se lit facilement. Le style de l'auteur est vif et concis, les dialogues sont crus et violents, il y a peu de descriptions et beaucoup d'action. Le rythme est rapide grâce aux courts chapitres, 4-5 pages en moyenne, On entre dans l'histoire directement, les "présentations" se font ensuite, on découvre le pourquoi du comment au fil de l'histoire. L'ambiance générale du roman est amère et désespérée, comme la vision d'une Amérique violente et sans illusions qui en ressort... ne cherchez pas la lumière au bout du tunnel, il n'y en a pas !
 
Même si Cry father ne m'a pas totalement convaincue, je pense que je lirai Pike, le premier roman de Benjamin Whitmer paru aux éditions Gallmeister, avec intérêt.
 
 
Notation :
 
7/10.



 

mercredi 1 avril 2015

Planning des conférences / rencontres / dédicaces à Lyon - Avril 2015

Voici, classé par librairies et par dates, le programme lyonnais du mois d'avril 2015. Si vous avez connaissance d'un évènement à ajouter, n'hésitez pas à me le signaler.
 
Un petit clic sur le nom d'une librairie vous transportera directement sur son site officiel.
 
 
  • Miguel Bonnefoy - Rencontre / Dédicace - Samedi 4 avril à 16h
  • Nicole Gonthier - Rencontre - Mercredi 8 avril à 18h30
  • Thierry Soulard - Rencontre / Dédicace - Samedi 11 avril à 16h
  • Francis Huster - Rencontre / Dédicace - Mercredi 15 avril à 16h
  • Gaëlle Nohant - Rencontre / Dédicace - Samedi 18 avril à 16h
 
  • Christel Noir - Rencontre / Dédicace - Samedi 4 avril à 16h
  • Dominique Sylvain - Rencontre - Mercredi 8 avril à 18h30
 
  • Sandrine Collette - Rencontre - Mercredi 8 avril à 18h30
  • Madeleine Chapsal - Rencontre / Dédicace - Samedi 18 avril à 16h
 
  • Eric Hérenguel - Dédicace - Samedi 4 avril à 16h
  • Serge July - Dédicace - Vendredi 10 avril à 17h30
  • Gaïdz Minassian, Hélène Kosséian et Franck Bairamian - Rencontre - Mercredi 22 avril à 17h30
  • Erwann Menthéour - Rencontre - Vendredi 24 avril à 17h45
 
  • Antoine Choplin et Hubert Mingarelli - Rencontre - Mercredi 29 avril à 19h
 
  • Laure Chevalier-Persod - Rencontre - Jeudi 2 avril à 19h
  • Laurent Demanze - Rencontre - Jeudi 9 avril à 19h
  • Zu - Rencontre - Jeudi 16 avril à 19h
  • Brieuc Le Meur - Rencontre - Mardi 28 avril à 19h
 
  • Flore Berlingen et Emily Estienne - Rencontre - Samedi 25 avril à 14h
 
  • François Jullien - Rencontre - Mercredi 8 avril à 19h
 
  • Laurent Gaudé - Rencontre - Jeudi 2 avril à 19h