lundi 23 mars 2020

Les chevaliers du Tintamarre, de Raphaël Bardas

Fiche technique :

Auteur : Raphaël Bardas
Titre : Les chevaliers du Tintamarre
Editeur : Mnémos
Nombre de pages : 272
Date de parution : Février 2020


Quatrième de couverture :

Avant d’être héros, chevalier ou prince, il faut savoir lever le coude !

Silas, Morue et Rossignol rêvent d’aventures et de grands faits d’armes tout en vidant chope de bière sur chope de bière à la taverne du Grand Tintamarre, qu’ils peuvent à peine se payer.
Lorsque la fantasque et très inégalitaire cité de Morguepierre, entassée sur les pentes d’un volcan, devient le théâtre d’enlèvements de jeunes orphelines et voit des marie-morganes s’échouer sur ses plages, les trois compères se retrouvent adoubés par un vieux baron défroqué et chargés de mener l’enquête. Les voilà lancés sur les traces d’un étrange spadassinge, d’un nain bossu et d’un terrible gargueulard, bien décidés à leur mettre des bâtons dans les roues… et des pains dans la tronche.


Avis :

Les chevaliers du Tintamarre, ce sont avant tout trois personnages fantasques, braillards et bagarreurs, qui aiment se retrouver dans leur taverne préférée, nommée Le Grand Tintamarre après une bagarre mémorable. Silas, charcutier de son état, se rêve aventurier et ne se déplace jamais sans son hachoir et sa rapière ; Morue, poissonnier et lutteur, adore se battre à mains nues ; Rossignol, accordéoniste et poète, n'est pas le dernier à se jeter dans la mêlée. Amis d'enfance, ces trois querelleurs sont en fait de doux rêveurs au grand cœur. Ainsi, quand une mystérieuse jeune fille est enlevée, Silas convainc ses deux compagnons de mener l'enquête... après tout, n'est-ce pas ce que feraient de vrais chevaliers ?

Ce premier roman de Raphaël Bardas est une véritable réussite ! Tout est là pour que l'on passe un très bon moment de lecture : il y a, en vrac, des personnages sympathiques et attachants, un univers fantasy original et cohérent, une enquête bien menée, de l'humour et de l'action, des créatures étranges, un peu d'amour, de la baston, une ambiance crapuleuse et des répliques qui font mouche. 
Le style de l'auteur est agréable à lire, les chapitres sont courts et s’enchaînent sans que l'on s'en rende compte. J'ai passé un très bon moment avec nos trois compères, je ne peux donc que vous recommander cette lecture. 




lundi 9 mars 2020

Le libraire de Cologne, par Catherine Ganz-Muller

Fiche technique :

Auteur : Catherine Ganz-Muller 
Titre : Le libraire de Cologne
Editeur : Scrinéo
Nombre de pages : 288
Date de parution : Février 2020
Public : A partir de 14 ans


Quatrième de couverture :

Quand l’amour des livres est plus fort que la haine…
Cologne, Allemagne. 1934.
Poussé à l’exil par les lois anti-juives, le libraire Alexander Mendel est obligé de s’exiler en France avec sa famille. Il confie sa Librairie à son jeune employé, Hans Schreiber.
Par fidélité à son mentor et par haine du régime nazi, Hans décide de se battre, malgré les menaces et les bombes, pour que la Librairie continue à vivre dans cette période tragique.
Le combat d’un libraire, héros ultime d’un pays où règnent la haine et la terreur, qui tente de faire triompher les livres… et la liberté.


Avis :

Le libraire de Cologne est un roman jeunesse qui plaira sans aucun problème à un lectorat adulte. Inspiré d'une histoire vraie - le combat d'un libraire pour que l'accès à la culture demeure envers et contre tous, malgré la barbarie, les pénuries et les bombes - il aborde des thèmes forts tels que le dévouement, la résistance, la survie, le combat pour la liberté.
« A partir de ce jour, Hans fut l'élève du meilleur professeur qui soit : Alexander Mendel. Alexander le laissait fureter de rayon en rayon, toucher les livres, les classer, les aligner, les feuilleter, les sentir. Chacun a un parfum particulier. Quand ils arrivent tout neufs sortis de l'imprimerie, Hans les ouvre et plonge son nez dans la pliure pour humer avec délice l'odeur d'encre fraîche. Chaque livre est une rencontre. Chaque livre recèle un monde à découvrir. Chaque livre est une nouvelle évasion. Hans apprit son métier sans s'en rendre compte.»
Les personnages du roman sont attachants, en particulier Hans qui m'a tout de suite plu avec sa droiture et son amour des livres. Au fil des rencontres, plus ou moins belles, qu'il a pu faire pendant la période 1934-1945, c'est tout le destin d'un peuple qui se dévoile. Cela  nous permet d'appréhender ce qui s'est passé pendant cette période extrêmement troublée (exils, internements abusifs, restrictions, violences gratuites, dénonciations, etc.) et de saisir l'état d'esprit d'une population allemande divisée. 

Les chapitres sont courts. Chacun s'ouvre sur une date, plus ou moins proche de la précédente ; bien souvent plusieurs mois se passent entre deux chapitres, parfois les jours se suivent quand les événements s'accélèrent. Ces instantanés de vie sont passionnants et nous permettent de suivre l'évolution des différents personnages. Ils permettent également de suivre les différentes étapes du combat pour la sauvegarde de la librairie : Hans donne le meilleur de lui-même, il va au bout de ses forces et ne perd pas espoir, même quand tout semble terminé. L'émotion est à fleur de mots, toujours présente sans être excessive, sans tomber dans le pathos. J'ai souvent eu la larme à l’œil, mais je n'ai pas pu lâcher cette histoire tellement je l'ai trouvée belle et inspirante. Ce roman m'a touchée et m'a fait réfléchir, et rien que pour cela je vous le conseille vivement.

A la fin du roman, une chronologie historique et un glossaire permettent à ceux qui le souhaitent d'approfondir le contexte dans lequel évoluent les personnages. Un petit plus très appréciable pour les lecteurs qui ne sont pas familiers avec cette période de l'histoire allemande.




lundi 2 septembre 2019

UnPur, par Isabelle Desesquelles #chroniquelecture

Fiche technique : 

Auteur : Isabelle Desesquelles 
Titre : UnPur 
Editeur / Collection : Belfond / Pointillés 
Nombre de pages : 224 
Date de parution : Août 2019


Quatrième de couverture :

Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.

Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel il va choisir.
Quarante ans plus tard s’ouvre le procès du ravisseur, il n’est pas sur le banc des accusés, et c'est sa victime que l'on juge.
Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
De l’Italie – Bari et Venise – au Yucatán et ses rites maya ancestraux se déploie ici l’histoire d’un être dont on ne saura jusqu’au bout s’il a commis l’impardonnable.

À sa manière frontale et poétique, Isabelle Desesquelles joue avec la frontière mouvante entre la fiction et le réel, et éclaire l’indicible.
Roman de l’inavouable, UnPur bouscule, envoûte et tire le fil de ce que l’on redoute le plus. 


Avis :

UnPur est un coup de poing littéraire, un roman cruel, à la fois violent et poétique. Un roman dérangeant, qui ne peut laisser indifférent. Un roman auquel on ne peut s'empêcher de penser, même quand il est fermé, même quand il est terminé. Isabelle Desesquelles m'avait bouleversée l'année dernière avec son Je voudrais que la nuit me prenne, elle recommence cette année avec cet UnPur écrit dans le même style sensible et empreint de poésie.
« C'est tellement facile de blesser un enfant. Un petit, on peut le bousiller, juste pour voir, et en être impuni. Recommencer, franchir la limite, et on y va. »
La cruauté des adultes, l'enfance détruite, les souvenirs trompeurs, les silences et les non-dits qui blessent, la rédemption et le pardon impossible... autant de sujets abordés dans ce roman au titre évocateur, à double sens. C'est l'histoire d'un petit garçon victime d'un pédophile et qui craindra toute sa vie d'adulte de lui ressembler, d'avoir les mêmes penchants que lui. Un petit garçon brisé qui raconte son histoire quarante ans plus tard, mêlant souvenirs heureux et abjects, rires et peurs, espoirs et désespoir, réalité et fantasmes. Le récit est noir, parfois difficile à supporter malgré quelques magnifiques éclaircies, mais c'est ce qui fait sa beauté et le rend inoubliable. Le lecteur, happé par la plume addictive de l'auteur, ne cesse de s'interroger, de chercher la vérité et d'espérer une possible rédemption. Suivez mon conseil, ne passez pas à côté de ce roman !

Merci au site Babelio ainsi qu'aux éditions Belfond pour cette belle claque littéraire.




samedi 31 août 2019

Les galeries hurlantes, par Jean-Marc Dhainaut #chroniquelecture

Fiche technique :

Auteur : Jean-Marc Dhainaut 
Titre : Les galeries hurlantes
Série / Volume : Alan Lambin, volume 3 
Editeur / Collection : Taurnada éditions / Fantastique 
Nombre de pages : 222 
Date de parution : Juillet 2019 


Quatrième de couverture : 

Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu'elle sait, c'est son âge et qu'il n'aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l'aide.
Et si l'origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d'accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d'un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d'hiver, treize ans plus tôt. 


Avis :

Jean-Marc Dhainaut est un excellent conteur populaire. Ne voyez rien de péjoratif dans ce terme. Cela signifie tout simplement que l'auteur sait parfaitement raconter une histoire et entraîner le lecteur lambda dans son univers, sans faire de chichis. C'est diablement efficace, j'en raffole et j'en redemande !

J'avais adoré les deux premiers romans mettant en scène Alan Lambin, le spécialiste en phénomènes paranormaux œuvrant dans la France des années 1980. La maison bleu horizon a été un coup de cœur en 2017 (la critique est ICI) et Les prières de sang paru en 2018 m'a conforté dans mon opinion : nous avions là une série de qualité aux intrigues soignées, avec des personnages récurrents particulièrement attachants. C'est une série fantastique, mais qui - d'après les nombreux retours que j'ai pu avoir - plait sans problème aux lecteurs frileux devant ce genre littéraire. 
«[...] sur la chaise vide que Karine avait demandée près d'elle apparut subitement une silhouette brumeuse. Alan la regardait, les yeux exorbités, les poils hérissés, pendant qu'Etienne et Rozenn terminaient leur assiette. L'au-delà venait, à cet instant précis, de tirer Alan Lambin par la main.»
Ce troisième tome des aventures d'Alan Lambin est tout aussi bon que les deux premiers, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. L'intrigue est prenante, le suspense et l'effroi sont bien dosés, de même que l'émotion. J'apprécie énormément le personnage d'Alan et le duo qu'il forme avec son assistante Mina : empathiques, bienveillants, un peu maladroits (surtout Alan), ils œuvrent pour le bien et la vérité. Leur sincérité me touche beaucoup et c'est l'un des points forts de cette série. Le final explosif me laisse espérer une suite tout aussi passionnante que ce que j'ai pu lire de Jean-Marc Dhainaut jusqu'à présent... j'ai hâte !

Un grand merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat, je me suis régalée.




dimanche 28 juillet 2019

Petits meurtres au Caire, par Olivier Barde-Cabuçon #chroniquelecture


Fiche technique :

Auteur : Olivier Barde-Cabuçon
Titre : Petits meurtres au Caire
Série / Volume : Commissaire aux morts étranges, volume 8
Editeur / Collection : Actes Sud / Actes noirs
Nombre de pages : 368
Date de parution : Juin 2019


Quatrième de couverture :

Coursés par un navire barbaresque alors qu’ils quittent Venise, le commissaire aux morts étranges et son père, le moine hérétique, font naufrage et sont séparés. Le moine se retrouve prisonnier de l’île de la mystérieuse Calypso, et le chevalier de Volnay est emmené comme esclave au Caire ! Il y est retenu dans l’étrange demeure d’une princesse mamelouke adepte des dieux anciens, et de ses trois suivantes orientales au comportement singulier. Tandis que son père fait tout pour se précipiter à son secours, on découvre dans la maison de la princesse les corps de deux amants, visiblement morts au milieu de leurs ébats. Meurtre ou suicide ?
Les deux hommes se voient confier l’enquête avec, pour enjeu, l’affranchissement de Volnay. Dans l’Égypte colorée du Coran et sensuelle des Mille et Une Nuits se présente à eux une affaire des plus retorses. Au Caire, où les rapports de force et d’autorité sont inversés, maîtres et esclaves ne sont pas forcément ce qu’ils paraissent…
À travers la rencontre, toujours actuelle, de l’Orient et de l’Occident, Olivier Barde-Cabuçon nous offre la plus inattendue et la plus dépaysante des enquêtes du commissaire aux morts étranges.


Avis :

Connaissez-vous les enquêtes du Commissaire aux morts étranges ? Cette série de romans policiers historiques me tient en haleine depuis plus de sept ans. J'attends toujours la suite avec beaucoup d'impatience et je m'en délecte, année après année, sans jamais m'en lasser. Tout, dans ces romans d'Olivier Barde-Cabuçon, me plonge dans un plaisir sans fin : la reconstitution de la vie quotidienne au XVIIIème siècle, les intrigues tortueuses à souhait, les enquêtes que je tente de résoudre en même temps que les héros, le style de l'auteur, travaillé et agréable à lire, et surtout les personnages extrêmement attachants dont j'aime suivre les évolutions.

Ce huitième opus des aventures du chevalier de Volnay et du moine hérétique ne déroge pas à la règle : je l'ai beaucoup aimé, même si ce n'est pas le meilleur tome de la série selon moi ! La découverte de l'Egypte ottomane, de son organisation politique et sociétale, est réellement dépaysante, j'ai beaucoup appris lors de cette lecture. Les contes des Mille et une nuits et les survivances des anciens rites antiques se mêlent aux préceptes du Coran pour nos deux enquêteurs qui ont fort à faire pour résoudre un double meurtre et se sortir d'un mauvais pas... C'est intelligent, surprenant et passionnant. L'intrigue est compliquée (un peu trop peut-être ?), les personnages sont complexes et attachants comme il se doit, et tout amateur d'histoire et de littérature classique se régalera des références et anecdotes présentes dans le roman. 

Si vous connaissez cette série, Petits meurtres au Caire devrait vous plaire, ne serait-ce que pour les mésaventures des deux héros. Si vous ne connaissez pas encore les enquêtes du Commissaire aux morts étranges, je ne saurais que vous conseiller de commencer par le premier tome, Casanova et la femme sans visage, qui vous rendra très certainement accro. Pour ma part, vous vous en doutez, j'attends impatiemment la suite des aventures du moine et du chevalier...




lundi 24 juin 2019

Andrée la papivore : le retour !













Cela fait 11 longs mois que je me suis éloignée du blog, pour des raisons indépendantes de ma volonté. La fatigue liée à la vie professionnelle et à mes problèmes de santé, la multiplications des "incivilités" dans mon quotidien, quelques problèmes techniques également, tout cela a eu raison de ma passion. Je suis restée un long moment déconnectée, j'ai perdu le goût de lire (je n'aurais jamais pensé que cela puisse m'arriver tant la lecture tenait une place importante dans ma vie depuis toute petite), puis j'ai déménagé à la campagne afin de me retrouver. Je suis encore dans les travaux et les cartons, mais j'ai repris plaisir à lire, et cela n'a pas de prix. Je vais reprendre le blog petit à petit afin de partager mes lectures avec vous, j'espère que vous y trouverez de quoi passer de bons moments...

A très bientôt, 

Andrée la papivore


vendredi 30 novembre 2018

Nouvelles...

Chères lectrices et chers lecteurs qui me suivez régulièrement ou qui me découvrez pour la première fois ; chers auteurs et chers éditeurs qui me faites confiance...
 
Je suis vraiment désolée pour ce long silence. J'ai connu toute une succession de problèmes et de contretemps qui ont débuté début juin et jamais je n'aurais pensé que cela puisse m'éloigner du blog autant de temps. J'espère pouvoir reprendre mon activité rapidement et de manière régulière, j'ai une tonne de nouvelles (et de très bonnes) lectures à partager et cela me manque de ne pouvoir le faire.
 
A très bientôt,
 
Andrée la papivore
 
 
 
 

lundi 30 juillet 2018

Je voudrais que la nuit me prenne, par Isabelle Desesquelles

Fiche technique :

Auteur : Isabelle Desesquelles
Titre : Je voudrais que la nuit me prenne
Editeur / Collection : Belfond / Pointillés
Nombre de pages : 204
Date de parution : Août 2018


Quatrième de couverture :

« Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent "Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l'amour enchanté', ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n'est plus vrai, où la main d'un père ou d'une mère ne se posera plus sur le front d'un enfant que l'on n'est plus depuis longtemps. Et si cela arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. »
Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel. Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l'univers de l'enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
Et la redoutable force du souvenir.


Avis :

Très beau roman d'Isabelle Desesquelles, à paraître pour la rentrée littéraire 2018, Je voudrais que la nuit me prenne explore un sujet difficile de manière poétique.
« A quel moment j'ai compris que pour mes parents je comptais plus que tout ? Que même avec des mauvaises notes, même moins jolie, même pas gentille, je compterais plus que tout pour eux. Plus que notre maison, plus que la mer pour maman, plus que ses livres, plus que tous les élèves réunis de papa, plus que mille milliards de montagnes d'or. Que pour l'un et l'autre je comptais plus qu'eux-mêmes, passais avant ma mère pour mon père, avant mon père pour ma mère, qu'ils m'aimaient à ce point. A quel moment un enfant le comprend ? Et il en fait son socle. On a beau être le plus amoureux des amoureux on ne peut pas faire autrement notre enfant vaut plus que tout. » 
Comment vous parler de ce roman sans en dévoiler le ressort principal ? Je me suis longuement posé la question ... 
Clémence, presque huit ans, vit une enfance heureuse auprès de parents fantasques et aimants. Une vie proche de la nature, entre l'école et les jeux, la belle littérature et les histoires de famille compliquées, la découverte du corps et des premiers émois amoureux... Clémence nous raconte tout, son présent et ses souvenirs d'un passé pas si lointain qui s'entremêlent, ses regrets et le futur qu'elle espère. C'est beau, empreint d'une certaine poésie, mais bien vite le malaise s'installe pour le lecteur. Quelques réflexions paraissent étranges dans la bouche d'une petite fille, quelques indices disséminés ici et là laissent présager un drame qu'elle refusera longtemps d'aborder. Une fois ce secret découvert, le texte prend un autre sens. Bouleversant. Prenant le lecteur aux tripes, le roman ne peut laisser indifférent. Il nous raconte la vie, l'amour, l'impossibilité de l'oubli. Des thèmes forts, traités de manière poignante par l'auteur dont la plume virevolte d'une scène à une autre, nous emportant avec passion dans le sillage de la petite Clémence. Cette très belle histoire va me marquer durablement tant elle m'a émue et fait réfléchir.
 
Merci au site Babelio ainsi qu'aux éditions Belfond pour cette belle découverte littéraire.




mardi 24 juillet 2018

Un matin ordinaire, de Marjorie Tixier

Fiche technique :

Auteur : Marjorie Tixier
Titre : Un matin ordinaire
Editeur / Collection : Librinova / Littérature générale
Nombre de pages : 228
Date de parution : Juin 2018


Présentation éditeur :

Laurence rêve d’un grand voyage mais son mari manque de confiance en lui pour l’emmener à l’autre bout du monde. Et puis surtout, elle a deux petites filles et un père gravement malade. Alors, pour s'évader et se ressourcer, elle court chaque vendredi à heure fixe, selon un rituel immuable.
Ce jour-là, pourtant, une rencontre inattendue l'attend...
C'est donc par un matin ordinaire que le destin de Laurence va basculer et redistribuer les cartes d'une vie de famille jusque-là bien réglée.

Roman polyphonique, Un Matin ordinaire a reçu le premier prix du concours Librinova "Un merveilleux malheur".


Avis :

Superbe roman choral, Un matin ordinaire de Marjorie Tixier est la preuve qu'Auto-édité peut rimer avec Qualité.
 
Un matin ordinaire est la version revue et augmentée d'un très beau roman que j'avais beaucoup aimé, Emmène-moi à Valparaíso. Sorti en 2015, ce dernier avait remporté le premier prix du concours "Nos lecteurs ont du talent" / "Découverte Fnac", un prix largement mérité. Si vous souhaitez découvrir mon avis de 2015, c'est ICI que cela se passe. Et qu'en est-il pour 2018 ? Mon avis n'a globalement pas changé : j'ai adoré cette lecture qui, par rapport à l'édition de 2015, apporte de nombreuses réponses à la fin qui était restée ouverte.
 
Laurence a un rituel bien ancré depuis des années : chaque vendredi matin, elle va courir dans les bois, seule. Empruntant le même trajet, aux mêmes horaires, elle tient absolument à ce moment de liberté, d'évasion, au grand dam de son époux qui craint pour sa sécurité. Mais que pourrait-il lui arriver dans cette petite commune des Alpes où tout le monde se connait ? Il suffira pourtant d'une rencontre malheureuse pour que sa vie bascule, entrainant avec elle tout son entourage...
L'histoire, assez simple, est très intéressante. Elle nous fait réfléchir de manière sensible et délicate aux problèmes de la reconstruction suite à un évènement traumatisant. Les émotions sont vraies, les réactions des personnages également. Tout le monde ne réagit pas de la même manière face à l'irruption de la violence dans sa vie quotidienne et le fait que chaque chapitre donne la parole a un personnage différent permet d'appréhender tout un panel d'émotions : peur, colère, déni, isolement ou ouverture aux autres... que ce soient des enfants, de jeunes adultes ou des personnes âgées, tout le monde a sa manière bien personnelle de faire face à l'adversité.
J'aime beaucoup le style de l'auteur Marjorie Tixier, dont j'avais également apprécié le roman La danse du feu. Sa plume est fluide et agréable à lire. D'une grande justesse et d'un optimisme communicatif. Elle sait parfaitement bien insuffler la vie à ses personnages, ce qui les rend crédibles et attachants. Le fait que le roman soit polyphonique, que chaque chapitre se concentre sur un personnage en particulier qui nous fait entendre sa voix est une très bonne idée. Le portrait de l'héroïne se dessine peu à peu, au gré de l'alternance des points de vue, tout comme l'intrigue d'ailleurs. Les chapitres défilent rapidement, les uns après les autres, sans jamais perdre le lecteur.

Je vous recommande chaudement ce roman, l'essayer c'est l'adopter ! Vous pouvez lire les premières page d'Un matin ordinaire ICI, j'espère que cela vous donnera envie d'en découvrir plus.



 

mardi 26 juin 2018

Alexandre : l'intrépide Dumas, par Bertrand Puard

Fiche technique :
 
Auteur : Bertrand Puard
Titre : Alexandre : l'intrépide Dumas
Editeur / Collection : Hachette / Enfants/Ados
Nombre de pages : 208
Date de parution : Mai 2018
Public concerné : à partir de 9 ans
 
 
Quatrième de couverture :
 
A onze ans, l'intrépide Alexandre rêve de devenir un écrivain célèbre. Mais pour le moment, il s'agit plus d'action que de réflexion : la boutique dans laquelle travaille Aglaé, la jeune fille qu'il aime en secret, a été saccagée, et un de leurs amis a disparu...
« Enfin un peu d'aventure et de danger ! » se dit celui qui deviendra plus tard le grand Alexandre Dumas.
Le voilà embarqué dans une enquête haletante, bien décidé à montrer à tous sa bravoure !
 
 
Avis :
 
Quand j'ai eu l'opportunité de découvrir la jeunesse de l'un de mes auteurs favoris de manière romancée et divertissante, j'ai sauté sur l'occasion. Merci au site Babelio ainsi qu'aux éditions Hachette pour cette chouette lecture faite dans le cadre de l'opération Masse critique.
 
Alexandre, 11 ans, orphelin de père, en bute au racisme de ses condisciples, n'a pas la vie facile. Les Cosaques menacent d'envahir la ville, sa mère souhaite l'envoyer au séminaire et sa seule amie, Aglaé, 14 ans, ne sait rien de l'amour qu'il lui voue. Heureusement, son imagination est sans limites ; il couche sur papier des histoires palpitantes, des aventures telles qu'il aimerait en vivre. Alors quand le mystère croise son chemin, il fonce sans hésiter et entraîne avec lui Aglaé dans une succession d'aventures que les mèneront sur les routes de France et pourraient bien changer le cours de leurs existences...
 
Bien qu'il soit destiné à un public jeunesse, j'ai vraiment apprécié cette lecture. Le texte se lit facilement sans être simpliste, les chapitres sont courts, rehaussés de vignettes, et quelques dessins noir et blanc pleine page illustrent des moments clés de l'intrigue. Les personnages sont bien campés et attachants, surtout les deux jeunes héros Alexandre et Aglaé : honnêtes, débrouillards et courageux, ils n'ont que faire des préjugés. Il y a beaucoup d'action, des combats et des courses poursuites, mais également une chasse au trésor, des disparitions inquiétantes et des personnages mystérieux, le tout sur fond de vengeance et de secret de famille. Les thèmes abordés en filigrane sont intéressants : monoparentalité, place des femmes dans la société, éveil aux premiers émois amoureux, difficulté à trouver sa voie... Les aventures vécues par les deux enfants sont palpitantes et dangereuses (sans que le texte ne soit violent) et l'on y reconnaît immédiatement les grands classiques d'Alexandre Dumas, comme les Trois mousquetaires ou Le comte de Monte-Cristo. Cette histoire plaira à coup sûr aux enfants à partir de 9 ans, qu'ils soient filles ou garçons, pour peu qu'ils aiment l'aventure et l'évasion.
 
A noter qu'Alexandre : l'intrépide Dumas est le premier roman d'une série qui se propose d'explorer la jeunesse de quelques grands romanciers de langue française, de leur rendre hommage ainsi qu'à leurs œuvres. L'auteur Bertrand Puard espère ainsi donner envie au lecteur de découvrir les œuvres originales de ces grands hommes. Je trouve ce premier opus réussi dans la mesure où il ne se contente pas d'être un agréable roman d'aventures. Il donne envie d'aller plus loin, d'approfondir le sujet. Le second roman de la série, Emile : l'intraitable Zola sortira en librairie fin août 2018.



mardi 19 juin 2018

Interview de Véronique Lesimple

 
 
Fin 2017, je m’étais régalée avec le très beau roman de Véronique Lesimple : Les beaux lendemains de Saint-Chanas, publié en avant-première chez France Loisirs. Je profite de l’occasion de sa sortie en librairie traditionnelle (depuis le 16 mai 2018) pour donner la parole à son auteure, que j’ai eu le plaisir de rencontrer lors d’une séance de dédicaces.
 
 
Bonjour Véronique, merci d’avoir accepté cette interview. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
 
Je suis née à Lyon en 1959, j'y ai effectué mes études de pharmacie, puis j'ai vécu à Grenoble et à Nantes, avant de m'installer en Charente-Maritime. J'aime les voyages, visiter les monuments, m'imprégner de l'histoire.
 
 
Les beaux lendemains de Saint-Chanas est votre premier roman publié. L’envie d’écrire est-elle récente ou a-t-elle toujours été présente en vous ?
 
J'ai toujours eu envie d'écrire, au lycée déjà, de nombreux manuscrits dorment dans un placard.
 
 
Etes-vous une grande lectrice ? Avez-vous un genre de prédilection ? Des auteurs vous ont-ils influencée ?
 
J'aime lire, des romans, des policiers, des biographies, de l'histoire, c'est assez varié. J'ai beaucoup aimé Jane Austen et les grands classiques.
 
 
Les beaux lendemains de Saint-Chanas a été plébiscité par le comité de lecture Nouvelles Plumes. Il a reçu le Prix des lecteurs France Loisirs 2017, et ce prix vous a été remis par Amélie Nothomb. Pourriez-vous revenir sur cette belle expérience ?
 
Etre choisie parmi 400 candidats, c'était totalement inattendu.
 
 
 
Il y a eu la remise de mon livre à Paris en compagnie d'Amélie Nothomb, très sympathique avec un chapeau magnifique.
 
 
Parlons un peu des Beaux lendemains de Saint-Chanas. Pourriez-vous nous le présenter en quelques mots ?
 
Comment surmonter les traumatismes liés à la guerre de 1914 ? Un ancien lieutenant, à force de volonté et de bienveillance, parvient à redonner goût à la vie aux différents membres d'une famille : le petit orphelin, la jeune veuve, le mutilé de guerre.
 
 
Comment vous est venue l’idée de ce roman ?
 
Je l'ai écrit à l'époque où je vivais dans la région, j'aimais visiter la Drôme, mais j'ai retravaillé le manuscrit récemment pour participer au blog d'écriture qu'animait ma fille Constance. La guerre de 1914 m'a toujours semblée épouvantable, comment a-t-on pu vivre après...
 
 
Vos personnages, riches et attachants, font face aux drames de la vie avec un certain courage. Les thèmes abordés sont difficiles, mais le roman est empli d’espoir. Est-ce une vision de la vie qui vous tient à cœur ?
 
J'écris pour échapper au quotidien. Malheureusement la vie n'est pas un roman.
 
 
Pourriez-vous nous parler de vos projets d’écriture ?
 
De nombreux lecteurs m'ont demandé si j'envisageais d'écrire une suite. Peut-être, car j'ai du mal à quitter mes personnages que j'ai porté si longtemps.
 
 
Un nouvelle histoire avec les mêmes personnages ? Vous me donnez envie, j'adorerais retrouver le lieutenant Armand Rouvière. En attendant d'avoir le plaisir de vous lire à nouveau j'invite tous nos lecteurs à découvrir Les beaux lendemains de Saint-Chanas, un roman qui enchantera assurément cet été !


BIBLIOGRAPHIE :
 
Fiche technique :
 
Auteur : Véronique Lesimple
Titre : Les beaux lendemains de Saint-Chanas
Editeur : Nouvelles Plumes
Nombre de pages : 386
Date de parution : Mai 2018

Quatrième de couverture :
 
1919. De retour chez eux, les soldats doivent s’obliger à reprendre une vie normale. Grâce à l’amitié qui le lie depuis l’enfance au Comte Lucien de Lavera, le lieutenant Armand Rouvière se voit proposer le poste de régisseur au château de Saint-Chanas. À peine arrivé, le jeune homme découvre un domaine à l’abandon et une famille si marquée par le drame que la vie même semble avoir déserté les couloirs du château. Sarah, la tante excentrique, Hubert, l’héritier qui a perdu la vue dans une tranchée, Louise, la belle et inconsolable veuve de guerre, et son petit garçon délaissé, Charles, vivent reclus dans leur chambre, n’échangeant que quelques mots à l’heure des repas.
Armand, par sa bienveillance et sa volonté, réussira-t-il à leur redonner le goût de vivre ? L’amour soufflera-t-il à nouveau sur ces cœurs endormis ?
 
Avis : ICI



 

mercredi 6 juin 2018

La forme de l'eau, par Guillermo del Toro et Daniel Kraus (version audio)

Fiche technique :

Auteurs : Guillermo del Toro et Daniel Kraus
Lu par : Manon Jomain
Titre : La forme de l'eau
Editeur : Hardigan
Durée de lecture : 11 h 58
Date de parution : Avril 2018


Présentation éditeur :

Nous sommes en 1963, et Elisa Esposito survit tant bien que mal. Née muette, abandonnée par sa famille, elle travaille de nuit comme femme de ménage au Centre Occam de recherche aérospatiale.
Un soir, elle surprend quelque chose qu'elle n’était pas censée voir : un homme amphibie prisonnier d'une cuve, qui doit être étudié par les scientifiques pour faire avancer la course à l'espace de la Guerre Froide. La créature est terrifiante, mais aussi magnifique - elle fascine Elisa. Utilisant la langue des signes, celle-ci établit une communication. Bientôt, la créature devient sa seule raison de vivre.
Pendant ce temps, Richard Strickland, le militaire brutal qui a capturé la créature en Amazonie, envisage de la disséquer avant que les Russes ne tentent de s'en emparer. Elisa doit tout risquer pour sauver la créature. Avec l'aide d'une collègue qui souffre du racisme ambiant et d'un voisin malchanceux qui n'a plus rien à perdre, elle met au point un plan d'évasion. Mais Strickland ne l'entend pas de cette oreille. Et les Russes sont bel et bien sur l'affaire...
Le fantastique, la romance et l'horreur s'entremêlent dans une histoire d'amour obsédante et tragique, qui a remporté le Lion d'or du meilleur film à la Mostra de Venise en 2017.


Avis :

La forme de l'eau est tout d'abord un film fantastique de Guillermo del Toro, sorti sur les écrans français en février dernier. Son adaptation en roman, coécrit par Daniel Kraus, a été publiée en mars par les éditions Bragelonne dans une belle version reliée et illustrée. Voici enfin la version audio, en exclusivité chez Audible depuis le mois d'avril. Je n'ai pas vu le film, j'hésitais à acheter le roman, mais grâce à Audible j'ai pu découvrir cette histoire qui me tentait beaucoup : merci à eux pour ce sympathique partenariat !
 
La forme de l'eau est une belle histoire, violente, romantique et légèrement fantastique. Elle met en scène des personnages plus ou moins torturés, qu'il s'agisse des humains ou de la divinité aquatique capturée en Amazonie. Bien qu'ils soient un peu trop stéréotypés et prévisibles, j'ai bien aimé suivre leurs différents parcours. Les principaux personnages appartiennent tous à des minorités, invisibles et discriminées dans l'Amérique des années 1960 : femmes, handicapés, personnes de couleurs, homosexuels, ils vont prendre peu à peu conscience de leur place dans la société et du rôle qu'ils peuvent jouer. Par opposition Richard Strickland, militaire œuvrant pour la toute puissance des Etats-Unis, va peu à peu sombrer dans une folie destructrice qui n'épargnera rien ni personne.
J'ai apprécié l'ambiance et les thèmes développés dans ce roman : l'horreur de la guerre et les dégâts qu'elle inflige par ricochets, la lutte pour la suprématie militaire entre Russes et Américains, les sacrifices qu'exige le dévouement à une cause, le réveil des minorités et leurs premières revendications... L'ambiance générale est oppressante, électrique. Il suffit d'une étincelle pour que tout bascule dans l'horreur. Du coup l'histoire d'amour improbable qui débute entre la créature et la douce Elisa est une bouffée d'oxygène bienvenue. L'intrigue générale est intéressante. elle n'est pas linéaire, il y a une alternance entre différentes histoires qui se télescopent peu à peu. Passé et présent se répondent et permettent de bien appréhender la personnalité profonde des personnages.
 
Le reproche que je ferais à ce livre audio concerne la narratrice. Je n'ai pas réussi à apprécier sa lecture et sa manière de jouer les différents personnages, trop artificielle, limite surjouée. J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur le son de sa voix, surtout au début, même si j'ai fini par m'y habituer au fil du temps. Cela a rendu mon écoute laborieuse, et c'est vraiment dommage.
 
Dans l'ensemble, si je fais abstraction de la voix, j'ai bien apprécié La forme de l'eau. Je vous conseille de le tester avant de l'acheter, un extrait est disponible gratuitement sur le site d'Audible.



vendredi 1 juin 2018

Planning des conférences / rencontres / dédicaces à Lyon - Juin 2018

Voici les dernières rencontres organisées dans nos chères librairies lyonnaises avant la trêve estivale. Un petit clic sur le nom de la librairie vous transportera directement sur son site officiel si vous souhaitez plus de renseignements.
 
  • Florence Porcel - Dédicace - Vendredi 8 juin à 18h
  • Thibaut Chaix-Bryan - Rencontre / Dédicace - Samedi 9 juin à 16h
  • Emy Ltr - Dédicace - Samedi 16 juin à 16h
  • Boris Gobille - Rencontre / Dédicace - Mercredi 20 juin à 18h
  • Nathalie Ragondet - Dédicace - Samedi 23 juin de 15h à 18h

Decitre Confluence :
  • Jonathan Munoz - Dédicace - Vendredi 8 juin à 18h
 
  • Marc Chinal et Mathieu Bertrand - Dédicace - Vendredi 8 juin à 18h
  • Christophe Bourgeois-Costantini - Dédicace - Samedi 9 juin à 16h

FNAC Bellecour :
  • Baptiste Payen et David Combet - Dédicace - Samedi 9 juin à 14h
  • Virginie Augustin et les étudiants de l'ENAAI de Chambéry - Rencontre / Dédicace - Samedi 9 juin à 14h30
  • CY et Deloupy - Rencontre / Dédicace - Samedi 9 juin à 16h
  • Vero Cazot et Julie Rocheleau - Rencontre / Dédicace - Samedi 9 juin à 17h30
  • Isabelle Carre - Rencontre - Vendredi 15 juin à 17h30
  • Enjoy Phoenix - Rencontre - Samedi 23 juin à 13h

FNAC Part-Dieu :
  • Sillousoune - Dédicace - Samedi 16 juin à 14h
  • Petit Ours Brun - Rencontre - Samedi 23 juin à 15h30

France Loisirs Part Dieu :
  • Pétronille Rostagnat - Dédicace - Vendredi 15 juin à 16h

La Virevolte :
  • Geneviève Iacono - Rencontre - Jeudi 7 juin à 19h
  • Théo Grosjean - Rencontre / Dédicace - Samedi 9 juin de 15h à 18h30
  • Gaëlle Almeras - Atelier / Dédicace - Samedi 16 juin de 15h à 18h

La voie aux chapitres :
  • Grégoire Damon - Rencontre - Jeudi 14 juin à 19h30

L'esprit livres :
  • Léah Touitou - Rencontre / Dédicace - Mercredi 6 juin à 19h

Librairie du Cours :
  • Virginie Mège - Rencontre - Vendredi 8 juin à 19h

Passages :
  • Sébastien Berlendis - Rencontre - Mardi 19 juin à 19h

Un petit noir :
  • Serge Annequin - Rencontre / Dédicace - Jeudi 7 juin de 19h30 à 22h
  • Jean-François Leblanc - Rencontre / Dédicace - Mardi 12 juin de 19h30 à 22h

Vivement dimanche : 
  • Jadd Hilal - Rencontre - Jeudi 7 juin à 19h
  • Eric Faye - Rencontre - Vendredi 29 juin de 19h à 21h