dimanche 22 septembre 2013

Monde sans oiseaux, de Karin Serres

Fiche technique :
 
Auteur : Karin Serres
Titre : Monde sans oiseaux
Editeur / Collection : Stock / La Forêt
Nombre de pages : 112
Date de parution : Août 2013
 
 
Résumé :
 
« Petite Boîte d’Os » est la fille du pasteur d’une communauté vivant sur les bords d’un lac nordique. Elle grandit dans les senteurs d’algues et d’herbe séchée, et devient une adolescente romantique aux côtés de son amie Blanche. Elle découvre l’amour avec le vieux Joseph, revenu au pays après le « Déluge », enveloppé d’une légende troublante qui le fait passer pour cannibale.
Dans ce monde à la beauté trompeuse, se profile le spectre d’un passé enfui où vivaient des oiseaux, une espèce aujourd’hui disparue. Le lac, d’apparence si paisible, est le domaine où nagent les cochons fluorescents, et au fond duquel repose une forêt de cercueils, dernière demeure des habitants du village. 

Une histoire d’amour fou aussi poignante qu’envoûtante, un roman écrit comme un conte, terriblement actuel, qui voit la fin d’un monde, puisque l’eau monte inexorablement et que la mort rôde autour du lac…
 
 
Critique :
 
Tout au long de ce court roman nous suivons la vie de « Petite Boîte d’Os », de sa naissance à la veille de sa mort. Une vie somme toute assez classique, avec mari et enfant, dans un petit village isolé au bord d'un lac immense qui attire à l'occasion les touristes de la grande ville. Seul le cadre est inhabituel : un monde sans oiseaux, des cochons fluorescents et amphibies qui se régénèrent, un lac plein de cercueils dont le niveau monte sans cesse... Dommage que cet aspect soit si peu exploité ; l'histoire pourrait en effet se passer dans n'importe quel petit village qui périclite....
 
Pour vous faire une idée du style de l'auteur, plutôt agréable à lire, voici un petit extrait du roman :
Énervée par la lenteur de nos gestes, par cette étrange forêt de cercueils qui dansent à quelques dizaines de mètres de la surface et par le silence assourdissant qui me bat les tempes, je donne un coup de palme dans la vase qui tourbillonne et je descends vers l’ombre des profondeurs.
Passe le halo rose d’un banc de cochons immergés, pédalant mollement, comme une grappe de lampions. Ils ont une extraordinaire capacité pulmonaire sous-marine, maintenant. Leur lumière s’éloigne au milieu des particules en suspension puis s’éteint, et nous reprenons notre descente silencieuse.
Si le style est agréable, l'histoire ne m'a pas émue pour autant ; on est bien loin de l' « histoire d'amour fou aussi poignante qu'envoûtante » promise par l'éditeur : je n'ai pas versé une larme alors que je suis très bon public !! Pour tout dire, le seul moment où j'ai ressenti un petit peu de tristesse a été lors de la mort du cochon domestique... Peut-être suis-je passée à coté de l'histoire d'amour ?


Notation :
 
7/10. Une petite déception, je m'attendais à mieux au vu du quatrième de couverture.
 
 
 
 

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