dimanche 8 mars 2015

Le gardien invisible, de Dolores Redondo

Fiche technique :
 
Auteur : Dolores Redondo
Traducteur : Marianne Millon
Titre : Le gardien invisible
Série / Volume : Trilogie du Baztán volume 1
Editeur / Collection : Folio / Policier
Nombre de pages : 528
Date de parution : Janvier 2015
 
 
Quatrième de couverture :
 
Au Pays basque, sur les berges du Baztán, le corps dénudé et meurtri d’une jeune fille est retrouvé, les poils d’un animal éparpillés sur elle. La légende raconte que dans la forêt vit le basajaun, une étrange créature mi-ours, mi-homme… L’inspectrice Amaia Salazar, rompue aux techniques d’investigation les plus modernes, revient dans cette vallée dont elle est originaire pour mener à bien cette enquête qui mêle superstitions ancestrales, meurtres en série et blessures d’enfance.
 
 
Avis :
 
J'ai lu Le gardien invisible dans le cadre d'un partenariat avec le site Livraddict et les éditions Folio. Un grand merci à eux pour m'avoir permis de découvrir ce très bon thriller espagnol.
 
Le gardien invisible est un formidable guide touristique pour la commune d'Elizondo : folklore, histoire, us et coutumes, spécialités locales, description de la commune et des superbes paysages environnants, l'auteur nous fait la totale. S'il n'y avait pas ces meurtres atroces de très jeunes filles, je serais bien allée y passer des vacances ! 
Plaisanterie mise à part, j'ai vraiment aimé la précision apportée par l'auteur dans la description du cadre de l'enquête, je trouve que cela la rendue plus réelle. Cette impression de réalisme est également renforcée par le soin apporté dans la description des méthodes d'investigation médico-légales, bien loin de l'idée que l'on peut s'en faire en regardant certaines séries télé à succès. Et heureusement qu'il y a ces précisions scientifiques, parce qu'entre la divination par le tarot, la présence du basajaun (créature mythologique protectrice de la forêt, sorte de Bigfoot du Pays basque) et l'intervention de la déesse-mère Mari, on pourrait craindre une enquête fantaisiste, irréalisable en dehors de la fiction.
A l'enquête menée pour retrouver un implacable tueur en série s'ajoutent les problèmes familiaux de l'enquêtrice, Amaia Salazar : enfance traumatisante, secrets de famille et rancunes tenaces, le retour dans sa ville d'origine n'est pas de tout repos.
Le style de l'auteur (et donc du traducteur) est agréable à lire. Les chapitres sont relativement courts, le rythme est soutenu, le suspense présent de bout en bout, et les enchainements entre passé et présent se font sans heurts. Les apports mythologiques se mêlent harmonieusement à l'enquête, plus classique : cette introduction du fantastique ne m'a finalement pas choquée. Concernant les personnages, je les ai trouvés très intéressants, attachants même pour les principaux ; chacun a ses failles et une personnalité bien développée, bien que certains membres de l'équipe d'Amaia me semblent un peu trop stéréotypés.
J'ai passé un excellent moment de lecture tout en apprenant beaucoup sur le Pays basque. Je lirai le deuxième volume de la Trilogie du Baztán, De chair et d’os, avec plaisir. Et pas de soucis pour ceux et celles qui ne voudraient pas se lancer dans une série, ce premier volume se suffit à lui-même : l'enquête est close et toutes les questions posées au cours du roman ont trouvé leur réponse à la fin.


Notation :
 
8/10.



 

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