samedi 14 mars 2015

Au festival des Oniriques de Meyzieu, il y avait...

Au festival des Oniriques de Meyzieu, il y avait... Une superbe mascotte, le Major Tom Ratsworth, qui nous a accueillies mon amie et moi en ce dimanche 8 mars 2015. Le ton est donné dès l'entrée de la médiathèque de Meyzieu, où ont lieu les Oniriques : nous entrons dans le monde de l'imaginaire !!



Au festival des Oniriques de Meyzieu, il y avait... Des espaces librairies bien sûr, richement achalandés, et de nombreux auteurs en dédicaces. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir certains auteurs que je suis régulièrement, et comme il n'y avait pas foule le dimanche matin nous avons pu discuter longuement.

 




Au festival des Oniriques de Meyzieu, il y avait... Des tables rondes très intéressantes. J'ai particulièrement aimé celle intitulée "Jules dans les airs", qui a réuni l'illustrateur Nicolas Fructus et les auteurs Jeanne-A. Debats et Johan Heliot autour de leur superbe ouvrage collectif : Un an dans les airs (éditions Mnémos).



Au festival des Oniriques de Meyzieu, il y avait... Des stands et des expositions d'illustrateurs. Le travail exposé était magnifique, j'ai beaucoup aimé les illustrations de Pascal Casolari et le superbe travail d'enluminure de SoMK qui a pris le temps de nous expliquer sa méthode de travail, "à l'ancienne".

Illustrations de Pascal Casolari


Illustration de SoMK : St Georges et le dragon 2 mns plus tard
 
 
Au festival des Oniriques de Meyzieu, il y avait... De nombreuses animations, dont un marché artisanal où nous avons pu déguster de délicieuses pâtisseries médiévales tout en déambulant au milieu des stands de bijoux et d'articles en cuir, tous plus beaux les uns que les autres. Créatures étranges et inventions loufoques ont fini de nous mettre des étoiles plein les yeux...
 
 


 

 
Nous avons passé une excellente journée aux Oniriques, le rendez-vous est pris pour la prochaine édition, en 2017 !!
 
 
 
 


mardi 10 mars 2015

L'archange du chaos, de Dominique Sylvain

Fiche technique :
 
Auteur : Dominique Sylvain
Titre : L'archange du chaos
Editeur / Collection : Viviane Hamy / Chemins nocturnes
Nombre de pages : 330
Date de parution : Janvier 2015
 
 
Résumé éditeur :
 
Le corps d’une femme est retrouvé dans la cave d’un immeuble en chantier. Ligotée, tout indique qu’elle a été sauvagement torturée, la victime a eu son bras brûlé et sa langue sectionnée. Un détail étrange attire immédiatement l’attention des policiers : les blessures infligées ont été soignées ante mortem, et le corps martyrisé déposé tel un gisant médiéval rendu à la paix éternelle. Pas d’empreintes, pas de traces d’ADN, le groupe mené par Bastien Carat piétine alors que la hiérarchie et les médias souhaitent des résultats rapides. Une première piste est envisagée, celle de Teddy Brunet : il travaillait sur un chantier, là où a été trouvée la victime et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a un réel problème avec les femmes... Quand d’autres victimes, tuées selon le même mode opératoire, sont retrouvées, l’enquête bascule.
Dans un monde en proie au doute, quelqu’un oserait-il faire justice tout seul ?
 
 
Avis :
 
J'ai lu L'archange du chaos dans le cadre d'une opération spéciale Masse critique de Babelio ; je remercie Babelio ainsi que les éditions Viviane Hamy, pour m'avoir permis de découvrir ce nouveau thriller.
 
J'aime beaucoup Dominique Sylvain, mais j'ai toujours du mal à commencer un de ses nouveaux titres, il me faut à chaque fois un bon moment pour arriver à rentrer dans le roman et l'apprécier pleinement. L'archange du chaos ne fait pas exception, j'ai bien du lire une cinquantaine de pages pour enfin accrocher au récit.
Parlons tout d'abord de l'intrigue. Sans être d'une grande originalité, cette histoire de tueur en série qui mutile et soigne ses victimes avant de les tuer est très intéressante. Les motivations du tueur sont crédibles et son organisation est sans faille, du moins en apparence.
Les personnages ont la part belle dans cette histoire. Tous plus cabossés par la vie les uns que les autres, qu'ils soient enquêteurs, victimes ou coupables, ils ont tous un rôle à jouer dans le drame qui se déroule devant nos yeux. La plupart des personnages sont stéréotypés (le flic alcoolique, la chef aux dents longues, la petite jeune qui en veut pour se venger d'une enfance difficile, l'avocat sans scrupules, etc.) mais l'alchimie se fait bien entre eux, c'est le principal. Les dialogues prennent une grande place dans le roman, parfois au détriment des descriptions ou de la mise en place de l'ambiance.
Le rythme du thriller est rapide, les chapitres sont très courts et l'auteur ne s'encombre pas de descriptions inutiles. De plus le suspense va crescendo ; si j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire au début du roman, je n'ai ensuite plus pu m'arrêter de lire avant le dénouement final. Et quel final !!
 
 
Notation :
 
7,5/10.



lundi 9 mars 2015

Le fil de Yo, de Caroline Tiné


Fiche technique :

Auteur : Caroline Tiné
Titre : Le fil de Yo
Editeur / Collection : J.C. Lattès / Littérature française
Nombre de pages : 301
Date de parution : Février 2015


Résumé éditeur :

À tout juste trente ans, la frêle Yo est infirmière dans une clinique psychiatrique de la banlieue ouest de Paris. Par son écoute, sa douceur et sa sensibilité, elle offre une alternative aux méthodes exclusivement scientifiques des psychiatres et parvient à soulager ses patients dépressifs, bipolaires ou schizophrènes. Son quotidien, Yo le partage entre la clinique et l’Enclume, le bar au pied de l’immeuble dans lequel elle occupe une petite chambre de bonne. Après ses longues heures de travail, c’est là qu’elle trouve refuge, sous l’œil bienveillant de Dominique, le patron.
En réalité, cet équilibre est précaire : il ne tient qu’à un fil, ce fil auquel Yo se raccroche et qui lui indique la direction à suivre. L’arrivée d’une nouvelle patiente, qui se sent perdre pied, suffit à faire vaciller l’assurance de l’infirmière.


Avis :

Ecrit tout en délicatesse, Le fil de Yo se lit avec beaucoup de plaisir, et ce malgré un sujet difficile.
Yo, la douce et mystérieuse infirmière, soigne les âmes de ceux qui la côtoient. Les "Fous", comme elle nomme affectueusement, sans arrière pensée ou jugement de valeur, les pensionnaires du pavillon bleu de la clinique psychiatrique où elle travaille, mais aussi les amis et les connaissances, tous, ou presque, voient leur vie changer grâce à la présence de Yo. Sa grande qualité d'écoute et son empathie sont des qualités avec lesquelles elle vit depuis sa plus tendre enfance, et qui lui ont permis de surmonter des moments difficiles que nous découvrons petit à petit, au fil du roman. Yo mène une existence paisible, au jour le jour, sans s'encombrer du passé ni faire de projets à long terme, connectée à ce fil qui la raccroche à une existence vouée aux autres et à la recherche des petits bonheurs du quotidien. Ce n'est pas facile tous les jours, mais Yo tient bon, car aider les autres lui permet soigner son âme meurtrie.
Les personnages sont extrêmement attachants et particulièrement bien décrits, je n'ai eu aucun mal à éprouver de l'empathie pour eux. Calme et douceur sont les principales impressions qui se dégagent d'un texte qui se lit facilement et rapidement grâce à un découpage en courts chapitres.
Voici donc une lecture très agréable, qui fait du bien. Une fois le roman terminé je me suis sentie toute légère, comme apaisée, déconnectée pour un temps du tumulte ambiant...
 

Notation :

8/10.
 
 
 
 

dimanche 8 mars 2015

Le gardien invisible, de Dolores Redondo

Fiche technique :
 
Auteur : Dolores Redondo
Traducteur : Marianne Millon
Titre : Le gardien invisible
Série / Volume : Trilogie du Baztán volume 1
Editeur / Collection : Folio / Policier
Nombre de pages : 528
Date de parution : Janvier 2015
 
 
Quatrième de couverture :
 
Au Pays basque, sur les berges du Baztán, le corps dénudé et meurtri d’une jeune fille est retrouvé, les poils d’un animal éparpillés sur elle. La légende raconte que dans la forêt vit le basajaun, une étrange créature mi-ours, mi-homme… L’inspectrice Amaia Salazar, rompue aux techniques d’investigation les plus modernes, revient dans cette vallée dont elle est originaire pour mener à bien cette enquête qui mêle superstitions ancestrales, meurtres en série et blessures d’enfance.
 
 
Avis :
 
J'ai lu Le gardien invisible dans le cadre d'un partenariat avec le site Livraddict et les éditions Folio. Un grand merci à eux pour m'avoir permis de découvrir ce très bon thriller espagnol.
 
Le gardien invisible est un formidable guide touristique pour la commune d'Elizondo : folklore, histoire, us et coutumes, spécialités locales, description de la commune et des superbes paysages environnants, l'auteur nous fait la totale. S'il n'y avait pas ces meurtres atroces de très jeunes filles, je serais bien allée y passer des vacances ! 
Plaisanterie mise à part, j'ai vraiment aimé la précision apportée par l'auteur dans la description du cadre de l'enquête, je trouve que cela la rendue plus réelle. Cette impression de réalisme est également renforcée par le soin apporté dans la description des méthodes d'investigation médico-légales, bien loin de l'idée que l'on peut s'en faire en regardant certaines séries télé à succès. Et heureusement qu'il y a ces précisions scientifiques, parce qu'entre la divination par le tarot, la présence du basajaun (créature mythologique protectrice de la forêt, sorte de Bigfoot du Pays basque) et l'intervention de la déesse-mère Mari, on pourrait craindre une enquête fantaisiste, irréalisable en dehors de la fiction.
A l'enquête menée pour retrouver un implacable tueur en série s'ajoutent les problèmes familiaux de l'enquêtrice, Amaia Salazar : enfance traumatisante, secrets de famille et rancunes tenaces, le retour dans sa ville d'origine n'est pas de tout repos.
Le style de l'auteur (et donc du traducteur) est agréable à lire. Les chapitres sont relativement courts, le rythme est soutenu, le suspense présent de bout en bout, et les enchainements entre passé et présent se font sans heurts. Les apports mythologiques se mêlent harmonieusement à l'enquête, plus classique : cette introduction du fantastique ne m'a finalement pas choquée. Concernant les personnages, je les ai trouvés très intéressants, attachants même pour les principaux ; chacun a ses failles et une personnalité bien développée, bien que certains membres de l'équipe d'Amaia me semblent un peu trop stéréotypés.
J'ai passé un excellent moment de lecture tout en apprenant beaucoup sur le Pays basque. Je lirai le deuxième volume de la Trilogie du Baztán, De chair et d’os, avec plaisir. Et pas de soucis pour ceux et celles qui ne voudraient pas se lancer dans une série, ce premier volume se suffit à lui-même : l'enquête est close et toutes les questions posées au cours du roman ont trouvé leur réponse à la fin.


Notation :
 
8/10.



 

samedi 7 mars 2015

Petit compte-rendu de la 29ème fête du livre de Bron

Vendredi 6 et samedi 7 mars 2015, je me suis élancée à Bron, direction la fête du livre ! Il y a eu cette année, d'après les organisateurs, plus de 35000 visiteurs sur 3 jours. Une affluence un peu moindre que lors de l'édition précédente, mais il y avait suffisamment de monde pour que la grande librairie et la plupart des conférences soient prises d'assaut. 
Mon avis sur cette manifestation est, comme c'était déjà le cas l'année dernière, plutôt mitigé. J'ai adoré les conférences, passionnantes et de qualité, ainsi que la disponibilité des libraires, et j'ai bien aimé les animations présentes tout au long du week-end. Par contre je déplore à nouveau l'absence remarquée des auteurs : on peut les écouter lors des conférences et autres entretiens, s'en suit une courte séance de dédicaces, et puis c'est fini... Impossible de discuter avec un auteur que l'on ne connaît pas pour découvrir son œuvre, c'est vraiment dommage. Résultat je n'ai rien acheté à la librairie, j'ai juste pris des références pour de futures lectures….
 
 
Les entretiens / débats auxquels j'ai pu assister :

Patrick Deville, José Manuel Fajado et Roberto Ferruci : Un auteur, ses traducteurs
Une plongée dans les mécanismes de la traduction littéraire qui pose la question de la fidélité, de la liberté, de la collaboration entre un auteur et ses traducteurs, mais aussi de la transposition, vers une autre langue, d'un style, d'un univers ou d'un système de références propres à chaque œuvre...

José Manuel Fajardo - Patrick Deville - Roberto Ferrucci
 
 
Jérôme Ferrari et Laurent Mauvignier : Une place dans le monde
Deux écrivains qui construisent des œuvres majeures, à la frontière du réel et du mythe, à la fois ancrées dans le présent et tendues vers l'universel.
 
 Laurent Mauvignier - Jérôme Ferrari

 
Silvia Avallone et Simonetta Greggio : L'Italie, un nouveau monstre ?
Les deux auteurs interrogent l'Italie contemporaine au bord du gouffre, ainsi que les failles et les doutes d'une génération gagnée par le malaise du pouvoir corrompu.
 
 
Silvia Avallone
 
Simonetta Greggio
 
 
Philippe Bollondi et Patrice Pluyette : L'art du contre-pied
Deux écrivains dont les livres sont à la fois des terrains de connaissance et des terrains de jeux, animés par un puissant souffle romanesque et une grand e audace dans la langue.
 
Patrice Pluyette - Philippe Bollondi