samedi 7 janvier 2017

La marche de Mina, de Yoko Ogawa

Fiche technique :
 
Auteur : Yoko Ogawa
Traducteur : Rose-Marie Makino-Fayolle
Titre : La marche de Mina
Editeur / Collection : Actes Sud / Lettres japonaises
Nombre de pages : 318
Date de parution : Janvier 2008
 
 
Quatrième de couverture :
 
Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est reçue pour un an chez son oncle et sa tante.
Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans ses bras et la conduit jusqu'à la très belle demeure familiale.
Pour Tomoko, tout est ici singulièrement différent. Sa cousine Mina passe ses journées dans les livres, collectionne les boîtes d'allumettes illustrées sur lesquelles elle écrit des histoires minuscules ; un hippopotame nain vit dans le jardin, son oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine d'eau minérale et la grand-mère se prénomme Rosa.
Au cœur des années soixante-dix, Tomoko va découvrir dans cette maison l'au-delà de son archipel : à travers la littérature étrangère, les récits de Rosa sur son Allemagne natale et la retransmission des Jeux olympiques de Munich à la télévision, c'est un tout autre paysage qui s'offre à elle.
 
 
Avis :
 
J'ai découvert Yoko Ogawa grâce à White, du blog Les aventures livresques de White, qui m'a proposé une lecture commune du roman La marche de Mina. Ce fut une très belle découverte, poétique et émouvante, qui m'a donné envie de lire les autres titres de l'auteur.
 
Dans La marche de Mina, Tomoko, devenue adulte, nous raconte l'année qu'elle a passé chez son oncle et sa tante, en 1972 ; une année inoubliable, riche d'expériences qui la marqueront à jamais :  la connaissance d'une famille qu'elle n'avait jamais fréquentée, riche et excentrique de premier abord, mais terriblement attachante ; la fin de l'enfance et de ses illusions ; le sacrifice et le deuil ; la découverte du monde situé à l'extérieur du Japon à travers le métissage, la cuisine, la littérature, la retransmission des Jeux olympiques et les récits de "grand-mère" Rosa...
J'ai adoré les personnages, touchants avec leurs failles et leurs histoires. J'ai adoré les thèmes abordés, que l'on perçoit à travers les yeux d'une toute jeune fille. Enfin, j'ai adoré l'ambiance poétique et nostalgique qui se dégage de l'histoire. Yoko Ogawa a réussi à me charmer avec son style paisible et délicat dès les premiers mots, je me suis laissée porter par le récit en suivant le rythme lent de l'hippopotame Pochiko. Les chapitres sont courts, nous assistons à quelques tranches de vie entrecoupées de souvenirs et de récits imaginés par la petite Mina à partir d'illustrations de boîtes d'allumettes.
 
Bien qu'il ne soit pas triste ce roman m'a souvent émue aux larmes, il a ce parfum de période heureuse à laquelle on pense avec bonheur et nostalgie pour se ressourcer. Une très belle découverte, que je vous recommande chaleureusement.
 
 
 
 

2 commentaires:

  1. Je suis content qu'il t'ait plu et d'autant plus s'il t'a émue ^^
    Et je plussoie évidemment tout ce que tu as dit =D
    A très vite pour notre dernière lecture du challenge (mais surement pas la dernière :D)

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    Réponses
    1. Merci de m'avoir fait découvrir l'univers de Yoko Ogawa :-) A très bientôt Whiteaker

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