jeudi 13 octobre 2016

Shibumi, de Trevanian

Fiche technique :
 
Auteur : Trevanian
Traducteur : Anne Damour
Titre : Shibumi
Editeur / Collection : Gallmeister / Noire
Nombre de pages : 456
Date de parution : Octobre 2008
 
 
Quatrième de couverture :
 
Nicholaï Hel est l'homme le plus recherché du monde. Né à Shanghai en plein chaos de la Première Guerre mondiale, fils d'une aristocrate russe et protégé d'un maître de go japonais, il a survécu à la destruction d'Hiroshima pour en émerger comme l'assassin le plus doué de son époque. Son secret réside dans sa détermination à atteindre une forme rare d'excellence personnelle : le shibumi. Désormais retiré dans sa forteresse du Pays basque en compagnie de sa délicieuse maîtresse, Nicholaï accueille une jeune étrangère venue lui demander son aide. Il se retrouve alors traqué par une organisation internationale de terreur et d'anéantissement – la Mother Company – et doit se préparer à un ultime affrontement.
 
Shibumi, le chef-d'œuvre de Trevanian, est un formidable roman d'espionnage et une critique acerbe de l'Amérique. Avec, toujours, l'intelligence et l'humour noir qui sont la marque de fabrique de cet auteur exceptionnel.
 
 
Avis :

Cela fait un moment que je vois Shibumi en librairie, avec à chaque fois des commentaires élogieux sur le titre. J'étais partagée entre mon envie de lire ce roman qu'on disait excellent et mon peu d'intérêt pour les histoires d'espionnage... Quand j'ai vu que la médiathèque près de chez moi en avait fait l'acquisition, j'ai sauté sur l'occasion de le découvrir enfin.
 
Au début, j'ai eu du mal avec cette lecture. Une histoire d'espionnage et de magouilles dans le contexte socio-politique de la fin des années 1970 - début des années 1980 (le roman a été écrit en 1979), je trouvais cela extrêmement daté et de peu d'intérêt. Et puis, au bout d'une soixantaine de pages, le déclic s'est produit : Nicholaï Hel a fait son apparition ! A partir de ce moment là j'ai dévoré Shibumi d'une traite et avec beaucoup de plaisir, jusqu'à la dernière ligne.

Plus qu'un roman d'espionnage, Shibumi est le récit d'une vie, celle de Nicholaï Hel, des années 1930 à la fin des années 1970, de Shanghai au Pays basque, en passant par le Japon ; une vie mouvementée, portée par des valeurs en perte de vitesse dans un monde en plein bouleversement... J'ai adoré les personnages, riches et extrêmement vivants, en particulier Nicholaï Hel, héros à mon avis inoubliable. La Mother Compagny, organisation internationale regroupant compagnies pétrolières et producteurs d'énergie et dictant sa loi aux gouvernements, représente le mal à combattre : omnisciente et omniprésente, tentaculaire et maléfique, on l'imagine très bien œuvrer à l'époque actuelle.
Le style de l'auteur est efficace et agréable à lire, il mêle récit et critique de la société avec une bonne dose de sarcasmes, d'ironie mordante et de piques savoureuses. A l'aise dans les scènes d'action (nombreuses) comme dans les descriptions et les passages plus calmes, Trevanian jongle avec les différentes intrigues et les flashbacks sans jamais perdre le fil du roman, ni le lecteur ! Tout est équilibré, précis, intelligent... En lisant Shibumi, on ne peut s'empêcher de penser au monde tel qu'il est aujourd'hui... pas si différent de ce qui était annoncé dans le roman, finalement.

Pour résumer, Shibumi est une excellente lecture que je n'oublierais pas de sitôt, riche et passionnante. Je vous la recommande chaudement !



 

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