dimanche 2 novembre 2014

Sommeil, d'Haruki Murakami

Fiche technique :
 
Auteur : Haruki Murakami
Illustrateur : Kat Menschik
Titre : Sommeil
Editeur / Collection : Belfond / Littérature étrangère
Nombre de pages : 80
Date de parution : Novembre 2010
 
 
Présentation éditeur :
 
Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après-midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot.
Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine. La nuit, cette femme redécouvre le plaisir.
Dix-sept nuits sans sommeil...
 
Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée pour restituer tout le mystère, la magie, la fantaisie de l'univers du maître.
 
 
Avis :
 
Cette édition "collector" de Sommeil est illustrée par la célèbre dessinatrice allemande Kat Menschik. Bien que les illustrations soient superbes et reflètent bien l'impression de malaise présente dans le récit. j'ai trouvé qu'elles n'apportaient pas grand chose au texte. Lire Sommeil, non illustré, dans le recueil de nouvelles L'éléphant s'évapore s'avère tout aussi intéressant.
Le texte, quant à lui, est passionnant, bien qu'un peu court. Le style de l'auteur (et du traducteur) est fluide, j'ai été emportée par ce récit envoûtant. Un cauchemar traumatisant, une perte de sommeil mystérieuse, et voilà une vie et une manière de percevoir le monde remises en question. Malgré un train-train quotidien qui devient de plus en plus pesant, notre jeune héroïne redécouvre le plaisir d'avoir du temps pour soi : lire, grignoter des sucreries, explorer la ville la nuit... Tout irait bien si ce manque de sommeil n'avait de fâcheux effets secondaires...

Comme souvent (pour ne pas dire toujours) avec l'auteur, beaucoup de questions restent en suspens à la fin de la lecture, mais j'ai trouvé qu'au final ce n'était pas très grave. Il y a en effet assez de matière dans le récit pour réfléchir à ce qui a été écrit et pour, pourquoi pas, imaginer sa propre fin...
 
 
Note :
 
8/10.





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