lundi 9 juin 2014

Extorsion, de James Ellroy

Fiche technique :

Auteur : James Ellroy
Titre : Extorsion
Editeur / Collection : Rivages / Thriller
Nombre de pages : 188
Date de parution : Mars 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Flic véreux de Los Angeles devenu détective privé, maître chanteur et proxénète. Fred Otash était surtout connu pour ses ragots malsains sur le Tout-Hollywood. Ellroy en a fait un personnage et l'imagine au purgatoire, torturé par ses anciennes victimes, de Marilyn à Montgomery Clift en passant par Ava Gardner. Pour obtenir une remise de peine et « accéder au nuage supérieur », Freddy O. devra confesser ses péchés. Il va solliciter l'aide d'« un plumitif nommé Ellroy »...
Parodiant brillamment le style des tabloïds, Ellroy donne une vie proprement électrique à ces « confessions ». Bien plus que le portrait d'un manipulateur pervers et cupide, c'est celui d'une Amérique partagée entre puritanisme et voyeurisme que continue de brosser l'auteur du Dahlia noir.
 
 
Critique :

136 pages tout juste : Extorsion peut être considéré comme un très (trop) court roman, ou une grande nouvelle, au choix. Avec un style inimitable et beaucoup d'humour, James Ellroy se met en scène et recueille les souvenirs de Fred Otash, personnage peu recommandable ayant réellement existé.
Les bruits sourds, ce sont les coups que donne sur la table un grand escogriffe. Il porte une chemise hawaïenne aux couleurs criardes et un jean beige. Mon impression : c'est un CASSE-COUILLES.
Il engloutit les vestiges de mon sandwich choucroute-corned-beef. Il m'annonce :
- Je m'appelle James Ellroy.
Ma première impression se confirme. Ajoutons "Opportuniste" sur la fiche de cet enfoiré.
S'il est difficile de savoir ce qui est vrai ou non dans les faits rapportés ici, on apprend quand même quelques petits ragots croustillants sur le Los Angeles des années 1950 (« L.A. dans les années 50, la fête du calcif ! »), tout en assistant à la montée de la "presse à scandales". C'est trash, immoral, pas du tout "politiquement correct", et plein d'un argot dont j'ai découvert quelques nouveaux termes...

Après Extorsion, les 47 dernières pages du livre se composent de 2 extraits de Perfidia, le prochain roman de James Ellroy. Si je comprend l'envie de faire de la publicité pour les publications à venir, je vois moins l'intérêt de nous faire lire un chapitre 4 suivi d'un chapitre 8 ; personnellement les chapitres 1 et 2 m'auraient donné beaucoup plus envie de découvrir Perfidia...


Notation :
 
7,5/10.
 
 
 
 

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