vendredi 30 novembre 2018

Nouvelles...

Chères lectrices et chers lecteurs qui me suivez régulièrement ou qui me découvrez pour la première fois ; chers auteurs et chers éditeurs qui me faites confiance...
 
Je suis vraiment désolée pour ce long silence. J'ai connu toute une succession de problèmes et de contretemps qui ont débuté début juin et jamais je n'aurais pensé que cela puisse m'éloigner du blog autant de temps. J'espère pouvoir reprendre mon activité rapidement et de manière régulière, j'ai une tonne de nouvelles (et de très bonnes) lectures à partager et cela me manque de ne pouvoir le faire.
 
A très bientôt,
 
Andrée la papivore
 
 
 
 

lundi 30 juillet 2018

Je voudrais que la nuit me prenne, par Isabelle Desesquelles

Fiche technique :

Auteur : Isabelle Desesquelles
Titre : Je voudrais que la nuit me prenne
Editeur / Collection : Belfond / Pointillés
Nombre de pages : 204
Date de parution : Août 2018


Quatrième de couverture :

« Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent "Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l'amour enchanté', ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n'est plus vrai, où la main d'un père ou d'une mère ne se posera plus sur le front d'un enfant que l'on n'est plus depuis longtemps. Et si cela arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. »
Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel. Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l'univers de l'enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
Et la redoutable force du souvenir.


Avis :

Très beau roman d'Isabelle Desesquelles, à paraître pour la rentrée littéraire 2018, Je voudrais que la nuit me prenne explore un sujet difficile de manière poétique.
« A quel moment j'ai compris que pour mes parents je comptais plus que tout ? Que même avec des mauvaises notes, même moins jolie, même pas gentille, je compterais plus que tout pour eux. Plus que notre maison, plus que la mer pour maman, plus que ses livres, plus que tous les élèves réunis de papa, plus que mille milliards de montagnes d'or. Que pour l'un et l'autre je comptais plus qu'eux-mêmes, passais avant ma mère pour mon père, avant mon père pour ma mère, qu'ils m'aimaient à ce point. A quel moment un enfant le comprend ? Et il en fait son socle. On a beau être le plus amoureux des amoureux on ne peut pas faire autrement notre enfant vaut plus que tout. » 
Comment vous parler de ce roman sans en dévoiler le ressort principal ? Je me suis longuement posé la question ... 
Clémence, presque huit ans, vit une enfance heureuse auprès de parents fantasques et aimants. Une vie proche de la nature, entre l'école et les jeux, la belle littérature et les histoires de famille compliquées, la découverte du corps et des premiers émois amoureux... Clémence nous raconte tout, son présent et ses souvenirs d'un passé pas si lointain qui s'entremêlent, ses regrets et le futur qu'elle espère. C'est beau, empreint d'une certaine poésie, mais bien vite le malaise s'installe pour le lecteur. Quelques réflexions paraissent étranges dans la bouche d'une petite fille, quelques indices disséminés ici et là laissent présager un drame qu'elle refusera longtemps d'aborder. Une fois ce secret découvert, le texte prend un autre sens. Bouleversant. Prenant le lecteur aux tripes, le roman ne peut laisser indifférent. Il nous raconte la vie, l'amour, l'impossibilité de l'oubli. Des thèmes forts, traités de manière poignante par l'auteur dont la plume virevolte d'une scène à une autre, nous emportant avec passion dans le sillage de la petite Clémence. Cette très belle histoire va me marquer durablement tant elle m'a émue et fait réfléchir.
 
Merci au site Babelio ainsi qu'aux éditions Belfond pour cette belle découverte littéraire.




mardi 24 juillet 2018

Un matin ordinaire, de Marjorie Tixier

Fiche technique :

Auteur : Marjorie Tixier
Titre : Un matin ordinaire
Editeur / Collection : Librinova / Littérature générale
Nombre de pages : 228
Date de parution : Juin 2018


Présentation éditeur :

Laurence rêve d’un grand voyage mais son mari manque de confiance en lui pour l’emmener à l’autre bout du monde. Et puis surtout, elle a deux petites filles et un père gravement malade. Alors, pour s'évader et se ressourcer, elle court chaque vendredi à heure fixe, selon un rituel immuable.
Ce jour-là, pourtant, une rencontre inattendue l'attend...
C'est donc par un matin ordinaire que le destin de Laurence va basculer et redistribuer les cartes d'une vie de famille jusque-là bien réglée.

Roman polyphonique, Un Matin ordinaire a reçu le premier prix du concours Librinova "Un merveilleux malheur".


Avis :

Superbe roman choral, Un matin ordinaire de Marjorie Tixier est la preuve qu'Auto-édité peut rimer avec Qualité.
 
Un matin ordinaire est la version revue et augmentée d'un très beau roman que j'avais beaucoup aimé, Emmène-moi à Valparaíso. Sorti en 2015, ce dernier avait remporté le premier prix du concours "Nos lecteurs ont du talent" / "Découverte Fnac", un prix largement mérité. Si vous souhaitez découvrir mon avis de 2015, c'est ICI que cela se passe. Et qu'en est-il pour 2018 ? Mon avis n'a globalement pas changé : j'ai adoré cette lecture qui, par rapport à l'édition de 2015, apporte de nombreuses réponses à la fin qui était restée ouverte.
 
Laurence a un rituel bien ancré depuis des années : chaque vendredi matin, elle va courir dans les bois, seule. Empruntant le même trajet, aux mêmes horaires, elle tient absolument à ce moment de liberté, d'évasion, au grand dam de son époux qui craint pour sa sécurité. Mais que pourrait-il lui arriver dans cette petite commune des Alpes où tout le monde se connait ? Il suffira pourtant d'une rencontre malheureuse pour que sa vie bascule, entrainant avec elle tout son entourage...
L'histoire, assez simple, est très intéressante. Elle nous fait réfléchir de manière sensible et délicate aux problèmes de la reconstruction suite à un évènement traumatisant. Les émotions sont vraies, les réactions des personnages également. Tout le monde ne réagit pas de la même manière face à l'irruption de la violence dans sa vie quotidienne et le fait que chaque chapitre donne la parole a un personnage différent permet d'appréhender tout un panel d'émotions : peur, colère, déni, isolement ou ouverture aux autres... que ce soient des enfants, de jeunes adultes ou des personnes âgées, tout le monde a sa manière bien personnelle de faire face à l'adversité.
J'aime beaucoup le style de l'auteur Marjorie Tixier, dont j'avais également apprécié le roman La danse du feu. Sa plume est fluide et agréable à lire. D'une grande justesse et d'un optimisme communicatif. Elle sait parfaitement bien insuffler la vie à ses personnages, ce qui les rend crédibles et attachants. Le fait que le roman soit polyphonique, que chaque chapitre se concentre sur un personnage en particulier qui nous fait entendre sa voix est une très bonne idée. Le portrait de l'héroïne se dessine peu à peu, au gré de l'alternance des points de vue, tout comme l'intrigue d'ailleurs. Les chapitres défilent rapidement, les uns après les autres, sans jamais perdre le lecteur.

Je vous recommande chaudement ce roman, l'essayer c'est l'adopter ! Vous pouvez lire les premières page d'Un matin ordinaire ICI, j'espère que cela vous donnera envie d'en découvrir plus.



 

mardi 26 juin 2018

Alexandre : l'intrépide Dumas, par Bertrand Puard

Fiche technique :
 
Auteur : Bertrand Puard
Titre : Alexandre : l'intrépide Dumas
Editeur / Collection : Hachette / Enfants/Ados
Nombre de pages : 208
Date de parution : Mai 2018
Public concerné : à partir de 9 ans
 
 
Quatrième de couverture :
 
A onze ans, l'intrépide Alexandre rêve de devenir un écrivain célèbre. Mais pour le moment, il s'agit plus d'action que de réflexion : la boutique dans laquelle travaille Aglaé, la jeune fille qu'il aime en secret, a été saccagée, et un de leurs amis a disparu...
« Enfin un peu d'aventure et de danger ! » se dit celui qui deviendra plus tard le grand Alexandre Dumas.
Le voilà embarqué dans une enquête haletante, bien décidé à montrer à tous sa bravoure !
 
 
Avis :
 
Quand j'ai eu l'opportunité de découvrir la jeunesse de l'un de mes auteurs favoris de manière romancée et divertissante, j'ai sauté sur l'occasion. Merci au site Babelio ainsi qu'aux éditions Hachette pour cette chouette lecture faite dans le cadre de l'opération Masse critique.
 
Alexandre, 11 ans, orphelin de père, en bute au racisme de ses condisciples, n'a pas la vie facile. Les Cosaques menacent d'envahir la ville, sa mère souhaite l'envoyer au séminaire et sa seule amie, Aglaé, 14 ans, ne sait rien de l'amour qu'il lui voue. Heureusement, son imagination est sans limites ; il couche sur papier des histoires palpitantes, des aventures telles qu'il aimerait en vivre. Alors quand le mystère croise son chemin, il fonce sans hésiter et entraîne avec lui Aglaé dans une succession d'aventures que les mèneront sur les routes de France et pourraient bien changer le cours de leurs existences...
 
Bien qu'il soit destiné à un public jeunesse, j'ai vraiment apprécié cette lecture. Le texte se lit facilement sans être simpliste, les chapitres sont courts, rehaussés de vignettes, et quelques dessins noir et blanc pleine page illustrent des moments clés de l'intrigue. Les personnages sont bien campés et attachants, surtout les deux jeunes héros Alexandre et Aglaé : honnêtes, débrouillards et courageux, ils n'ont que faire des préjugés. Il y a beaucoup d'action, des combats et des courses poursuites, mais également une chasse au trésor, des disparitions inquiétantes et des personnages mystérieux, le tout sur fond de vengeance et de secret de famille. Les thèmes abordés en filigrane sont intéressants : monoparentalité, place des femmes dans la société, éveil aux premiers émois amoureux, difficulté à trouver sa voie... Les aventures vécues par les deux enfants sont palpitantes et dangereuses (sans que le texte ne soit violent) et l'on y reconnaît immédiatement les grands classiques d'Alexandre Dumas, comme les Trois mousquetaires ou Le comte de Monte-Cristo. Cette histoire plaira à coup sûr aux enfants à partir de 9 ans, qu'ils soient filles ou garçons, pour peu qu'ils aiment l'aventure et l'évasion.
 
A noter qu'Alexandre : l'intrépide Dumas est le premier roman d'une série qui se propose d'explorer la jeunesse de quelques grands romanciers de langue française, de leur rendre hommage ainsi qu'à leurs œuvres. L'auteur Bertrand Puard espère ainsi donner envie au lecteur de découvrir les œuvres originales de ces grands hommes. Je trouve ce premier opus réussi dans la mesure où il ne se contente pas d'être un agréable roman d'aventures. Il donne envie d'aller plus loin, d'approfondir le sujet. Le second roman de la série, Emile : l'intraitable Zola sortira en librairie fin août 2018.



mardi 19 juin 2018

Interview de Véronique Lesimple

 
 
Fin 2017, je m’étais régalée avec le très beau roman de Véronique Lesimple : Les beaux lendemains de Saint-Chanas, publié en avant-première chez France Loisirs. Je profite de l’occasion de sa sortie en librairie traditionnelle (depuis le 16 mai 2018) pour donner la parole à son auteure, que j’ai eu le plaisir de rencontrer lors d’une séance de dédicaces.
 
 
Bonjour Véronique, merci d’avoir accepté cette interview. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
 
Je suis née à Lyon en 1959, j'y ai effectué mes études de pharmacie, puis j'ai vécu à Grenoble et à Nantes, avant de m'installer en Charente-Maritime. J'aime les voyages, visiter les monuments, m'imprégner de l'histoire.
 
 
Les beaux lendemains de Saint-Chanas est votre premier roman publié. L’envie d’écrire est-elle récente ou a-t-elle toujours été présente en vous ?
 
J'ai toujours eu envie d'écrire, au lycée déjà, de nombreux manuscrits dorment dans un placard.
 
 
Etes-vous une grande lectrice ? Avez-vous un genre de prédilection ? Des auteurs vous ont-ils influencée ?
 
J'aime lire, des romans, des policiers, des biographies, de l'histoire, c'est assez varié. J'ai beaucoup aimé Jane Austen et les grands classiques.
 
 
Les beaux lendemains de Saint-Chanas a été plébiscité par le comité de lecture Nouvelles Plumes. Il a reçu le Prix des lecteurs France Loisirs 2017, et ce prix vous a été remis par Amélie Nothomb. Pourriez-vous revenir sur cette belle expérience ?
 
Etre choisie parmi 400 candidats, c'était totalement inattendu.
 
 
 
Il y a eu la remise de mon livre à Paris en compagnie d'Amélie Nothomb, très sympathique avec un chapeau magnifique.
 
 
Parlons un peu des Beaux lendemains de Saint-Chanas. Pourriez-vous nous le présenter en quelques mots ?
 
Comment surmonter les traumatismes liés à la guerre de 1914 ? Un ancien lieutenant, à force de volonté et de bienveillance, parvient à redonner goût à la vie aux différents membres d'une famille : le petit orphelin, la jeune veuve, le mutilé de guerre.
 
 
Comment vous est venue l’idée de ce roman ?
 
Je l'ai écrit à l'époque où je vivais dans la région, j'aimais visiter la Drôme, mais j'ai retravaillé le manuscrit récemment pour participer au blog d'écriture qu'animait ma fille Constance. La guerre de 1914 m'a toujours semblée épouvantable, comment a-t-on pu vivre après...
 
 
Vos personnages, riches et attachants, font face aux drames de la vie avec un certain courage. Les thèmes abordés sont difficiles, mais le roman est empli d’espoir. Est-ce une vision de la vie qui vous tient à cœur ?
 
J'écris pour échapper au quotidien. Malheureusement la vie n'est pas un roman.
 
 
Pourriez-vous nous parler de vos projets d’écriture ?
 
De nombreux lecteurs m'ont demandé si j'envisageais d'écrire une suite. Peut-être, car j'ai du mal à quitter mes personnages que j'ai porté si longtemps.
 
 
Un nouvelle histoire avec les mêmes personnages ? Vous me donnez envie, j'adorerais retrouver le lieutenant Armand Rouvière. En attendant d'avoir le plaisir de vous lire à nouveau j'invite tous nos lecteurs à découvrir Les beaux lendemains de Saint-Chanas, un roman qui enchantera assurément cet été !


BIBLIOGRAPHIE :
 
Fiche technique :
 
Auteur : Véronique Lesimple
Titre : Les beaux lendemains de Saint-Chanas
Editeur : Nouvelles Plumes
Nombre de pages : 386
Date de parution : Mai 2018

Quatrième de couverture :
 
1919. De retour chez eux, les soldats doivent s’obliger à reprendre une vie normale. Grâce à l’amitié qui le lie depuis l’enfance au Comte Lucien de Lavera, le lieutenant Armand Rouvière se voit proposer le poste de régisseur au château de Saint-Chanas. À peine arrivé, le jeune homme découvre un domaine à l’abandon et une famille si marquée par le drame que la vie même semble avoir déserté les couloirs du château. Sarah, la tante excentrique, Hubert, l’héritier qui a perdu la vue dans une tranchée, Louise, la belle et inconsolable veuve de guerre, et son petit garçon délaissé, Charles, vivent reclus dans leur chambre, n’échangeant que quelques mots à l’heure des repas.
Armand, par sa bienveillance et sa volonté, réussira-t-il à leur redonner le goût de vivre ? L’amour soufflera-t-il à nouveau sur ces cœurs endormis ?
 
Avis : ICI